SCÈNE
WARBEC, CHRISTINE, MARIANNE, TOMPSON, il porte une rose blanche.
WARBEC.
Non , madame , je ne vous pardonnerai jamais.
CHRISTINE
Mais enfin, vous aviez consenti..
WARBEC.
Oui , vous avez profite' de la présence de Tompson pour me faire faire une sottise; mais je viens la reparer., je viens chercher mon fils, je ne veux pas qu'il reste vingt-quatre heures ici.
MARIANNE
Ah ! vous avez bien raison , mon bon ami ; on dit que l'air de la cour est si dangereux.. Si Ton allait m'enlever mon mari !.. tompson.
Ne suis-je pas Ta pour le remplacer.. Mais rassurez-vous sur votre fils; quel danger peut-il courir ici?.. On rira peut-être un peu de sa simplicité ; on se moquera sûrement de sa tournure.. Le grand malheur.. N'a pas qui veut la gloire de divertir les grands seigneurs !
WARBEC.
Morbleu!., mon fils n'est pas fait pour amuser qui que ce soit., entendez-vous , M. Tompson?.. et je vous en voudrai toute ma vie , d'être la cause que je l'ai laissé partir .% Mais puisque vous avez des
Répertoire Dramatique.
amis a la cour de Marguerite., vous allez obtenir d'eux que mon fils me soit rendu sur-le-champ !
tompson.
Est-ce que vous croyez qu'on va vous le garder , votre fils? Et que diable voulez-vous qu'on en fasse a la cour?..
WARBEC.
Pour moi, je ne sors d'ici qu'avec mon fils.
MARIANNE
Et moi , avec mon fiancé ! . .
WARBEC.
J'ai ordonné qu'on laissât notre cariole attelée.. J'entends qu'il reparte sur-le-champ.
MARIANNE
Gomme ce pauvre Perkins doit être mal a son aise dans ce palais ! {Allant vers le fond) Ah! mon Dieu ! regardez donc là bas, ce jeune homme qui vient.. Comme il est brillant.. N'est-ce pas Perkins ?
CHRISTINE
Mais oui , c'est lui.. Ah ! mon Dieu ! il a un emploi.. Quel bonheur ! comme il est beau !
WARBEC , à part.
Il se parle a lui-même ! écoutons un peu. (Ils se mettent à l'écart.)