‹ Perméabilité Artérielle et Lésions Cardio-ArtériquesChapitre 9 sur 18 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

Une des premières observations publiées est celle rapportée par Parkes Weber à la Société Royale de Médecine de Londres, le 11 mai 1917. D’après la traduction que nous en avons faite, il s’agit d’un malade qui présentait une claudication intermittente typique de la jambe gauche.

Au cours de la marche, le malade ressentait parfois dans le mollet gauche une douleur si vive qu’elle l’obligeait à s’arrêter etil ne pouvait repartir qu’après quelques minutes de repos. S'il voulait continuer à marcher, malgré la souffrance, il se trouvait atteint d’une véritable boiterie, par conséquent, il s’agit bien de claudication intermittente typique.

Parkes Weber avait noté que les pulsations artérielles ne pouvaient pas être décelées au niveau de l’artère tibiale postérieure gauche. Cet homme qui souffrait de claudication depuis 1904 est mort en 1917 au cours d’une attaque d’angine de poitrine.

En 1921, Heitz reparle de cette coexistence de la claudication et de l’angor.

« Six de nos malades, dit-il, avaient souffert ou souffraient encore d’accès d’angine de poitrine. Fait intéressant, ces accès semblaient alterner avec

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les recrudescences de claudication douloureuse. Tant que la crampe du molletles obligeait à ne marcher que lentement, nos malades ne distendaient pas leur aorte. Par contre, lorsque les crises angineuses revenaiént avéc fréquence, ils se trouvaient obligés par cela même à ne pas quitter la chambre. »

Cawadias, en 1922, rapporte aussi trois observations analogues aux précédentes. Ayant eu l’occasion de pratiquer l'examen nécropsique, il put constater qu’un de ses malades avait succombé à une thrombose mésentérique.

En 1924, J. Heitz présente encore douze observa: tions montrant l'association des deux syndromes et qui lui fournissent l’occasion de soutenir l’analogie pathogénique de la claudication intermittente ét de l’angine de poitrine d'effort.

En janvier 1931, Bard rapporte une observation très intéressante montrant qu’il a constaté la coexistence d’un syndrome de Raynaud avec des crises d'angine de poitrine.

Il s'agissait d'un homme de trente-trois ans qui présentait des crises douloureuses avec angoisse dont la description absolument tÿpique ne laissait aucun doute sur leur caractère angineux, Ce malade étaitatteint en mêmetemps d’asphyxie locale toujours localisée au médius de la main gauche et qui était apparue un an environ après les crises d’añgine de poitrine, Il est intéressant de noter que ce malade avait perdu la vue de l'œil gauche par le fait, lui

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