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de réponse. Et plût à Dieu qu’aujourd’hui, dans lu réponse que j’attends de vous, rompant le silence, vous me donnassiez les noms de mes accusateurs ! Je serais prêt à les confondre, n'importe devant quelque tribunal ‘que ce fut,
Y Avant que vous frappiez le dernier coup sur la victime du plus diabolique complot, je vous demande de donner quelques moments d'attention aux déplorables conséquences de mon départ de ma colonie, en ce moment. -
D mn.
10. Vous connaissez le procès de M. Spink sontre moi. Ce procès m’oblige d’être à la sour d'Urbuna dans les premiers jours d?ocs
:Obre. Mes avocats et mes témoins sont tous ici, et dans les environs ; et, juste au mo-
- ment, où les lois du pays, comme celles de Ja religion me commandent de rester ici pour | défendre mon honneur et mon innocence,
Fa | vous, mon évêque, me commandez de m’en
nr aller à plus de 300 milles ! “us DR
| Est-ce que vous ne vous apercevez pas qu’en agissant ainsi, vous confirmez la véri
16 de la rumeur publique, qui dit que vous
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prenez une part active dans ce procès crimi« nel contre un de vos prêtres ?
Lorsque je serui daris la nouvelle mission que vous me destinez, il me faudra ou tra verser plusieurs fois une distance de 300 milles avec d’énormes dépenses ou me priver de voir et de consulter mes avocats et mes témoins, être privé du secours de leurs té
moignages, et être exposé à perdre ce
procès...
Ah Lest-il possible que vous, mon évêque, vouliez me lier ainsi les pieds et les mains pout me livrer à un ennemi sans conscience?
Depuis que ce procès est commencé, M.
Spink s’est vanté plus d’une fois que vous l’incitiez à me poursuivre, et que conjointement avec un prêire qui s’est déjà parjuré, vous lui aviez promis de faire tout ce qui serait en votre pouvoir, pour me faire perdre ce procès. Ah! par respect pour le sacré caractère dont vous êtes revêtu dans l’église de J. C., ne prouvez donc pas au monde que
ce que M. Spivk dit de vous dans cette circonstance, est vrai.
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20. En m'ôtant de ma colonie aujourd’hui, vous lui donnez un coup mortel. Plus des 9710èmes de ses habitants sont venus ici pour vivre auprès de moi, En me frappant, vous les frappez tous. Où trouverez-vous un prêtre qui aimera ce peuple comme je l’ai aimé jusqu’à sacrifier des 82000 pour le faire avancer ? C’est au prix de ces sacrifices, qu’avec la partie la plus pauvre des émigrés du Canada, j'ai fondé dans ces 4 dernières années, dans ces déserts, une cclfhie de fermiers qui est sans rivale sous le rapport de la prospérité, de l’éducation et des mœurs: Et, aujourd’hui, que j’ai à peu près dépensé ma dernière obole pour la fonder, vous m’en chassez ignominieusement et sans que je sache pourquoi !
Vous le savez bien, le jour de mon départ de Ste. Anne, le collére que j’y ai ouvert, sera fermé ; et les 150 petits garçons qui y reçoivent une si belle éducation sous léssoins
des chers frères de la Doctrine Chrétienne,
wauront plus d’autre instruction que celle
des grands chemins. L’académie des filles,