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Le diagramme suivant établit une comparaison entre le nombre des feux au Canada et dans les villes étrangères d’après la base de la population.
Canada 2:90 Australia l|:68 France l:‘26 Norway l:16 Germanyl:12 Denmark l:10 Italy 0:95 Netherlands 0:95 Scotland 0-94 Spain 0-87 England 0:80 Sweden 0:71 Russia 0:60 Ireland 0-54
NUMBER OF FIRES PER THOUSAND POPULATION IN CANADA, GREAT BRITAIN AUSTRALIA AND FOREIGN COUNTRIES (CITIES ONLY)
Le relevé, tel que subdivisé par l'importance des pertes en chaque incendie, fait ressortir la valeur de la protection municipale. Ce point est rendu plus clair par la conversion des chiffres en pourcentages du nombre total des feux en chaque groupe, comme suit:
81,000 Au-dessus à Au-dessous
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Par ce qui précède, ou voit que le pourcentage des grands feux était le moindre dans le groupe des cités A bien protégés, où sont situées les propriétés qui ont le plus de valeur. Dans l'ensemble des groupes A, B, C et E, qui comprennent toutes les cités, villes et villages pourvus de services d’eau, 10.4 pour cent des feux ont causé des pertes supérieures à $1,000: le pourcentage est de 16.9 dans les groupes D et F, partiellement protégés, et de 28.6 dans les groupes G et H non protégés.
Quelques-uns des plus importants points qui ressortent de ces chiffres sont les suivants: au Canada, 95 feux sur 100 ne causent que des dégâts d'une importance plus ou moins négligeables. Comme les proportions d'un feu dépendent de la dimension de la propriété mise en danger ou de l'efficacité de la protection établie, il s'ensuit que la majorité des feux attaque des constructions de petite dimension, ou sont éteints dès qu'ils éclatent. Les propriétés des lieux sans protection sont invariablement une perte totale. En des endroits non protégés par un service d'eau, on réussit quelauefois à éteindre les feux avant qu'ils aient pris de grandes proportions: mais les pompiers sont paralysés dans leurs efforts, quand ils manquent d'une provision d'eau suffisante. Les grands feux ne forment qu'une faible proportion des incendies qui éclatent dans les cités et les villes adéquatement protégées, mais cette proportion, si petite soit-elle, ne devrait jamais exister. Le fait de leur existence prouve: (1) que les appels sont retardés, (2) que les constructions sont défectueuses, (3) que la protection est inefficace, ou que la cause provient de l'un ou de l’autre.
La connaissance des causes des feux devra nécesge feux irement précéder l'adoption des mesures effectives
pour les éliminer. Ce que l’on appelle dangers communs, ou ces conditions qui affectent toutes les classes de propriétés indépendamment de l'occupation, sont sans doute responsables du plus grand nombre des feux. Les dangers spéciaux, ou les conditions, créées par l'usage des édifices pour des fins s éciales, sont nombreuses et complexes par suite de la multiplication des inventions et des procédés industriels, au cours des années dernières. Bien que peu d'incendies aient pour origine des causes spéciales, ils éclatent naturellement dans des propriétés d’une grande valeur et entraînent souvent des pertes énormes.
Le tableau No. 13 énumère les causes de tous les feux signalés pendant les années 1912-1915, groupées et arrangées dans l'ordre de leur importance. Le nombre des feux en chaque groupe est exprimé sous forme de pourcentage de la totalité des feux signalés.
TABLEAU No. 13.—FEUX SIGNALÉS PENDANT LES ANNÉES 1912-1915, GROUPÉS ET ARRANGÉS SUIVANT LEUR ORIGINE ET LEUR IMPORTANCE
Nombre des feux Causes spécifiques des feux