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Le tableau qui précède montre que parmi les 44,620 propriétés endommagées, 32,707 ou 73.3 pour cent sont dans les trois premiers groupes, 7,565, ou 17 pour cent dans le groupe mercantile, et 4,348, ou 9.7 pour cent dans la réunion des groupes industriels et des divers. Le feu s'est déclaré dans 23,067 maisons d'habitation, 7,730 granges, hangars et autres bâtiments accessoires. appert qu'il y a fréquence disproportionnée de pertes dans les classes supposées être non dangereuses. La chose s'explique
cependant par le fait que les maisons d'habitation sont dix fois
À première vue, il
plus nombreuses que les établissements de commerce et les manufactures, de sorte que la proportion numérique des pertes est la moindre dans la classe des maisons d'habitation.
La perte monétaire actuelle s'est élevée à $8,963,178 dans les trois premiers groupes, soit une moyenne de $274 pour chaque propriété endommagée. Dans le groupe mercantile, la perte totale était de $39,861,153, dans les groupes industriels A et B, $28,858,276, et dans le groupe des divers $7,492,050, ou une moyenne respective de 85,269, $11,048 et 93,909.
Ces chiffres montrent que 26 pour cent du nombre total des incendies ont causé 82 pour cent des pertes. Cette perte a été subie par les établissements de commerce et les manufactures, qui ne représentent même pas dix pour cent des maisons du Canada. Il s'ensuit que l’on réduirait plus facilement et plus promptement les pertes, en pren rat des mesures préventives pour protéger cette dernière classe de constructions, au lieu de disséminer les efforts sur toutes les classes.
Le réiction C'est une affaire d'opinion que la réduction des per .s des pertes est par le feu est effectuée le plus avantageusement fase fire par l'emploi de mesures préventives, de moyens de protection, ou des deux réunis. Les mesures préventives visent aux dangers abstraits qui peuvent être des causes d'incendies, eiles diffèrent des moyens de protection, qui sont des précautions destinées à réduire les pertes au minimum. L'objet des mesures préventives est idéal; mais pour prévenir tous les incendies, il faut disséminer les efforts sur une immense étendue, car il est impossible de savoir exactement où, quand et comment un feu peut commencer. Comme c'est aussi une question d'éducation, les résultats appréciables ne seront apparents qu’à la suite de plusieurs années d'efforts constants.
D'un autre côté, l'expérience a montré que si les propriétés sont bien protégées, et que les propriétaires se rendent compte des mesures préventives, les pertes seront moindres. Les compagnies d'assurance mutuelle des manufactures de la Nouvelle Angleterre, en exigeant l'installation d'arroseurs automatiques dans toutes les manufactures assurées, ont radicalement charp“ quelques-uns des plus grands dangers industriels, aux Etats-Unis et au Canada, en risques des plus surs. Des manufactures qui ne pouvaient autrefois se faire assurer, sont maintenant protégées moyennant quelques sous par cent dollars.
Le tableau No. 16 indique la voie à suivre pour réduire immédiatement les pertes causées par le feu au Canada.
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