‹ Pertes par le feu au Canada [microforme]Chapitre 62 sur 87 · NN A · texte numérisé non relu

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Ces chiffres nous montrent que 84 pour cent des feux ont été arrêtés par moins de dix arroseurs, c'est-à-dire avec une quantité d'eau moindre que celle fournie par un seul boyau à incendie ordinaire.

La Boston Manufacturers Mutual Fire Insurance Company déclare que, de 1897 à 1912, ses pertes sur plus de $3,3090,000,009 de propriétés assurées et protégées par des arroseurs, se sont élevées à 51,200,000 seulement, soit 33 cents par cent dollars. Pendant la même pér de, les frais moyens d'assurance pour les propriétaires ont été de 63 cents par cent dollars. La compagnie présente aussi les statistiques suivantes pour montrer le résultat de ses opérations pendant soixante et un ans:

| | | | Sommes d'assu- | Pertes | Pertes par Années | rance écrite encourues 8100 d'assu- | | | rance

1850-1875. ......... HER $406,284,000 $1,027,536 $0.25 1876-1895 el 1,551,259,000 2,509,203 0.18 1896-1911 chere 3,416,225,000 : 1,241,062 0.03

Les années écoulées entre 1850 et 1875 représentent la période pendant laquelle les établissements manufacturiers et industriels

n'étaient pas pourvus de systèmes d'arroseurs; l'intervalle qui s'écoule de 1876 à 1895 représente la période d'installation, et celui de 1896 à 1911 la période pendant laquelle toutes pareilles propriétés sont complètement protégées. Le tableau suivant indique par décades la diminution graduelle des frais d'assurance:

Taux moyen Années par $100 LR LM TN ne DU te D TU ee A à $0.43 EE LÉ RM EM DT Lee MAR 0.27 ÉTÉ IOMS hane rue ruine Oo nie Ce 0.25 A DU Rte 0.22 UE SP RD te De ne a Rs Re 0.14 ADOPTE nr ire are en 0.06

Ces données se rapportent seulement à des établissements manufacturiers, principalement des filatures et des manufactures de chaussures, que l’on compte au nombre des plus exposés au feu. Une expérience plus générale ressort des chiffres se rattachant à 14,454 feux qui ont éclaté en des édifices munis d’arroseurs, compilés par la General Fire Extinguisher Company. Nulle réclamation en dommage n'a été faite pour 8,553 de ces feux. Dans les autres 5,901, la perte moyenne par feu à été de 8272 et de 87,361 dans les manufactures non pourvues d'arroseurs et assurées par des compagnies d'assurance mutuelle.

; Les arroseurs automatiques ont prouvé qu'ils étaient

ag aussi effectifs pour sauver la vie que pour protéger la propriété. En étudiant les statistiques, qui

s'étendent sur les vingt dernières années, on trouve qu'il ne s’est pas perdu cent vies par les feux qui ont éclaté dans des édifices pourvus d'arroseurs, aux Etats-Unis et au Canada.* En parlant dernièrement à une convention de la National Association of Manufacturers, L. H. Kunhardt, vice-président de la Boston Manufacturers’ Mutual Fire Insurance Company, explique ainsi qu'il suit cet aspect de la protection que procure les arroseurs automatiques:

“Les statistiques de la Boston Manufacturers’ Mutual Fire Insurance Company montrent que depuis le commencement du système d'assurance mutuel des manufactures, en 1835, 35 vies seulement ont été perdues en nos incendies de manufactures, dont

*Un réservoir par gravité placé sur le toit de l'édifice du Herald, à Montréal, gro en 1910, tuant dans sa chute 35 employés, et l'édifice fut ensuite détruit par e feu.

En décembre 1916, dix-huit personnes perdirent la vie dans une explosion et le feu qui détruisit l'établissement de la Quaker Oats Company, à Peterborough. Mais ces décès, bien que survenus dans des édifices pourvus d’arroseurs, n'ont pas été causés directement par le feu.

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23 en 1874, dans un moulin non protégé par des arroseurs, avant l'invention des arroseurs automatiques. Sur les 12 autres pertes (arrivées depuis 1874), 3 personnes furent brûlées en 1907, en retournant chercher, dans une maison en feu, des effets personnels; 4 pompiers perdirent aussi la vie en cette année; 5 seulement ont donc péri pendant une période de 39 ans.”

Cependant les arroseurs automatiques ne sont pas bornés à la protection de la vie dans les manufactures et les établissements de commerce. Le commissaire des incendies Adamson atteste que nulle vie n'a été perdue à New York, dans les édifices pourvus d'arroseurs, et Croker, l'ex-chef des pompiers de cette ville, a déclaré que ‘‘!es arroseurs ont prouvé maintes fois leur efficacité, et l'édifice à bureaux moderne, la manufacture, l’entrepôt, le magasin, l'école, l'institution, le théâtre ou l'hôtel, qui en sont dépourvus, manquent des meilleurs moyens de protection que l’on connaisse contre le feu.”

Les ingénieurs qui s'occupent de moyens préventifs contre le feu admettent à l'unanimité que les holocaustes, comme ceux de l'incendie de Binghampton, où périrent 31 personnes, de la destruction de la manufacture de vêtements Triangle, où 135 personnes moururent, de la destruction du théâtre Iroquois, où 786 personnes perdirent la vie, et de l'école de Collinwood, où 176 enfants furent brûlés, ne devraient pas se renouveler. ‘* Les arroseurs automatiques sont les plus sûrs moyens de sauvegarder la vie humaine contre le feu. Les frais d'installation et d'entretien sont les seules objections à leur emploi. Mais la vie humaine est-elle si peu précieuse qu'il faille en mesurer la conservation en dollars et cents? II est temps que le gouvernement exige l'installation des arroseurs automatiques, comme il a ordonné l'installation d'échelles ou autres moyens de sauvetage dans les manufactures, et d'accoupleurs automatiques sur les wagons de chemins de fer. C'est une question de sécurité publique, le gouvernement ne saurait l'ignorer plus longtemps.''*

Vu de tels témoignages sur l'efficacité des arroseurs automatiques pour la protection de la vie humaine, on est parfaitement justifiable de demander que tous les grands édifices, où se réunissent plusieurs personnes pour travailler ou se récréer, et toutes les institutions dans lesquelles sont logés des malades, des aveugles, des vieillards, des aliénés et des criminels, soient pourvus de ces arroseurs, En maintes circonstances, les moyens de sauvetage extérieurs et autres légalement prescrits, n'ont pas donné satisfaction. La sortie rapide d'un édifice dépend entièrement du sang-froid des occupants et du

“Arthur E. Larter, vice-président de la American Fire Insurance Company, Newark, N.J.

temps dont ils disposent. Rien à craindre sous ce rapport, lorsqu'il s'agit d’arroseurs automatiques. Fonctionnant indépendamment d'aucune aide humaine, et maîtrisant les feux même où ils ne les éteignent pas immédiatement, les arruseurs automatiques garantissent la plus grande sécurité possible contre les pertes de vies.

Epargne sur On ne peut douter que les dépenses d'installation les frais des appareils de protection contre l'incendie rapporoil tent de l'intérêt sous forme de réduction des frais d'assurance. En consultant les tableaux des taux préparés par les assureurs on y trouve les rabais suivants, qui sont accordés pour les appareils auxiliaires les plus ordinaires:

Extincteurs chimiques, baquets et seaux d'eau à incendie.............. 5 cents Tuyaux verticaux avec réservoir auxiliaire. ........,................. 10 ‘ & ue PR A D EN LE CR La se (extérieurs, rattachés au service de distribution).... 5 ‘“ Arroseurs de sous sols (tuyaux perforés)............................. le: gs À LA ORIANIUES Een rm a nue 19: © RON De AURAI nee Ne NS de 10 “ Gardien, avec vigilographe (maximum) ............................. 100“ IA détecteur électrique (maximum)........................... | d: AE Système d'avertisseurs au poste central (maximum)................ Er Système d'’avertisseurs Thermostat (maximum)..................... AVES

Puisque les taux sur les propriétés pourvues d'arroseurs au Canada ne sont pas mentionnés dans des tableaux, il est impossible de spécifier la réduction obtenue par l'installation de systèmes d’arroseurs. En général, les taux varient de 50 à 80 pour cent de moins sur les propriétés après qu'elles sont pourvues d’arroseurs, et, lorsque la somme d'assurance excède $100,000, cette réduction donnera un bon revenu sur le placement. Dans un cas particulier, l’économie réalisée a payé les frais d'installation en deux années. D'après l'expérience générale acquise, quatre à six ans sont nécessaires pour réduire les primes d'assurance, pour couvrir les frais c'entretien et rembourser le premier déboursement avec intérêt.*

*L'état suivant du coût des arroseurs et de l'assurance montre d'une manière tangible l'éxpérience moyenne et prouve qu'une installation est profitable après cinq années.

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