‹ Pestalozzi et l'éducation populaire moderneChapitre 137 sur 152 · Voir p · texte numérisé non relu

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3. Voir rbistoire de cette école dans la Revue Pédagogique du 15 avril 1893, article de M. Pauliel.

possibilité, pas même Tombre d'une probabilité, d'acclimater la méthode en France *. »

En Espagne, le Soleurois Voitel réussit à fonder, en 1805, une école pestalozzienne à Madrid, et à faire ouvrir à Santander une école normale. En 1806, le gouvernement créa par décret, à Madrid, une école appelée Real Instituto Pestalozziano Militar, avecVoitel pour directeur, et deux instituteurs envoyés par Pestalozzi. Les événements politiques amenèrent la suppression du Real Instituto en 1808, et, sous la domination napoléonienne, il ne fut plus question, naturellement, de la méthode de Pestalozzi.

A Copenhague, une école fut également ouverte au retour des deux instituteurs Strômet Torlitz, qui avaient été envoyés à Burgdorf en 1803 par le gouvernement danois ^. L'expérience fut jugée peu concluante. On trouva que l'enseignement avait un caractère trop mécanique, et l'établissement fut fermé en .1806.

Telles. furent, a^ec deux ou trois autres essais isolés, les principales tentatives faites dans le reste de l'Europe pour appliquer les idées de Pestalozzi. Toutes furent malheureuses, et l'on peut dire que l'Allemagne fut la première et pendant longtemps la ^ seule nation qui ^ût en tirer ce qu'il y avait de bon et en saisir le véritable esprit. Ce n'est que beaucoup plus tard, et grâce certainement à son exemple, que les autres nations', nolamment la France, l'Angleterre et les Etals-Unis, purent faire profiter peu à peu leur enseignement des procès que le grand pédagogue avait voulu réaliser, sans d'ailleurs y réussir lui-même.

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