Pestahzzi'Bliltfev, 1880, pp
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chemin étroit le renversa; heureusement, par un effort violent, Pestalozzi put se tirer d'entre les pieds des chevaux et sauter dans un fossé au moment où la roue du véhicule allait lui broyer le crâne *. A la fin de novembre ou au commencement de décembre, il regagna Yverdon, se logea dans la maison où était installé l'institut dirigé par Buss et Barraud, fit venir auprès de lui M"* Kriisi (Lisabeth), et fut rejoint le 43 décembre par Niederer, qui se sépara alors définitivement de Fellenberg *. Pestalozzi, à ce moment, était bien résolu à ne plus s'occuper que de travaux littéraires; en ce qui concerne l'action pratique, il regardait sa mission comme terminée, c Mon œuvre, écrit-il à Fellenberg, a commencé à Burgdorf et s'est achevée à Burgdorf '. » Il songe à donner une suite à Léonard et, Gertrudey projet qui ne fut pas réalisé alors * ; il s'occupe, avec Niederer et Krûsi,et par l'intermédiaire de von Tûrk , de préparer la publication d'un journal d'éducation, que devait éditer le libraire Grâff, de Leipzig *. Le 20 décembre, Murait écrit dans son journal : « D'après les lettres d'Yverdon, l'institut de cette ville ne marche pas encore trop bien. Krûsi, Niederer et Pestalozzi logent ensemble dans une même chambre. La « Gertrude » (Lisabeth) fait des meiveilles. Ils n'ont
i. La date de cet événement, que la plupart des biographes placent deuic ans plus tard, en 1806, est fixée par une lettre de I^estalozzi à sa femme et à M"* de Hallwyl (publiée par M. Morf; t. III, p. 103), écrite le 21 novembre 1804, où il dit que l'accident a eu lieu « il y a quatre semaines •.