Erfahrungen und Ansichten, p
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L*INSTITUT d'yVERDON ! DEUXIÈME PÉRIQDE (1810-1817). ^293
sation des écoles, en y préparant de bons maîtres par de bonnes méthodes; « toutefois l'existence d'un institut de maîtres allemands en pays français sera toujours difficile » ; 4*" ou bien, enfin, le remplacer par une école de pauvres (Armenanstall). C'est cette dernière solution que Schmid paraît préférer; elle est conforme au caractère de Pestalozzi lui-même, à son passé; elle serait la réalisation du plan exposé dans Léonard et Gertrude :
Une telle école, qui serait étroitement associée à la vie réelle du peuple de la classe pauvre, donnerait des résultats tels qu'on n'en a jamais vu jusqu'à présent. Et Pestalozzi a un sentiment extraordinairement juste de ce besoin; il comprend à merveille combien peu de services l'école seule, sans gagne-pain, rend à la pauvreté; il songe, aujourd'hui encore, à réaliser l'union des exercices mécaniques d'un métier avec l'enseignement proprement dit*.
Un dernier chapitre est relatif à ce que le public appelait la c< méthode pestalozzienne ». Schmid s'élève, précisément comme l'avait fait le Père Girard, contre l'engouement aveugle dont cette prétendue méthode est l'objet de la part de gens qui, sans y rien connaître, parlent de l'introduire partout :
J'aurai le courage *de le dire à la face du monde : il n'existe pas encore de méthode pestalozzienne, ni pour l'enseignement, ni pour l'éducation, qui soit arrivée à maturité et puisse être introduite. Et si on me demande : Qu'y a-t-il donc de fait, et que pouvons-nous introduire? je répondrai : Pour l'enseignement, quelques branches ont été organisées d'une manière plus naturelle, et peuvent, à ce titre, être introduites là où on en aura l'emploi : ce sont le chant, les mathématiques et le dessin. Pour l'éducation, rien encore n'a été trouvé, si ce n'est la substitution de l'amour à la