‹ Pestalozzi, étude biographiqueChapitre 177 sur 202 · Fellenberg, PesialozzVs unedirte Briefe, p · texte numérisé non relu

Fellenberg, PesialozzVs unedirte Briefe, p

2. Bien que Fellenberg e\\t promis de supprimer cette brochure, des exemplaires en furent néanmoins répandus dans un certain cercle de lecteurs. En effet, Bandlin (Der Genius von Vater Pestalozzi, 1846, p. 329) cite une expression de Niederer disant que « Schmid ne valait même pas la corde pour le pendre •», et dit l'emprunter à un ouvrage intitulé Einige Worte ûber Pestalozzi, par Emmanuel de Fellenberg, Aarau, Sauerlânder, 1818.

l/iNSTITUT d'yVERDON : DERNIÈRE PÉRIODE (1817-1825). 381

définitivement la convention du 14 octobre 1817, et qu'il se contenterait de faire part aux membres qui, d'après cette convention, auraient dû former la commission administrative, de tous les détails de l'affaire, afin qu'ils pussent juger de quel côté se trouvaient les torts ^ Ainsi se termina la seconde tentative d'association entre Pestalozzi et Fellenberg.

Niederer et Krûsi, par contre, ne se montrèrent aucunement touchés des paroles que Pestalozzi avaient prononcées à leur adresse. Le discours du 12 janvier * ayant été publié en une brochure^, ils firent imprimer de leur côté le « refus méprisant * » qu'ils opposaient au généreux appel de leur vieux maître. Ce refus amena, un nouvel échange de lettres entre Pestalozzi et Niederer. On possède le texte intégral d'une longue et touchante lettre datée du 10 mars 1818, dans laquelle Pestalozzi fait les derniers efforts pour vaincre la résistance de Niederer et l'amener à une réconciliation*^; à cette lettre, Niederer répondit une fois de plus que la présence de Schmid à l'institut rendait tout rapprochement impossible.

La guerre allait donc continuer entre Pestalozzi et Schmid d'une part, Kriisi et Niederer d'autre part. Ces

1. Celte lettre a été publiée par Schmid, Fellenberrf's Klaqe, pp. 44-45.

2. M. Morf nous apprend (t. IV, p. 594) que dans ce discours Pestalozzi a inséré un travail écrit par lui en 1812 sur « ré.ducation conforme à la nature », qu'il considérait comme son meilleur ouvrage {ihid., p. 108).

3. Rede von Pestalozzi an sein Haiis, an seinem vierimdsiebzifjsten Geburtstage, der iS.Januar i8f8; Zurich, Orell, Fûssli et cK Le Musée pédagogique de Paris en possède un exemplaire. — Nous avons déjà fait remarquer plus haut (p. 2, n. 3) que Pestalozzi indique inexactement son âge dans le titre de celte brochure.

4. Expression de Pestalozzi dans les Lebensschicksale, p. 87.

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