Lettre du 19 juin
'2. Lettre du 19 juillet 4700.
personnages nouveaux qui figurent dans la troisième et la quatrième partie; il abrégea les deux premières parties, qu'il condensa en un seul volume. Mais Tœuvre a plutôt perdu que gagné à ces remaniements. Cette édition, bien que sous le rapport matériel elle fût supérieure à la précédente (elle est ornée de vignettes assez soignées), n'obtint qu'un médiocre succès. Cela n'a d'ailleurs rien de surprenant : l'attention publique était occupée ailleurs.
Les années 1790 et 1791 avaient amené un changement dans la vie domestique de Pestalozzi. Son fils Jacques était revenu à Neuhof en 1790; il avait vingt ans : ses parents songeaient à l'établir. D'après la version d'Emmanuel Frôhlich *, Pestalozzi emprunta à cet effet à son ami Battier une somme de 5000 llorins en échange de laquelle il hypothéqua ce qui restait de disponible de la propriété de Neuhof, en se réservant sa vie durant la jouissance de la maison, du jardin et d'un peu de terre ; ce fut le négociant Dolder qui servit d'intermédiaire pour cette négociation. Huber mentionne de son côté un acte, en date du 14 octobre 1790, par lequel Pestalozzi cède à son fils mineur Jacques, représenté en cette circonstance par J.-R. Dolder, de Wildegg, la propriété de Neuhof, contre la somme de 6000 neuthalers ou de 16000 florins de Berne *. Mais Jacques, quoiqu'il eût fait l'apprentissage du commerce, avait peu de goût pour les affaires; il préféra rester à Neuhof, sans profession, et vivant dans la maison paternelle. L'année suivante, il épousa Anne- Madeleine Frôhlich, de Brugg, la fille du propriétaire