‹ Pestalozzi, étude biographiqueChapitre 79 sur 202 · Morf, ï, p · texte numérisé non relu

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ne voyait pas encore clair dans ses idées; maintenant, il a trouvé le fil conducteur. Et c'est une circonstance fortuite qui lui a subitement révélé à lui-même la formule qu'il cherchait.

Dans raccomplissement de ma tâche scolaire, à laquelle je me consacrais depuis huit heures du matin jusqu'à sept heures du soir, sauf quelques heures d'interruption, je rencontrais à chaque instant des faits qui témoignaient de l'existence des lois physico-mécaniques selon lesquelles notre esprit reçoit et conserve plus ou moins facilement les impressions extérieures. J'organisais chaque jour mon enseignement d'une façon plus conforme au sentiment que j'avais de ces règles; mais je n'avais pas réellement conscience de leur principe. Un jour, Glayre, membre du Conseil exécutif, à qui j'essayais d'expliquer ma manière de procéder, me dit : Vous voulez mécaniser Véducation, Ce fut pour moi un trait de lumière *.

Le Vaudois Glayre, dont parle ici Pestalozzi, était un homme fort distingué; il avait fait partie du Directoire helvétique pendant un an, et en était sorti en mai 1799. Le revirement politique du 7 janvier iSOO fit ensuite de lui un membre de la Commission executive, puis du Conseil exécutif qui lui succéda. Il était grand-maître de la franc- maçonnerie de la Suisse romande.

Le mémoire adressé à la commission de la Société des amis de l'éducation * est un développement de cette formule que Glayre avait fournie à Pestalozzi : « mécaniser l'éducation ».

« Je cherche, dit-il dès la première ligne, à psychologiser l'éducation ^. » Et il explique ce néologisme, qui

1. Comment Gertrude instruit ses enfants, 1" lettre, pp. 31-32.

2. Ce mémoire de Pestalozzi a été publié pour la première fois par Niederer dans ses PestalozzVsche Blatte/', 1828.

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