Ibiti,^ p
3. Morf, II, p. 61. — M. Heim, dans sa notice sur Tobler (Geschichte (1er schweizerischen Volksschule du D' Hunziker, t. II, p. 126), présente les choses un peu différemment : « On avait «Migagé Tobler, dans l'automne de 1800, à se fixer à Bâle pour y «liriKcr une écolo. Il refusa, par attachement pour Pestalozzi, et en récompense celui-ci lui signifia son congé l'année suivante, peut-être parce qu'il avait osé donner, en matière financière, des conseils qui déplurent. Les rapports personnels de Pestalozzi t"t de Toblor n'eurent jamais un caractère de réelle cordialité.»
BURGDORF ET MUNCHENBUCHSEE (1801-1805). 483
maîtres, TAlsacien Neef, qui, après aveir été prêtre, puis soldat, s'était consacré à Téducation, et le Zuricois Weiss : ce dernier, ancien commis, ne resta que quelques mois à Burgdorf.
Niederer, ami de Tobler, lui écrit le 30 juin de Burgdorf, où il était venu passer quelques jours : « Pestalozzi est définitivement décidé à abandonner l'institut ; il regarde ses expériences pédagogiques comme terminées, et il va prier le gouvernement de placer Tinstitut entre les mains de quelque personne capable * ». C'est à Tobler que Pestalozzi eût désiré remettre la direction de l'établissement; il lui fit même des ouvertures à ce sujet. L'été de 1804 se passa en négociations qui n'aboutirent pas : Tobler ne crut pas devoir accepter. Devant ce refus, Pestalozzi se décida à rester encore à son poste.
C'est à ce moment qu'il perdit son fils. Depuis plusieurs mois, Jacques Pestalozzi était dans un état désespéré; il mourut à Neubof le 45 août 4804. Ni le père ni la mère n'assistèrent à ses derniers moments : j^me Pestalozzi se trouvait à Hallwyl, et Pestalozzi était retenu à Burgdorf '.