Morf, II
BURGDOHF ET MUNCHENBUCHSEE (1801-1805). 193
souscription, une somme de 8000 francs payable en cinq versements mensuels; sur cette somme, Pestalozzi ne toucha que 4000 francs. Le quatrième, en considération clés services rendus par Krïisi et par Buss, alloue à chacun d'eux une indemnité annuelle de 400 francs à partir du 1er janvier 1803. Le cinquième, enfin, crée douze bourses de 50 francs en faveur des instituteurs qui iront suivre un cours normal de quatre mois à l'institut de Burgdorf ; l'attribution de ces bourses aux postulants les plus méritants sera faite par le ministre de l'intérieur, sur la proposition des conseils d'éducation cantonaux *.
Mais trois mois plus tard (mars 1803), en vertu de l'Acte de médiation, le Conseil exécutif de la République helvétique cessait d'exister; avec lui disparaissait la caisse centrale des finances. Pestalozzi n'eut plus devant lui que les gouvernements cantonaux. D'aucun d'eux il ne pouvait attendre la continuation de l'appui pécuniaire qui lui avait été accordé jusque-là parle gouvernement central. En ce qui concerne les bourses, toutefois, les gouvernements de trois cantons, Berne, Lucerne et Zurich, se déclarèrent disposés à faire quelque chose : Berne vota 400 francs, montant de huit bourses 2 ; Lucerne envoya deux élèves-maîtres (mai), qui restèrent quatre mois 3; Zurich, trois élèvesmaîtres (mai), qui restèrent de six semaines à trois mois 4.
Dans le courant de l'année 1803 parurent les livres élémentaires depuis longtemps annoncés; ils portent tous la mention : « Zurich et Berne, chez Henri Gess-
1. Le texte de ces cinq arrêtés a été publié par M. Mort, t. II, pp. 27-31.