‹ PestalozziChapitre 81 sur 201 · Cet appel a été reproduit par M. Morf, t. I, pp · texte numérisé non relu

Cet appel a été reproduit par M. Morf, t. I, pp

2. Stapfer fut remplacé provisoirement au ministère des arts et sciences par Wild, puis par May de Schadau. En décembre 1800, ce département ministériel fut définitivement confié au Lucernois Mohr, précédemment secrétaire du ministère des affaires étrangères.

avec un prêtre de Soleure qui vint une fois par semaine dire la messe et faire le catéchisme pour les enfants de sa confession i .

L'année 1800 s'achevait donc par l'inauguration d'un vaste établissement où Pestalozzi allait pouvoir, tout à la fois, continuer les essais pratiques de sa méthode et former des instituteurs qui l'appliqueraient. Il lui restait à soumettre au jugement du public le principe même de cette méthode. C'est ce qu'il fit dans son livre Comment Gerlrude instmiit ses enfants, dont la première lettre porte la date du 1er janvier 1801 2.

On se tromperait si, jugeant du contenu de ce livre par le titre que lui a donné l'auteur, on s'attendait à y trouver une continuation de son roman. Il n'en est rien et, en dépit du titre, le personnage de Gertrude ne joue aucun rôle dans cet ouvrage où la fiction n'a pas de place. Il se compose d'une série de quatorze lettres adressées au libraire Gessner 3. La forme épistolaire a permis à Pestalozzi de donner à son exposition quelque chose de plus vif et de plus familier.

La première lettre est consacrée à une sorte d'autobiographie, ce Depuis les années de mon adolescence, dit Pestalozzi, une seule pensée a fait battre mon cœur : tarir la source de la misère où je voyais le peuple plongé autour de moi. » Il raconte sa tentative

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