‹ Peter Brvegel l'ancien, son œuvre et son tempsChapitre 183 sur 273 · LES NOCES DE MOPSUS ET DE NISA · texte numérisé non relu

LES NOCES DE MOPSUS ET DE NISA

Aux abords boisés d’un château, un joyeux compère, le sabre au côté droit, emmène vers la droite, en dansant, une mariée grotesque aux cheveux épars sur la figure, les lèvres lippues et le nez disproportionné, couronnée d’un tamis, les vêtements en lambeaux, et à peine chaussée. Appuyé à un gros tronc d'arbre du même côté, un second compère les considère et s'apprête à les accompagner de la musique d’un couteau grattant un fer à gauffres. À gauche, près d’un enfant portant une tire-ire et de deux femmes, un semblant de tente.

Cette composition est une version en contrepartie, légèrement différente, de la scène qu’on voit dans le tableau du Combat de Carnaval et de Carëme du Musée de Vienne. M. Boekenoogen de Leyde veut bien nous écrire que ce sujet pourrait être une représentation de la proverbiale Vuile Bruid.

Dans la marge du bas MOPSO NISA DATUR, QUID NON SPEREMUS AMANTES. Gravure au burin, signée Bruegel inuentor, dans un cartouche, à l’angle inférieur droit; vers le milieu A. Cock excud 1570. A gauche le monogramme du graveur Pierre van der Heyden.

Ir Etat. H. Cock excud. 1570.

II: Etat. L'adresse C. Van Tienen substituée à celle de H. Cock.

III Etat. Avec l'adresse Martinus van den Enden excudit.

IV® Etat. L'adresse de van den Enden effacée et remplacée par C. J. Visscher excu, gravée plus haut entre une écaille de moule et une coquille d'œuf.

Hauteur 0,220. Largeur 0,282.

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