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Tyr, Jérusalem, Antioche, Bagdad, et une foule d’autres villes cél
ébres s'y distinguèrent par leur puissance, leurs richesses et leur optlation. Aujourd'hui encore, un sol d’une incomparable fertilité, un climat dont la douceur et la variété favorisent la culture des plantes les plus précieuses et les plus diverses, la position la aus avantageuse entre l'Europe, l'Asie et l’'A-
frique, feraient de ces belles contrées le premier empire du moude; mais là, comme en Europe, tout languit et meurt sous le despotime des Turcs.
Quels sont les bornes et les habitans de l'ARABIE ? — L'Arabie, l’une des grandes presqu'îles dont nous avons parlé, est bornée au N. par l’Irak-Arabi, le Diarbeck et la Syrie. Les habitans de ce pays, au nombre de 10 à 12 millions, sont braves et hospitaliers, quoique portés à la tromperie et au brigandage. Les Wahabites, qui tirent leur nom de /f’ahab, dont le fils fut le chef d’une secte qui prétend réformer la religion mahométane, sont aujourd’hui le peuple le plus puissant de l'Arabie, qu'ils ont soumise presque entièrement. Plusieurs tribus errantes , nominées les Bédouins, n’ont d'autre métier que de piller les voyageurs. Leurs chevaux, qu’ils prétendent issus de ceux qui peuplaient les écuries du roi Salomon , et dont ds conservent la race avec beaucoup de soin, ont une grande réputation.
Comment se divise l'Arabie ? — L'ancienne division de l'Arabie, en Arabie Pétrée, Déserte et Heureuse , que l’on suit encore quelquefois, est inconnue
lins le pays, que nous diviserons en sept parties ; savoir : le désert de Sinaï, situé entre les ee golfes
formés par la mer Rouge à son extrémité septentrionale, etqui n’est remarquable que par son antique célébrité : il contient environ mille habitans. L’Hedjaz , le long de la côte de la mer Rouge, et qui dépend maintenant du vice-roi d'Egypte, qui le fait gouverner par un pacha ; le Nedjed, à VE. de l’Hed-
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jaz; l’Hajar, entre le Nedjed et le golfe Persique ; l’'Oman, au S. de ce même golfe; l’Hadramaüt, au S. E. de l’Arabie; enfin l’Fémen, qui en occupe toute la partie méridionale.
Quelles sont les principales villes de l’'Hedjaz ? — L’'Redjaz, qui renferme le Beled-el-Haram , ou la terre sainte des mahométans, a pour villes principales : Méoie ( Tatrippa), au N., célèbre par une magnifique mosquée, où l’on voit le tombeau de Mahomet, qui, se donnant pour prophète, fonda une nouvelle religion , qu’il propagea les armes à la main, et quise répandit en peu de temps dans une grande partie de l’ancien continent devenu la proie des Arabes. Certe ville fut prise et pillée, en 1803, par les Wahabites. Elle a pour port Jambo , sur la mer Rouge. — La Mecque (Macoraba), au S. E. de Médine, capitale du Beled-el-Haram , patrie et résidence de Mahomet, et lieu d’un fameux pélerinage pour les Mahométans. 11 s’y tient tous les ans une foire où se rassemblent plus de 100 mille marchands. — Dsenpa, sur la mer Rouge, peut en être regardée comme le port.
Quelles sont les villes remarquables des autres contrées de l'Arabie ? — Les autres villes remarquables de l'Arabie sont : Lausa, ville principale de l’'Hajar, auquel elle donne quelquefois son nom. — Rosra, au S. O. dans l’Oman, est la résidence de l’/Zrran, le prince le plus puissant de ce pays, dans lequel on trouve encore la ville de Maskare, bien plus connue des Européens, et l’entrepôt du commerce de l’Arabie, üe la Perse , et des Indes. Le climat en est fort
malsain. — Doax, giande ville de l’intérieur de l’Hadramaüt. — Kescni, sur la côte du même pays. —
Sana, capitale de l’Yémen, la contrée la plus fertile et la plus riche de l'Arabie, et au S. de laquelle se trouve Moka, bon port à l'entrée de la mer Rouge;
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PERSE. 109 le très- commerçante et fameuse par son café.
Quelles sont les {les qui dépendent de l'Arabie ? — Les principales îles qui dépendent de l'Arabie sont: 1° Dans le golfe Persique, celle de BanarEIN, fameuse par la riche pèche des perles qui s’y fait pendant l’été; elle a une capitale assez grande et bien Ronnie : nommée Manama. —- 2° Dans la mer d'Arabie, SocoTORA, vis-à-vis le cap Fartash , en Arabie, mais plus près du cap Guardafui, en Afrique.
Norioxs mverses. L’Arabie a 120 mille lieues carrées ; mais l'intérieur est occupé par des plaines élevées, arides et désertes, qui sont comme d'immenses mers de sable, que les Arabes traversent montés sur leurs chameaux, cu’ils nomment Les vaisseaux du désert , et que la farilité avec laquelle ils supportent les privations, ct surtout la soif, rend seuls propres aux voyages dans ces contrées, où lon marche souvent plu-
sieurs jours sans rencontrer une goutte d’eau.
Sur Les côtes Le sol est plus fertile; celui de l'Yémen surtout, est d’une telle fécondité, qu'il avait valu à cette contrée le nom d’Arabie heureuse.