‹ Petit Bottin des lettres et des artsChapitre 2 sur 45 · ANDRIEUX · texte numérisé non relu

ANDRIEUX

HOMME politique spirituel. Débuta dans la magistrature. — S'apercevant au bout de peu de temps que tout n'est qu'injustice en ce monde, il donna sa démission. — Franc-maçon, député et préfet de police, il se convainquit rapidement que la majorité de ses contemporains se composait de fumistes, d'intrigants inintelligents et de scélérats. — Se déclara dès lors zutiste indépendant et eut le courage de le proclamer. Ce dont on ne saurait trop le féliciter.

ANGE-BENIGNE, née en i832.

ELLE fait de ces petites choses qui plaisent aux femmes.

ARÈNE (Paul).

JOURNALISTE, président des félibres et grincheux. Ne pas confondre avec le littérateur du même nom, mort à vingt-cinq ans, après avoir publié un conte charmant : Jean des Figues.

ARNOULD (Arthur),

Charpentier l'édite par haine du style.

ARTHUR (Meyer).

SE sentit, dès son enfance, appelé à de grandes choses: aussi refusa-t-il avec enthousiasme de continuer le commerce des lorgnettes paternelles. Ilpréféra entrer en qualité de maître d'hôtel au service de Blanche d'Antigny ; puis, ayant réalisé quelques économies, il tailla un peu ses favoris et embrassa la carrière d'homme du monde. — Très intrigant, il parvint à faire croire à l'existence dans ses lobes cérébraux d'un stock d'œuvres complètes et géniales. — Sa calvitie précoce Taida beaucoup à accréditer la fable de cette puissante incubation. Sacré dès lors « journaliste parisien » et commandité par d'illustrescirconcis, il devint directeur du Gaulois où, par la plume de ses rédacteurs, il est l'oracle du bon ton. Oubliant les anciens griefs de monsieur Caïphe contre le nommé Jésus, il combat aujourd'hui le bon combat pour Dieu et le Rojr. — A failli, le 4 octobre 188 5, devenir le martyr de cette sainte cause. S'est fait moucher suffisamment pour rater les palmes et devenir un peu plus ridicule. — Signe particulier : Vendrait la collection intégrale des prépuces de ses ancêtres pour une invitation chez la duchesse de L. ou la princesse K.

AUDOUARD fOlympe), née le i5 avril 1825. Femme divorcée.

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