SAINTETE DE MARIE
Tous les peuples et toutes les nations ont entendu parler des merveilles de Dieu en elle : partout où la gloire de Jésus-Christ a trouvé des adorateurs, la sienne a trouvé des honneurs et des hommages. A peine eut-elle disparu de la terre, que les hommes apostoliques lui adressèrent des vœux : ces siècles heureux, et si honorables à la foi , furent les premiers dépositaires du respect des tidèles envers Marie; et i\ fallait bien que l'Église, encore naissante, rendit déjà des honneurs solennels à cette reine du ciel,
puisqu'il s'éleva dés lors parmi les fidèles dos hommes ignoranls et superstitieux, qui , frappés de l'éminence de sa gloire et de sa dignité , changèrent la piété eu superstition et en idolâtrie, lui offrirent des sacrifices , et lui rendirent des honneurs qui ne sont dus qu'à rtternel. Ainsi , à mesure que la foi se répandit, le culte de Marie s'établit sur la (erre ; à mesure que l'ÉgHse, favorisée par les Césars, vit l'éclat et la magnificence accompagner la sainteté de ses mystères, les hommages rendus à Marie devinrent plus pompeux et plus solennels. En vain parurent alors des esprits inquiets et superbes, qui osèrent lui disputer l'auguste qualité de mère . de Dieu : leurs blasphèmes ne servirent qu'à réveiller la piété de ses fidèles; de toutes parts s'élevèrent des autels et des temples magnifiques, consacrés, sous sa protection et sous son nom , à ia gloire de son Fils; la religion des peuples opposa des monuments publics élevés à rhonneur de Marie, aux secrètes entreprises de ses ennemis; des conciles s'assemblèrent pour lui conserver ses droits augustes, et laisser à la postérité, dans leurs décisions, les titres vénérables de leur respect et de celui de leurs pères envcn; Marie; et l'erreur, comme il arrive toujours, r.e réussit qu'à élab'ir avec plus d'éclat la vérité. (Mijslbrcs).