‹ Petit catéchisme liturgiqueChapitre 173 sur 187 · D. Cotiunent se fait l'ordination des sonsdiacres î · texte numérisé non relu

D. Cotiunent se fait l'ordination des sonsdiacres î

R. L'Evêque commence par une première MONITION dans laquelle il rappelle aux futurs sous-diacres les obligations qu'ils vont contracter. — Il la termine par ces mots : Et SI VOUS PERSÉVÉREZ DANS VOTRE BON DÉSIR DE VOUS CONSACRER A DiEU, AU NOiM DU SEIGNEUR, AVANCEZ. A ce moment tous les sous-diacres font un pas vers l'autel pour marquer la volonté de consommer leur sacrifice. (Si les sousdiacres sont tous religieux, l'évêque omet cette première monition puisqu'ils ont déjà fait leurs vœux.) On appelle alors ceux qui vont être ordonnés diacres et prêtres et on fait la prostration dont il a été parlé au n» 681. Après la prostration, l'évêque dans une seconde monition expose aux nouveaux sous-diacres les fonctions de leur ordre ; ensuite il leur fait toucher le calice vide avec la patène, les burettes pleines d'eau et de vin; il les revêt de l'amict, du manipule et de la tunique, enfin il leur fait toucher le livre des épîtres en leur conférant le droit de chanter l'épître au saint sacrifice de la Messe,

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()S3. D. Comment se fait l'ordination des diacres t

R. On doit remarquer trois choses dans l'ordination des diacres : i» Ils sont présentés à l'Kvêquc par l'archidiacre avec une certaine solennité, parce qu'ils vont recevoir l'imposition des mains. 2" I.c moment où l'évoque leur impose les mains est précédé d'un avertissement aux futurs diacres, d'une préface que le Pontife termine après l'imposition. 3* Il leur impose seul une main sur la tôte en disant à chacun : Recevez le Saint-Esprit; ql'il

SOIT VOTRE FORCE POUR RÉSISTER AU DÉMON HT A SES TENTATIONS. — L'Évéque ensuite revêt les diacres de l'étole et de la dalmatique, et leur donne le pouvoir de chanter l'Evangile, en leur faisant toucher le livre qui le contient, ou le missel.

6S4. D. Comment se fait l'ordination des prêtres î

R. Les prêtres sont comme les diacres, présentés solennellement à l'Évêque par larchidiacre. Il y a également deux MONITIONS, une au clergé et au peuple, l'autre aux ordinands. Lorsque le Pontife les a terminées, il impose les deux mains sur la tête de chaque ordinand, et tous les prêtres présents le font de même après lui ; ensuite les mêmes prêtres étendent

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tous la main droite sur les ordinands, ainsi que l'évêque qui en même temps récite une oraison par laquelle il demande au Dieu tout-puissant de multiplier ses dons sur ceux qu'il a appelés à son sacerdoce. Après cela il chante une préface qui exprime les mêmes demandes, puis procède à la vêture des nouveaux prêtres, laquelle a lieu avant la consécration des mains. Pour cela, le Pontife leur croise l'étole sur la poitrine et leur met la chasuble qui reste pliée dans sa moitié, jusqu'à la fin de la messe. Alors on chante le Veni Creator pendant lequel l'Evêque consacre les mains de chaque ordinand. Il fait l'onction en forme de croix à l'intérieur des mains avec l'huile des catéchumènes, puis il fait toucher le calice contenant du vin et la patène avec une hostie, donnant alors à chaque prêtre le pouvoir de célébrer le saint sacrifice de la Messe, Lorsque tous les ordinands ont purifié l'huile de leurs mains et qu'ils les ont lavées, l'évêque commence les prières de l'oblation que tous ces nouveaux prêtres récitent à haute voix en même temps que lui, ainsi que tout le reste de la messe. Enfin après la communion, on commence la dernière cérémonie de l'ordination des prêtres, que l'on pourrait appeler la MISSION. Les nouveaux prêtres debout devant le Pontife récitent le Symbole des Apôtres, cette profession

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de la foi qu'ils vont enseigner aux peuples. Ensuite, chacun d'eux vient s'agenouiller devant l'Kvôque qui lui donne le pouvoir de remettre les péchés, lui déplie sa chasuble, reçoit sa promesse d'obéissance et lui donne le baiser de paix. L'ordination terminée, il est d'usage de reconduire l'évéque c^ son domicile ou au moins à la sacristie ; cette procession se fait au chant du Te Deum que l'Êvéque entonne au bas de l'autel.

§ IV De la Con»écratiou d'iiu Évoque.

685. D. Quelles sont les choses les plus remarquables dans la consécration d'un évêque, jusqu'à la messe ?

R. Il faut remarquer : i^* la Présentation solennelle de l'élu. Les deux évoques assistants (qui sont nécessaires) revêtus de chapes et de la mitre simple, amènent l'élu qui est en chape blanche avec la barette et le présentent au consécrateur ; celui-ci fait lire les lettres apostoliques qui permettent de procéder à la consécration. 2'^ Après cette lecture, l'élu prête un serment particulier de fidélité à la sainte Église, s'* II subit ce que le pontifical romain appelle l'EXAMEN. Le consécrateur interroge

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l'élu sur la foi ; à chaque question il se lève, se découvre et répond : Credo, « je le crois », ou si la question suppose la volonté de pratiquer une vertu, il répond : VOLO, « je le veux ». 4° L'examen terminé, l'élu se prosterne la face contre terre à la gauche du consécrateur et l'on commence les litanies des Saints (V. n° 68i). — 50 La prostration terminée, le consécrateur commence une longue préface qu'il interrompt vers le milieu, pour entonner le Veni Creator. Pendant qu'on le chante, il fait sur la tête de l'élu une onction en forme de croix avec le Saint-Chrême, ensuite il étend l'onction sur le reste de la tonsure. Le consécrateur continue la préface, puis lorsqu'elle est terminée, il fait l'onction des mains de l'élu avec le Saint-Chrême ; on attache les mains du nouveau consacré avec une longue serviette, et avant qu'il ait purifié ses mains, le consécrateur lui fait toucher la crosse, lui met l'anneau, lui fait toucher le livre des évangiles et lui donne le baiser de paix, ce que font également les évêques assistants.

686. D. Quelles sont les particularités de la messe dans la consécration d'un évêque î

R. La consécration terminée, le nouveau consacré se retire à la chapelle qui lui a été préparée ; on lui purifie la tête et les mains et

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il continue la messe jusqu'à l'ofFertoire. — C'est à ce moment qu'a lieu l'offrande. Le consacré suivi d'acolytes, va se mettre à genoux devant le consécraleur et lui offre deux flambeaux de cire allumés, deux petits pains «'t deux petits barils de vin dont l'un est doré t l'autre argenté ; il en est de môme des pains. \près l'offrande, le consacré se place au côté le l'cpitre devant son missel qu'on y a apporté et continue la messe avec son consécra* teur. On met deux hosties et une quantité double de vin dans le calice pour la communion des deux évéques. Le nouveau consacré reçoit la communion debout, des mains de son consccrateur et sous les deux espèces ; on continue la messe comme de coutume, et l'évéque consécrateur donne seul la bénédiction au peuple à la fin.

6S7. D. Comment se fait /'INTRONISATION du nouvel évêque?

R. Avant le dernier évangile, le consécrateur assis sur son fauteuil et aidé des évéques assistants, met la mitre au nouveau consacré, puis les gants et l'anneau. Cela étant fait, le consécrateur prend le consacré par la main droite, le premier évéque assistant le prend par la main gauche, et on l'intronise en le faisant asseoir dans le fauteuil que vient de quit-

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ter le consécrateur, ou même sur le trône pontifical s'il a été sacré dans sa cathédrale. Alors le consécrateur, tête nue au coin de l'évangile, entonne le Te Deum. Lorsque l'hymne est commencée, le nouveau consacré, placé entre les deux évêques assistants, tous mitres, parcourt l'église, bénissant le peuple. Lorsqu'il est de retour, l'hymne étant terminée, il donne solennellement la bénédiction au peuple. Cette auguste fonction se termine par la cérémonie des ADIEUX. Le consécrateur et les évêques assistants étant tous au côté de l'évangile avec leurs mitres, le nouveau consacré va se placer au côté de 1 epître avec la mitre et la crosse ; il fait trois génuflexions vers le consécrateur en avançant de quelques pas à chaque génuflexion et en chantant chaque fois plus haut : Ad MULTOS ANNOS, « longues années ». Après la troisième génuflexion, le consécrateur le relève, lui donne le baiser de paix, ainsi que les évêques assistants, on récite le dernier évangile et tous se retirent en paix.

De la consécration des églises.

688. D. Quelles sont les principales cérémonies de la bénédiction delà première pierre d'une éHise ?

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R. I-a veille du jour où a lieu cette b^nédic* tion, on plante une croix à l'endroit où sera l'autel de la nouvelle église. — On remarquera ensuite la bénédiction de l'eau, la bénédiction solennelle de la pierre qui doit être carrée ; la récitation des litanies, l'imposition de la première pierre par i'évéquc dans les fondations qu'il a aspergées à trois reprises, pendant le chant des antiennes et des psau* les que l'Église romaine a si sagement appliqués à cette cérémonie. La fonction se termine par le chant du Veni Creator et la bénédiction de l'évéque.

6S9. D. Quelles sont les cérémonies les plus remarquables dans la consécration d'une église T

R. On commence cette consécration par la récitation des Psaumes de la Pénitence. Les fidèles devront ensuite remarquer : 1*^ Les triples aspersions d'eau bénite faites par l'évéque, en dehors de l'église et en dedans, tant sur les murailles que sur le cimetière ou la terre des fondations et le pavé de l'intérieur. 2" La porte de l'église fermée qui s'ouvre au signe de croix fait par l'évéque avec sa crosse et au cri trois fois répété du peuple : OUVREZ, OUVREZ, OUVREZ. — 3^ L'alphabet grec et latin tracé sur de la cendre jetée en croix dans

l'église pour marquer l'union des églises, latine et grecque. 4° Les cinq croix faites fréquemment sur l'autel à consacrer pour rappeler les cinq plaies de Notre-Seigneur; les reliques des saints placées dans l'autel ; l'encensement près que continuel de l'autel qui représentejésus- Christ. 5" La procession des reliques au dehors de l'église et l'entrée du peuple à la suite de l'évêque, lorsqu'il a fait sur la porte l'onction du Saint-Chrême. La consécration des douze piliers en l'honneur des douze apôtres, colonnes de l'église. 7" Enfin le saint sacrifice célébré sur l'autel nouvellement consacré, pour nous rappeler que notre vie chrétienne ne peut subsister, ni être parfaite, sans l'immolation de l'auguste victime de nos autels.

690. D. Quelles sont les cérémonies les plus remarquables de la bénédiction d'un cimetière î

R. On place quatre croix aux extrémités du cimetière, et une plus grande au milieu. Au

moment de la bénédiction, trois cierges brûlent devant chacune de ces cinq croix. On récite les litanies des Saints, les Psaumes de la Pénitence et d'autres avec leurs antiennes. Entre ces psaumes, l'évêque chante de longues oraisons, puis il bénit et encense successivemen les cinq croix du cimetière et la terre, et ter mine en donnant sa bénédiction au peuple

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Après quoi, de retour à l'é^flisc, il célèbre le saint sacrifice, ou le fait célébrer par un prêtre.

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