D. D'où vient cet usage
R. C'est qu'autrefois les fidèles apportaient à l'autel le pain le vin et la cire nécessaires pour célébrer les saints mj^stères ; plus tard l'usage s'introduisit d'offrir non plus les choses elles-mêmes, mais l'argent nécessaire pour les acheter, et c'est ce qui subsiste encore de nos jours.
311. D. Ne pourriez-vous pas citer quelque beau vestige de cet ancien usage?
R. Oui, il y en a plusieurs exemples. En beaucoup de pays, dans les offices pour les morts, trois clercs de l'Église ou quelques parents du défunt, présententà l'offrande, l'unun ciergede cire, l'autre un pain, et le troisième du vin dans un vase ; le reste de l'assistance vient ensuite présenter son offrande en argent. — D^ns certains pays vignobles, à Argenteuil par exemple, à la messe d'actions de grâcesaprès la vendange, le chef des vignerons présente à l'offrande, dans la burette, du vin de la nouvelle récolte, et c'est ce vin qui sert au saint sacrifice pour la consécration du précieux sang. Une coutume à peu près
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semblable »e retrouve à Chartres et ailleurs : le sixième jour d'août, fôlc de la Transfiguration de Notrc-Scigneur, le diacre presse au-dessus du calice une grappe de raisin nouveau qui a été présentée à l'offrande.