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Sur la fin du Credo, les Officiers sacrés retournent

PART. 1, CHAP. XII

à l'autel de la manière que nous l'avons dit au n. 7. Après que le Célébrant a dit Dominus vobiscum^ de la même manière que précédemment, et qu'il a de nouveau fait la génuflexion, il dit Oremus, Alors le Diacre et le Sous-Diacre font la génuflexion pour aller, le premier à la droite du Célébrant, et le second à la crédence, prendre le calice à l'ordinaire ; celui-ci, en arrivant à l'autel, fait la génuflexion. Le Diacre présente au Célébrant la patène et le calice avec les baisers ordinaires (Merati, ib.); mais le Sous-Diacre présente les burettes sans baisers, et, ayant pris la patène, il fait une première génuflexion sur le marchejded, et une seconde en bas, lorsqu'il est descendu. Lorsque le Célébrant, pour encenser le très-saint Sacrement, se met à genoux sur le marciiepied, conformément au décret de la S. Congrégation des Rites du II février ITôé, le Sous-Diacre, tenant la patène, ne s'y met pas.

13. Après que le Célébrant a fait l'oblation du calice, le Diacre présente l'encens comme nous l'avons dit au n. 4. Le Célébrant, sans faire aucune génuflexion, encense les oblats, et le Diacre ne recule pas le calice. Après Pencensement des oblats, le Célébrant et le Diacre descendent sur le degré ; et, s'étant mis à genoux sur le bord du marchepied, le Célébrant encense le saint Sdicrement {Bftuld., ibid., n. 11; Meratû ibid., n. 15) et l'autel à l'ordinaire. Il est ensuite encensé de la manière que nous avons dit au n. 6 ; puis il se lave les mains au même lieu, selon que le prescrit la Rubrique du Missel pour le Vendredi saint, et la S. Congrégation des Rites, dans son décret du 22 août 1682. Il retourne ensuite au milieu, fait la génuflexion, et dit Suscipe, sanda Trini tas, etc.

14-. Le Diacre, après avoir encensé le Célébrant, va encenser le Chœur à l'ordinaire (1) : à son retour, il encense le Sous-Diacre, qui alors se retire un peu vers le côté de l'évangile, en faisant la génuflexion avant et après (Meratij ibid.). Le Diacre, ayant rendu l'encen-

(1) Quand le saint Sacrement est exposé, le Diacre ne salue pas le Chœur en y entrant, mais il salue seulement ceux qu'il encense avant et après Pencensement (Rép. du Pxéfetde la S. C. du 3 octob. 1851).

soir au Thuriféraire, monte sur son degré, fait la génuflexion, se tourne, en se plaçant pour être encensé, de la même manière que nous venons de dire pour le Sous- Diacre, et fait ensuite une seconde génuflexion.

15. Le Célébrant, ayant fini le Susdpe sanda TrinïtaSy etc., baise l'autel, fait la génuflexion, et se tourne pour V Orate frati'es de la même manière que pour le Dominus vobisœm, puis, sans achever le cercle {Ruhr, Miss, ut in Fer. 6 mnj, Hebdomad. ; Gav., part, iv, tit. xiv, n. 13; Merati, ihid., n. 13), il revient au milieu, fait de nouveau la génuflexion, et poursuit la Messe more olito.

16. Au Sanctus les Acolytes viennent avec des flambeaux, et, sans saluer le Chœur, ils se mettent à genoux, et y restent jusqu'après la communion du Prêtre. C'est, dit Baldeschi (append. I, n. 51), la pratique des égli'ses de Rome.

17. Après que le Célébrant a pris la dernière ^.l lution, le Diacre et le Sous-Diacre font à ses côtés la génuflexion, et changent de place. Le Sous-Diacre essuie le calice et le couvre à l'ordinaire, laissant le corporal sur l'autel, si immédiatement après on doit donner la bénédiction. Il a soin de se retirer un peu lorsque le Prêtre dit Domimcs vobiscum. Lorsqu'il a disposé le calice, il fuit une première génuflexion sur le marchepied, puis, en le ]»ortant à la crédence, il en fait une seconde sur le dernier degré, lorsqu'il passe devant le milieu de l'autel, et revient se mettre derrière le Diacre, où il fiit encore une génuflexion en arrivant.

18. Le Célébrant, après avoir laissé le calice entre les mains du Sous-Diacre, fait la génuflexion, et va lire la communion. Il retourne ensuite au milieu, fait la génuflexion, baise l'autel, et dit Dominus vobiscum en se tournant comme il a été dit plus haut. Il fait de nouveau la génuflexion, et va chanter les oraisons. Lorsqu'elles sont finies, il revient au milieu, fait la génuflexion, et baise l'autel. Pendant tout ce temps, le Diacre et le Sous-Diacre, lorsque celui-ci est revenu de porter le calice, se tiennent derrière le Célébrant, allant comme lui du milieu au côté, et revenant du côté au milieu, et faisant la génuflexion en même temps que lui. Après avoir baisé l'autel, le Prêtre se tourne pour

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dire Dominvs vobiscum : en même temps le Diacre fait une nouvelle génuflexion, se tourne par côté, de la même manière que le Célébrant, et chante Ite Missa est. Après quoi les trois Officiers sacrés font la génuflexion, le Célébrant dit Placent, tandis que le Diacre et le Sous-Diacre vont à l'ordinaire se mettre à genoux sur le bord du marchepied pour la bénédiction.

19. Le Célébrant, ayant terminé la prière Placeat, baise l'autel, et dit Benedicat vos omnipotens Deus -, ensuite, au lieu d'une inclination de tête, il fait la génuflexion, et se tourne pour la bénédiction de la même manière que pour le Dominus vobiscum; puis, sans achever le cercle et sans faire une nouvelle génuflexion, il se tourne sur la gauche de manière à se trouver près de l'évangile {Bauld,, ib., n. 13). Il signe le missel ou le carton s'ils sont à portée, et il se signe lui-même : mais il ne fait jamais de signe de croix sur l'autel {Rub. Miss., ut in Fer. 5, maj. Hebdomad.; Cœr, Ep,, n, 9). Lorsqu'il dit Verbum caro factum est, il fait la génuflexion vers le saint Sacrement (Bauld,^ ib.).

20. La Messe terminée, si l'on doit retourner à la sacristie, on le fait more solito, après une génuflexion utroque genu in piano, et sans saluer le Chœur. Mais si Ton doit immédiatement faire la procession ou donner la bénédiction, le Diacre et le Sous-Diacre montent aux côtés du Célébrant, et, après avoir fait la génuflexion unico genu, ils vont tous trois àia banquetteper breviorem. Ils quittent tous leurs manipules, et le Célébrant, ayant ôté la chasuble, prend une chape. Puis, ayant mis de l'encens dans l'encensoir, sans le bénir, les Officiers sacrés reviennent au pied de l'autel, où le Célébrant encense le très-saint Sacrement à genoux sur le dernier degré. On se conforme ensuite à ce qui est prescrit pour les processions ou pour la bénédiction.

DE LA MESSE SOLENN. EN PRES. DE L'ÊVÊftUE. 87

t5=- CHAPITRE XIII.

I>e la ITIesse Solennelle en présence de l'Eveqne (!)•

1. L'Evêque, dans son diocèse, peut assister à la Messe solennelle en chape et en mitre; alors il se revêt, pardessus le rochet de l'amict, de l'aube avec la ceinture, la croix pectorale, et i'étole sous l'i chape (2). En ce cas, il se place toujours à son trône, où il est accompagné du Prêtre assistant et des deux Diacres d'honneur, tous trois en habit ordinaire de Chœur (Cœrem., lib. II, cap. IX, n. 2 et 4). L'Evêque peut aussi assister à la Messe solennelle étant lui-même en habit ordinaire de Chœur, simplement avec la barrette, et alors il se place le plus ordinairement à sa stalle. Dans l'un et Tautre cas, un Clerc en surplis doit tenir un missel prêt pour le présenter ouvert en temps convenable au Prélat. Régulièrement, il y a en outre un autre Clerc pour porter le bougeoir {Cœr., Ep., lib. i, cap. xx, n. 1). Il ne fait guère porter la crosse que quand il assiste à son trône vesiitus sacris indumentis.

2. Lorsque PEvêque assiste àia Messe solennelle sur son trône, on doit lui préparer dans le sanctuaire, devant le milieu de l'autel, un prie-Dieu couvert d'un tapis vert ou violet, selon le temps (/ô., cap. xii, n. 8),

(1) Cum Episcopus, rei divinae peragendae causa, ad Ecclesiam venturiKs erit, sive ipsemet celebraturiis sit, sive alter, debent Canonici ornnes in eorum ecclesiastico et canonicali habitu, appropinquante hora, ad illum accedere, eumque cappa indutum comitari et deducere." (Caerem. lib. i, cap. xv, n. 1.) Les Chanoines sont-ils donc tenus d'aller chercher PEvêque lorsqu'il veut se rendre à la Cathédrale Ì S'il est l evêtu de la cappa magna, oui ; ils doivent et l'aller chercher avant l'Office et le reconduire après (S. R. C, 10 décemb. 174/J). Mais si PEvêque vient sine cappa, cum mazzetta tantum, ils n'y sont pas tenus (10 maii 1642).

(2) Voici le texte du Cérémonial des Evêques Valde... probandunn essetsi in solemnioribus festivi tatibus Episcopus, etiam non celebralurus, procederet ad Ecclesiam ; et tam Ves péris, quam Missae interesset, arnictu, alba, cingulo, cruce pectorali, stola, pluviali, et mitra paratus " Hib. i, cap. xv, n. 10). In solemnioribus festivitatibus Episcopus erit sem.per cum pluviali.... Poterit tamen, si magis placuerit, hujusmodi Missae in festis minus solemnibus cum sua cappa jontificali interesse" (lib. ii, cap. ix,n. 4).

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sur lequel il ira se mettre à genoux dans les temps de la Messe où l'on doit s'agenouiller. Lorsqu'il est à sa stalle, il s'y met à genoux sans se déplacer.

3. Toutes les fois que l'Evêque est présent de l'une de ces deux manières, il doit être salué en particulier, et non par un salut commun à tout le Chœur. Le Céréoionial assimile partout le salul à l'Evêque à celui qui est dû à la croix de l'autel ; c'est-à-dire qu'à l'exception des Chanoines et du Célébrant, qui lui font une inclination profonde, tous les autres devraient faire une génuflexion (1).

4. L'Evêque, en entrant dans l'église, reçoit l'aspersoir du plus digne de ceux qui l'ont accompagné ou qui sont venus pour le recevoir à l'entrée, lequel le lui présente avec les l3aisers ordinaires. lise donne d'abord de l'eau bénite à lui-même, puis il asperge tous ceux qui sont présents ; ensuite il se rend à l'autel du saint Sacrement pour y faire sa prière avant de se rendre au trône ou à sa stalle. Il est très-convenable, au moins les jours de fêtes, que l'on touche de l'orgue aussitôt qu'il entre à l'église (Cœr,, Ep., lib. i, cap. xv. n. 3. et 4.)

5. Si l'on doit faire l'aspersion de l'eau bénite, le Célébrant, après avoir aspergé l'autel, va présenter Paspersoir à l'Evêque, qui, après s'être donné de l'eau bénite à lui-même, asperge le Célébrant, comme il a été dit page 129.

6. C'est l'Evêque qui commence la Messe. Pour cela, il vient devant le milieu de l'autel, où ses assistants se mettent à sa droite, tandis que le Célébrant est à sa gauche ; le Diacre est à la gauche du Célébrant, et le Sous-Diacre à la gauche du Diacre : de telle sorte que l'Evêque et le Célébrant occupent le milieu, ayant tout leur cortège, le premier à sa droite, et le second à sa gauche j mais tous les Ministres doivent être un peu en arrière. Ainsi placé, l'Evêque commence ; le Célébrant, avec ses Ministres, lui répondent, se tournant vers l'évêque quand ils disent : Et tibiy Pater. . . et te, Pater (2).

(1) On peut voir, page 18; ce que nous avons dit touchant cette règle.

(2) Le Cérémonial desEvêques ne parle de cette manière de commencer qu'à l'occasion de la Messe des morts ; mais les autres Géré-

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Apre? que l'Evêqiie a dit Indulgentìain^ etc., il se retire et retourne à son siège, où il dit, conjointement avec le Célébrant, Deus, tu conversus^ etc., jusqu'à Aufer ànobis exclusivement.

7. C'est toujours l'Evêque qui met et bénit l'encens, aidé en cela par le Prêtre assistant, qui présente la navette. Le Thuriféraire présente à genoux l'encensoir ouvert.

S. Le Célébrant, même lorsque PEvêque est présent, est encensé autant de fois qu'à l'ordinaire (*S'. Congr. R., 4 Aug. 1663) 5 mais de deux coups seulement ( Cœr. Ep , lib. I, cap. xxni, n. 32). Quant au Prélat, s'il est à son trône, on Pencense trois fois, c'est-à-dire avant Piiitroït, après Pévangile et à l'offertoire. Mais si l'Evêque assiste simplement en sa stalle, avec son habit ordinaire de Chœur, il est encensé seulement à l'offertoire. Lorsque le Célébrant et l'Evêque sont encensés, PEvêque Pest toujours immédiatement après le Célébrant : celui-ci de deux coups par le Diacre, et l'Evêque de trois coups par le Prêtre assistant (^Cœr, Ep.^ lib. I, cap. xxni, n. 26, 27 et 32).

9. L'Evêque lit sur le missel, qu'un Clerc en surplis tient appuyé sur sa tête et ouvert devant lui, quatre fois pendant la Messe, savoir: 1^ Pintroït ; 2^ l'épître, le graduel, VJllleluia, le trait, en un mot, ce qu'il y a pour la Messe du jour jusqu'à l'évangile 5 3^ l'offertoire ; 4^ la postcommunion {Cœr, Ep., lib. i, cap. xx, n. 2).

10. Quatre fois pendant la Messe, les chanoines viennent se mettre en cercle devant l'Evêqu'^î, et récitent avec lui les prières qui suivent, savoir : les Kyrie et le Gloria in excelsis\ 2^ le Credo, pendant lequel ils fléchissent comme lui le genou au verset Et incarnatus es/; 3^ le Sanctus après la préface; 4^ Wâgnus Dei. Les plus jeunes arrivent les premiers, et les plus dignes, qui viennent après eux, se placent le plus près de PEvêque. Les plus dignes s'en retournent les premiers. Tant en arrivant qu'en se retirant, ils ont soin

moniaux qui expliquent le rit romain donnent les détails que nous exposons ici pour toute Messe solennelle célébrée devant l'Évêque dans son diocèse.

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de faire les révérences convenables tant à Pautel qu'à PEvêque. Lorsqu'ils se retirent, l'Evêque répond à leur salut en les bénisisunt. (^Cœr. Ep., ii, cap. xxi, n. 3 et 4< ; et lib. ii, cap. ix, n. 6) ( 1).

11. Après l'épître, le Sous-Diacre va baiser la main de PEvêque et recevoir sa bénédiction. S'il est Chanoine, il s'incline profondément ; s'il ne Pest pas, il se met à genoux. Dans l'un et l'autre cas, il a soin de faire les saints convenables en arrivant et en se retirant.

12. Pendant que le Célébrant lit l'évangile, le Diacre, après avoir posé le livre sur Pautel, va d'abord baiser la main de l'Evêque ; il fait les révérences convenables, et s'incline profondément ou se met à genoux, selon qu'il est Chanoine ou non. L'Evêque bénit ensuite l'encens. Le Diacre, revenu à l'autel, dit Mnnda cor meum sur le bord du marchepied, se relève, prend le livre, et descend du côté de Pépître, attendant qu'il soit temps d'aller demander la bénédiction à l'Evêque. Le moment venu, le Diacre, le Sous-Diacre, le Cérémoniaire, les Acolytes et le Thuriféraire se rangent au bas des degrés, comme ils le font d'ordinaire lorsqu'on se l)répare pour chanter l'évangile ; puis, ayant salué Pautel, ils vont devant PEvêque demander la bénédiction. L'ayant salué tous ensemble, ayant aussi salué le Chœur, s'ils sont à portée de le faire, ils se mettent tous à genoux devant l'Evêque, à l'exception de ceux qui seraient Chanoines, et le Diacre dit Jube^ Domne, benedicere. L'Evêque donne la bénédiction Dominus sit in corde^ etc., assis et couvert ; puis ils se relèvent, font de nou-veau les saints convenables, et vont, comme à l'ordinaire, au lieu où se chante l'évangile.

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