‹ Petit cérémonial selon le rit romain [microforme]Chapitre 25 sur 191 · Il fait signe aux Acolytes de partir lorsqu’il en est · texte numérisé non relu

Il fait signe aux Acolytes de partir lorsqu’il en est

temps; et lorsque le Clergé est en marche, il avertit les'

Ministres sacrés, lesquels font tous ensemble Pinclination à la croix. II marche lui-même avec eux (1), tête nue, c’est-à-dire qu’elle ne doit être couverte ni d’une barrette ni d’une calotte ; ce qu’il doit également observer dans tontes les autres fonctions, ainsi que l’a décrété la S. Congrégation des Rites, le 7 juillet 1734. II donne de Peau bénite au Sous-Diacre et au Diacre.

5. S’il y a des degrés à monter avant d’arriver à l’autel, le Cérémoniaire relève l’aube du Célébrant. A entrée dun sanctuaire ou à l’arrivée des Ministres sacrés à l’autel, il reçoit du Diacre et du Sous-Diacre les barrettes sans baiser, et, la génuflexion faite, il les place en ordre sur la banquette où ils doivent s’asseoir. Il se met ensuite à genoux au coin ce l’épître, la face tournée vers le côté de l’évangile; il répond au Prêtre à demivoix, fait sur lui-même les signes de croix accoutumés et les inclinations prescrites (2).

indiquée par l’Auteur, et qui est conforme aux dispositions du Cérémonial des Evêques, offre peut-être plus de difficultés et demande plus de soins de la part des Ministres inférieurs de l’autel, qui doivent tenir du feu toujours prêt ; mais elle présente l’avantage de ne pas les obliger à quitter le sanctuaire.

- (1) Sa place naturelle est devant le Sous-Diacre; mais aucune place ne lui est précisément assignée, si ce n’est dans quelques circonstances particulières, parce qu’il doit être là où sa présence est nésessaire ou utile.

(2) Il avertit au besoin les Chantres de commencer l’introït, ce qu’ils ne doivent pas faire avant que le Célébrant ne soit arrivé à l’autel, conformément au décret de la S. Congrégation des Rites du 14 avril 1703.

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6. La confession finie, il monte à l’autel avec les Ministres sacrés, et fait mettre l’encens (1) ; il descend ensuite au bas des degrés, in cornu epistole ; et quand le Célébrant doit encenser cette partie de l’autel, il ôte le missel, et le remet après, sans faire de génuflexion.

7. Après l’encensement de l’autel et du Célébrant, il indique de la main, s’il est à portée de le faire, le commencement de l’introït; ce qu’il fera toujours lorsqu’il servira le Célébrant pour le livre, ayant soin de l’élever, de le baisser selon le besoin, de tourner les feuillets, de lui indiquer où il doit lire, où il doit chanter, etc.

8. Quand le Célébrant a dit le dernier Kyrie, si le chant doit être long, il l’invite à aller s’asseoir à la banquette préparée à cet effet (2), car le Célébrant doit avoir une banquette, conformément au Cérémonial des Evéques (lib. 1, Cap. x'1, 1. 22), et au décret de la sainte Congrégation des Rite 31:27 août 1822, et non pas un fauteuil. Le Cérémc..r:, près de la banquette, se tient debout à la droite du wiacre, les mains modestement posées ante pectus ; ce qu’il observe toujours pendant le Gloria et le Credo lorsque les Ministres sacrés sont assis.

9. Lorsque le Chœur chante le dernier Kyrie, il invite, par une inclination médiocre, les Ministres sacrés à s’en retourner à l’autel, et pour lui il se rend au coin de l’épître (3). Si les Ministres sacrés rte se sont pas assis, quand le Chœur chante le dernier Æyrie, il leur fait signe d’aller au milieu de l'autel, où ils se mettent en flèche l’un derrière l’autre ; et lorsque le Célébrant a entonné le Gloria in excelsis Deo, il fait signe au Diacre et au Sous-Diacre de monter à ses côtés pour le réciter avec lui.

10. Lorsqu'ils ont fini de dire le Gloria in excelsis, il les avertit pour aller s’asseoir per breviorem. On prendra garde toutefois de ne pas le faire pendant que le Chœur

(1) Si le saint Sacrement est dans le tabernacle, il fait avec le Thuriféraire la génuflexion avant de monter.

(2) On ne doit aller s’asseoir qu’après que le Chœur a fini de chanter l’introït. (Décret de la S. Congrégation du 3 octobre 1851.)

.(8) Merati, Bauldry, du Molin et autres veulent que le Cérémoniaire précède les Ministres à l’autel et fasse la génuflexion à la gauche du Sous-Diacre.

chante les paroles Ædoramus le...Gratias agimus tibi... Jesu Christe...Suscipe deprecationem nostram. S’ils sont assis lorsqu’on chante ces paroles, il les avertit, par une inclination, de se découvrir ; pour lui, il demeure debout, et s'incline alors vers l’autel.

11. Lorsque le Chœur chante Cum sancto Spiritu, il fait signe aux Ministres sacrés de retourner à l’autel, et lui se rend au coin de l’épître (1); il trouve les oraisons que l’on doit chanter, les montre au Célébrant, et tourne les feuillets du missel.

12. Lorsque la dernière oraison est commencée, il se rend à la crédence, y prend le missel, et le tenant des deux mains par les côtés, l'ouverture à sa droite, il le donne au Sous-Diacre avec une inclination avant et après ; puis il se met à la gauche du dit Sous-Diacre (Caær. Ep., lib. n, cap. vu. n. 40), un peu derrière lui ; et lorsque le Célébrant termine la dernière oraison, ayant incliné la tête à ces mots Jesum Christum, ils vont ensemble au milieu de l’autel, font la génufñlexion, saluent le chœur (2), retournent à la place du Sous-Diacre ; le Cérémoniaire lui montre du doigt l’épître, l’assiste à sa gauche pendant qu’il la chante, fléchit avec lui le genou aux paroles In nomine Jesu, etc., et fait, comme lui, une inclination de tête aux noms de Jésus, de Marie, et du Saint dont on fait la fête. Immédiatement auparavant, il avertit aussi le Chœur de fléchir le genou ou de se découvrir.

13. Après que l’épiître est chantée, il retourne avec le Sous-Diacre au milieu de l'autel, fait avec lui la génuflexion, salue le Chœur (3), accompagne le Sous- Diacre, qui se rend au coin de l’épître pour recevoir la bénédiction du Célébrant, reprend de ses mains, avec les inclinations accoutumées, le missel qu’il donnera avec les mêmes saluts au Diacre, lorsque le Célébrant commencera l’évangile. L’évangile fini, il monte sur le marche-pied ou sur le degré le plus élevé 2n cornu

(1) L’observation de la note précédente convient également ici.

(2) On suppose le Chœur devant l’autel.

(3) Il faut observer tous les saluts au Chœur lors même qu’il serait éloigné de l’autel, (Déc. de la S. Congr. du 3 octobre 1851).

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epistole, pour faire mettre de l’encens; pour cela il donne la navette ouverte au Diacre.

Wota I. Si l’on chante au Chœur une prose ou un trait qui soit long, il invite les Ministres sacrés à aller s’asseoir per breviorem, et il assiste à la banquette comme pendant le Gloria. Sur la fin, il leur fait signe de se lever, puis il se rend au coin de l’épître, pour faire mettre de l’encens.

Nota II. Pendant les féries du Carême, au verset Adjuva nos, Deus, les Ministres sacrés se mettent à genoux sur le bord du marchepied. Il est donc convenable de mettre l’encens auparavant, afin que le Diacre puisse dire en même tempsle Munda cor meum. Comme alors on ne touche pas de l’orgue, il pourra prier les Chantres de prolonger le chant, pour donner le temps de faire toutes les cérémonies sans confusion.

14. Pendant que le Diacre reçoit la bénédiction du Célébrant, il se met près de lui pour l’aider en tout ce qui pourrait se rencontrer. Etant descendu, il se met à la droite du Thuriféraire. Alors tous les Officiers de l’autel se mettent sur trois lignes: les Ministres sacrés forment la première, le Cérémoniaire et le Thuriféraire la séconde, les Acolytes la troisième. Tous font la génuflexion et saluent le Chœur ensemble pour aller ?n cornu Evangelii, au lieu où se chante l’évangile (1). Le Cérémoniaire s’y place à la droite du Diacre, un peu derrière lui. Après que celui-ci a dit Sequentia sancti Evangelii, il lui donne l’encensoir, qu’il reprend après l’encensement du missel. Ayant remis l’encensoir au Thuriféraire, il assiste à l’évangile tout près du Diacre, à portée de tourner les feuillets du livre.

Nota. Si pendant l’évangile on doit se mettre à genoux ou incliner la tête, comme au nom de Jésus, etc., il le fera, tourné vers l'autel, afin que cela serve de signe au Célébrant. |

(1) Voici l’ordre tracé par le Cérémonial des Evêques pour se rendre au lieu où doit être chanté l’Evangile: ‘‘ Præcedit Cæremoniarius, mox Thuriferarius cum thuribulo et navicula, sequuntur duo Ceroferarii cum candelabris ac cereis accensis, deinde Subdiaconus manibus junctis, ultimo Diaconus, librum ÆEvangeliorum clausum ante pectus portans.” (Lib. rr, cap. vit, n. 44).

15. L’évangile fini, il s’eu va vers le côté de l’épitre et. fait la génuflexion en même temps que les autres (1). Il reçoit du Sous-Diacre le missel avec les inclinations convenables, et le replace sur la crédence ; puis il retourne in cornu epistolæ, et s’y tient jusqu’à ce que les Ministres sacrés aient fini le Credo. Il fait les inclinations de tête comme le Célébrant, et se signe en même temps que lui.

16. Quand le Célébrant dit le verset Ef 2ncarnatus est, le Cérémoniaire fléchit un genou. Quand les Ministres sacrés ont fini de réciter le Credo, il leur fait signe d’aller s'asseoir par le chemin le plus court. IL assiste à la banquette pour les avertir lorsqu'ils devront se découvrir. Quand le Chœur chante Et incarnatus, il se met à genoux ainsi que tous les Ministres inférieurs; les Ministres sacrés se découvrent seulement.

Nota. Aux Messes où les Ministres sacrés se mettent aussi à genoux pour le verset Et incarnatus est, le Cérémoniaire a dû faire d’avance préparer des coussins.

17. Quand on a fini de chanter ces paroles: Et homo factus est, le Cérémoniaire fait signe au Diacre de venir avec lui prendre la bourse, et, après la lui avoir donnée, il retourne à la banquette. A ces mots Et vitam venturi sæculi, ou un peu auparavant, il avertit les Ministres sacrés de retourner à l’autel; il retourne ensuite au coin de l’épitre.

18. Lorsque le Célébrant a dit Oremus avant l’offertoire, il fait signe au Sous-Diacre, et celui-ci, ayant fait la génuflexion, se rend à la crédence. En arrivant, le Cérémoniaire lui met le grand voile sur les épaules, de manière que la partie la plus longue pende du côté droit (2); puis il l’accompagne à l’autel, en portant lui-

(1) C’est-à-dire en même temps que les Acolytes, lorsqu’il passe devant l’autel pour se rendre au coin de l’épître, où il doit recevoir le livre du Sous-Diacre,

(2) D’après Merati, le Cérémoniaire ne se rendrait pas à la crédence, mais au livre, pour indiquer lOffertoire au Célébrant. Alors le Sous-Diacre va seul à la crédence, où il prend le voile aidé par les Acolytes. Cette dernière manière est plus conforme au Cérémonial des Evêques (lib. 1, cap. x, n. 5; lib. 11, cap. vrrr,n. 60). IL semble naturel que le Cérémoniaire assiste le Célébrant de préférence à ses Ministres,

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ème le ciboire, qui, au besoin, a dû être préparé sur crédence ; il aide à découvrir le calice, et, lorsque le pus-Diacre s’est retiré avec la patène, il fait mettre encens à l’ordinaire.

19. Ilse retire au coin de l’épître, et, pendant que 42 Célébrant encense la croix ou la partie de l’épître, il hsse au côté de l’évangile, ayant soin de faire la génu- Mexion au milieu de l’autel ; il Ôte le missel, descend bas des degrés, et remet le livre à sa place après que } Célébrant a encensé cette partie de l’autel. Il reste ors auprès du missel pour assister le Célébrant, lui iniquer à l'ordinaire les oraisons et tourner les feuillets. 20. Quand la préface est finie, il fait signe au Diacre e monter sur le marchepied à la droite du Célébrant our dire le S'anctus; il avertit également le Sous-Diae, dans les lienx où c’est la coutume que celui-ci honte à la gauche du Célébrant pour dire avec lui le anctus. La S. Congrégation des Rites a déclaré, le novembre 1831, que, sur ce point, chaque église ouvait suivre sa coutume. À Te igitur, le Diacre passe 4 la gauche du Célébrant, et le Cérémoniaire se rend Mu coin de l’épître: tous deux font la génuflexion en assant au milieu de Pautel (1) A ces paroles, Qui prite quam pateretur, ayant mis de l’encens dans l’encenoir (Cær. Ep., lib. 11, cap. vu, n. 10.), il se met à ge- Moux en même temps que le Thuriféraire, et à l’élévaion il veille à ce qu’on sonne la clochette de trois coups istincts, ayant soin de faire avec le Thuriférairé une nclination profonde avant et après chaque élévation. 21. Après la seconde élévation, il se lève (2) et reste à la même place, ou bien il se met sur le degré le plus rès de l’autel jusqu’à V'obis quoque peccatoribus. Alors l'passe de l’autre côté en faisant la génuflexion au mi-

(1) L’Auteur ne suppose pas le saint Sacrement dans le tabernacle. Mais s’il est présent, il faut deux génuflexions; et, dans ce cas, on peut poser ce principe général, que, toutes les fois qu’un Ministre de l’autel passe d’un côté à l’autre du Célébrant, il fait toujours une remière génuflexion au lieu du départ, une seconde au lieu de l’arivée, et point au milieu.

42 (2) On suppose que le Chœur se lève : autrement le Cérémoniaire resterait également à genoux jusqu’à Nobis quoque peccatoribus.

lion de l’autel, mais toujours derrière le Sous-Diacre.

22. Lorsque le Diacre quitte la gauche du Célébrant, il prend sa place, fait de nouveau la génuflexion avec le Célébrant et le Diacre, qui déjà doit être à droite. Le Cérémoniaire reste au même lieu pour assister le Cf!é6brant en ce qui regarde le missel jusqu’* l’2gnus Dei ; il fait toutes les génuflexions avec le Céiebrant, tourne les feuillets, etc.

23. Avant que le Pater commence, il fa.t signe au Dincre, qui, ayant fait la génuñexion, se retire derrière le Célébrant sur son degré ordinaire. A Démilte nobis, le Cérémoniaire avertit de nouveau le Diacre et aussi le Sous-Diacre, lesquels, ayant fait la génuflexion, montent au côté de l’épître. Le Sous-Diacre y dépose la patène, quitte l’écharpe, et, au signe du Cérémoniaire, ayant fait la génuflexion, il retourne à sa place ën plano, tandis que le Diacre reste à la droite du Célébrant. Quant au Cérémoniaire, il reste à la gauche jusqu’à ce que le Célébraut ait chanté les paroles Pax Domini: alors il fait signe au Sous-Diacre, et celui-ci, ayant fait la génuflexion en sa place, monte à la gauche du Célébrant, où il fait une nouvelle génuflexion (1), et dit avec lui l’Agnus Dei (Rubr. Miss., part. n, tit. x, n. 8). Le Cérémoniaire, ayant fait la génuflexion au moment de l’arrivée du Sous-Diacre, et en même temps que lui, avec le Célébrant, descend sur le pavé, et attend le Sous-Diacre pour l’accompagner lorsqu’il ira donner la paix. On la donne d’abord au côté de l’évangile, en commençant per le plus digne, puis au côté de l’épître, en ayant soin

e faire la génuflexion lorsqu’on passe devant le milieu de l’autel (2).

PART, 1, CHAP. VIe

(1) Si le Sous-Diacre fait ici une seconde génufñlexion, c’est parce qu’il se trouve à côté du Célébrant au moment où celui-ci la fait avec le Diacre et le Cérémoniaire. Mais on peut faire cette remarque générale, que toutes les fois qu’un ministre de l’autel se déplace après La consécration, (ou même avant la consécration, si le saint Sacrement est dans le tabernacle), pour aller à côté du Célébrant, ou le quitte pour venir se placer derrière lui, s’il ne doit pas passer au milieu de Pautel, il fait seulement la génuflexion avant de partir, et ne la fait qu en arrivant, à moins que, comme ici, des circonstances particulières ne l’exigent.

(2) On suppose que le premier Chœur est toujours du côté de

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