DE LA MESSE SOLENN. EN PRÉS. DE L’ÉVÊQUE
Après que l’Evêque a dit Zndulgentiam, etc., il se retire et retourne à son siége, où il dit, conjointement avec le Célébrant, Deus, tu conversus, etc., jusqu’à Æufer à nobis exclusivement.
7. C’est toujours l’Evêque qui met et bénit l’encens, aidé en cela par le Prêtre assistant, qui présente la navette. Le Thuriféraire présente à genoux l’encensoir ouvert.
8. Le Célébrant, même lorsque l’Evêque est présent, est encensé autant de fois qu’à l’ordinaire (S. Congr. R., 4 Aug. 1663) ; mais de deux coups seulement ( Cær. Ep , lib. 1, cap. xx, n. 32). Quant au Prélat, s’il est à son trône, on l’encense trois fois, c’est-à-dire avant l'introït, après l’évangile et à l’offertoire. Mais si l’Evêque assiste simplement en sa stalle, avec son habit ordinaire de Chœur, il est encensé seulement à l’offertoire. Lorsque le Célébrant et l’Evêque sont encensés, l’'Evêque l’est toujours immédiatement après le Célébrant : celui-ci de deux coups par le Diacre, et l’'Evéque de trois coups par le Prêtre assistant (Cær. Ep. lib. 1, Cap. xx, n. 26, 27 et 32).
9. L’Evêque lit sur le missel, qu’un Clerc en surplis tient appuyé sur sa tête et ouvert devant lui, quatre fois pendant la Messe, savoir: 19 l’introït ; 20 l’épitre, le graduel, l’Æi-luia, le trait, en un mot, ce qu’il y a pour la Messe du jour jusqu’à l’évangile ; 39 l’offertoire ; 49 la postcommunion (Cær. Ep., lib. 1, cap. xx, n. 2).
10. Quatre fois pendant la Messe, les chanoines viennent se mettre en cercle devant l’Evêque, et récitent avec lui les prières qui suivent, savoir: les Kyrie et le Gloria in excelsis; 29 le Credo, pendant lequel ils fléchissent comme lui le genou au verset Et incarnatus est; 39 le Sanctus après la préface ; 40 l’Agnus Dei. Les plus jeunes arrivent les premiers, et les plus dignes, qui viennent après eux, se placent le plus près de l’Evêque. Les plus dignes s’en retournent les premiers. Tant en arrivant qu’en se retirant, ils ont soin
moniaux qui expliquent le rit romain donnent les détails que nous exposons ici pour toute Messe solennelle célébrée devant l’Évêque dans son diocèse. :
de faire les révérences convenables tant à l’autel qu’à l'Evêque. Lorsqu'ils se retirent, l’Evêque répond à leur salut en les Tiolnant, (Cer. Ep., u, cap. xx, n. 3 et 4; et Lib. 11, cap. 1x, n. 6) (1).
11. Après l’épître, le Sous-Diacre va baiser la main de l’Evêque et recevoir sa bénédiction, S’il est Chanoine, il s'incline profondément ; s’il ne l’est pas, il se met à genoux. Dans l’un et l’autre cas, il a soin de faire les saluts convenables en arrivant et en se retirant.
12. Pendant que le Célébrant lit l’évangile, le Diacre, après avoir posé le livre sur l’autel, va d’abord baiser la main de l’Evêque ; il fait les révérences convenables, et s’incline profondément ou se met à genoux, selon qu’il est Chanoine ou non. L’Evêque bénit ensuite l’encens. Le Diacre, revenu à l’autel, dit Munda cor meum sur le bord du marchepied, se relève, prend le livre, et descend du côté de l’épître, attendant qu’il soit temps d’aller demander lu bénédiction à l'Evêque. Le moment venu, le Diacre, le Sous-Diacre, le Cérémoniaire, les Acolytes et le Thuriféraire se rangeut au bas des degrés, comme ils le font d’ordinaire lorsqu'on se prépare pour chanter l’évangile ; puis, ayant salué l’autel, ils vont devant l’Evêque demander la bénédiction. L’ayant salué tous ensemble, ayant aussi salué le Chœur, s’ils sont à portée de le faire, ils se mettent tous à genoux devant l’Evêque, à l’exception de ceux qui seraient Chanoines, et le Diacre dit Jube, Domne, benedicere. L’Evêque donne la bénédiction Dominus sit in corde, etc., assis et couvert ; puis ils se relèvent, font de nouveau les saluts convenables, et vont,comme à l’ordinaire, au lieu où se chante l’évangile.