DE LA PROCESSION DE LA FÊTE-DIEU
tonne le Pange lingua, et la Procession se met en marche par le chemin accoutumé,
7. Si le trajet à parcourir était long, le Prêtre pourrait s'arrêter dans quelque église, on à quelque autel préparé convenablement sur le chemin. Cela peut se faire avec la permission de l'Ordinaire, pourvu que ce ne soit pas trop souvent, ainsi que le déclare le Cérémonial des Evêques (lib. n, cap. xxx, n. 22). Il prescrit au Célébrant, après qu’il aura posé le très-saint Sacrement sur l’autel, avant de se remettre en marche, de l’encenser more solito, et de chanter l’oraison Deus, qui nobis, etc. Et par le Célébrant on n’entend pas seulement parler d’un Evêque, ou d’un Dignitaire, mais encore d’un simple Prêtre, ainsi que le porte un décret de la S. Congrégation des Rites du 10 juillet 1677.
8. Quoiqu’on ne puisse déduire ni du texte du Cérémonial des Evêques, ni d’une instance faite à la S. Congrégation des Rites le 11 mai 1652, laquelle prescrit d’observer le dit Cérémonial, qu’il soit permis de donner la bénédiction au peuple; néanmoins cela peut se faire, ainsi qu’on y est autorisé, toutefois avec quelques réserves, par la réponse à une autre instance du i6 mai 1744, et encore, de nos jours, le 23 septembre 1820. C’est ce qui résulte clairement du décret qui suit: Juæta votum : nimirum : non obstante decreto inserto in Ordine divini Officit recitandi, vetuslissimam consuetudinem tolerari posse, eo tamen modo, ut sallem servetur regula Cœremonialis, quod non toties pausatio fiat et benediclio elargiatur quoties altaria occurrunt, sed semel ‘vel üerum : et allaria per viam éxtrucia sinl decenler ornata, et a probo cœremontiarum perilo prius auctoritate Episcopi visilata.
9. Dans les circonstances où l’on a cette permission de l’Ordinaire, lorsque les Ministres sacrés sont arrivés devant l’autel, le Diacre, s’étant mis à genoux, reçoit l'ostensoir des mains du Célébrant, le place more solito sur l’autel ou sur le trône préparé, fait la génuflexion puis va se mettre à la droite du Célébrant. Celui-ci quitte l’écharpe, les chantres chantent le Tanium ergo, et le Célébrant encense à l'ordinaire.