‹ Petit Courrier de l’Enfant-JésusChapitre 4 sur 4 · ÉDITIONS DU BON-PASTEUR · texte numérisé non relu

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^ETJT fiOüRRÏEK DE l’^NFANT-.^ÉSÜS

Message de l’Enfant-Jésus

à ses petits visiteurs

P. Eugène Prévost

Bethléem, 25 Décembre

Mon cher enfant,

On fa dit qu'à l’église il y avait un petit enfant couché sur la paille, dans une crèche, et tu viens le visiter,

Mais sais-tu qui je suis et d’où je viens ? — je suis ton EUeu et je viens du ciel ! C'est moi qui t’ai créé et te conserve (a vie. Sans moi tu n’existerais pas, tu ne serais pas un petit en-, faut, tu n aurais pas tes bons Parents et tu ne serais pas heureux comme tu l’es aujourd’hui,

Api rpets-toi à genoux, joins tes, petites mains et remercie-moi çle tout tort cœur pou/ t°ut Qe que je faj donné,

Regarde-moi, je suis encore plus petit que foi, et c’est pourquoi je suis si heureux que les, petits enfants viennent me voir.

Mais apprends qu'avant de naître dans une crèche à Bethléem, j’habitais le ciel où je suis de toute éternité. Là — haut j’étais parfaitement heureux ; mais les petits enfants sur la terre l’étaient moins que moi, et c’est pourquoi je suis venu les voir.

Nous allons donc pouvoir nous voir souvent. Viens me visiter tous les jours, si tu le peux, et je f enseignerai bien des choses.

Je te bénis , mon cher petit enfant.

Au revoir.

Enfant-Jésus,

Bethléem, 25 Décembre

Mon cher enfant,

Je t’attendais, car j’avais quelque chose de bien pressé à te dire. Sais-tu quoi ?... Eh bien ! je faime.

Je t’aime, et il y a bien longtemps.

Dans mon beau ciel, je pensais à toi, et je me disais : j’ai hâte d’aller voir ce cher enfant que j’aime tant. Et c’est pour cela que je suis venu.

Au ciel, j’ai les petits anges qui m’entourent ; sur la terre, je veux avoir les petits enfants.

Quand on est petit, on aime à être caressé. M’aimes-tu assez pour venir souvent me dire un petit bonjour et me donner un baiser ? Oh ! comme tu me ferais plaisir !

je te regarde comme mon petit ami ; et je sais bien que toi aussi tu m’aimes et ne voudrais pas me faire jamais de peine.

Pense souvent que, même quand tu es loin, je te regarde, je pense sans cesse à toi, je te suis partout. J’ai hâte de constater que toi aussi tu penses à moi.

Alors, je me dis : mon petit ami m’aime ; et je suis heureux.

Ne veux-tu pas me rendre toujours heureux ? Pour cela, rappelle-toi que je ne te quitte jamais d’esprit et de cœur, et cherche à me faire plaisir en me redisant souvent que tu m’aimes.

Restons amis, je te bénis.

Enfant-Jésus

Bethléem, 25 Décembre

Mon cher enfant,

i li sais q u avant de descendre du ciel, pour naître à Bethléem, j’étais parfaitement heureux avec mon divin Père, et j’ai voulu te faire partager mon bonheur, je t’ai donné mon propre Père pour Père, et c’est pourquoi tu dis tous les jours : « Notre Père qui êtes aux deux. »

Sur la terre, j’ai eu une Mère comme tu en as une : c’est la Très Sainte Vierge. Après moi, c’est la créature la plus belle, la plus pure, la plus sainte qui existera jamais.

Et comme je t’aime de tout mon cœur, après t’avoir donné mon Père, j’ai voulu te donner ma Mère. Nous sommes ainsi les enfants d’un même

Père et d’une même Mère ; et c’est pourquoi nous sommes frères.

Vois comme il m’a fallu t’aimer pour te faire mon petit frère, moi qui suis Dieu et toi qui es un pauvre petit enfant, bien faible encore et avec des défauts. Il faut donc bien vite t’en corriger, sans quoi nous serions des petits frères qui ne se ressembleraient pas.

Je suis heureux quand je t’appelle mon petit frère, car il me semble qu’ alors je t’aime davantage. Toi, sois heureux à ton tour, en pensant au grand honneur que je t’ai fait et en faisant tous tes efforts pour me ressembler.

Je t’embrasse, mon petit frère, et je te bénis.

Enfant-Jésus

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