DEUXIÈME BASE FONDAMENTALE
« Ija division ile la gravité aux deux pôles , prouvée: 1° D'après Halley^ par les phénomènes de l'aiguille aimontée f division qui entraine de toute nécessité leur mouventent oscillatoire; a** d'après Euler y par les lois de la mécanique qui n'admettent que des centres ^'inertie y et portent la gravité à la superficie des corps sphcriques ou aux extrémités des axes,
« Cette seconde base fondamentale est développée paragraphe XI et XII » pages 46 à 78. £lle anéantit les prétendues lois de la gravitation, frappe d'inadmissibilité la force projectile, et détruit à elle seule encore tout le système de Copernic.
« C'est donc sur ces deux points capitaux que j'appelle rinvestigation la' plus scrupuleuse de Messieurs les Savans composant la réunion , les priant de vouloir bien m*éclaircr par les objections que viendraient leur suggérer mes divers théorèmes , ou par l'approbation des principes émis qu'ils pou^n'aient admettre*
R Une discussion approfondie sur ce sujet sera d'autant plus à propos, qu'elle servira de préliminaire à l'examen que Messieurs les Lords de l'Amirauté provoquent surtout l'ouvrage, d'après la supplique (i) que
(t) Sachant qu'à moins d'un ordre supérîear , la Société royale de Londres ne changerait rien à la délibération prise dans la lettre ci^dessous (<z), je présentai la supplique suivante :
« Au Roi , à ses Ministres , à S, A. II. Monseigneur le duc de Snssex , président de la Société roj aïe des Sciences, •
. « SiRB, le gouvernement anglais, m^ par l'intérêt sacré
(a) « Sommerset house, etc. Monsieur, j*ai l^oaneur <l*accu«er la réceptioa de votre ouvrage , Question de Longitude sur mer, et d'une sphère inécanique dont VDns avez bien voulu faire hommage à la Société royale. Elle m*a chargé de vous en faire ses remerciemens ; m'ait vu qu*il est entièreraeat étranger aui^ usaget de la Société royale « elle ne saurait obtempérer à votre désir (Tcn faire Tobjet d'un rap* port, quel que soit le mérite de votre découverte.
M. Je ni*empfeS6e en môme temps de vous témoigner ma recouDais" sance pour l'exemplaire que vous avez bieti voulu m'offrit dtf même ouvrage. . '
m Agréez , Moniteur * l'assurance de ma hante considération.
« Le secrétaire^ pour l'Etranger^ de la société roj^ale, Ch. Koiriôi »
— i3 je leur ai adressée j et qu'elle fera connaf tx'é l''ô{)tnioxi justement prépondérante des savans Astronomes dont ils auraient réclamé les lumières en cette occasion sans leur éioignement de la 'capitale. »
da commerce » a institué un prix d*un million pour celui qui indiquerait les moyens d'obtenir la longitude exacte sur mer. Je viens de faire hommage à la Société royale , d'une sphère et d*un ouvrage qui donnent satisfaction h cet égard ; mais Tnsage de la Société n'est pas de faire faire l'examen des mémoires qu'on lui présente , de manière que les découvertes les plus importantes n'ont aucun résultat, si elles ne se produisent par une autre voie. . .
« Cet étrange usage cède pourtant , comme de raison 9 à l'ordre de Votre Majesté ou de ses Ministres.
• Sire , vous ne voudrez pas saiiS doute que l'on puisse jamais dire:
« Que sous le règne de Guillaume IV, la question de lon« « gitude fut résolue; que le mémoire fut présenté à la So-
■ ciété royale ; mais que la qualité^ d'étranger et la profession
■ de catholicisme firent perdre à l'auteur ses droits à obie- « nir l'examen de son travail , et changèrent pour lui l'é- « quité anglaise, qu'il était venu réclamer eti toute con- • fiance. »
■ Votre Majesté ne voudra pas qu'on puisse jamais dire : < Qu'un prix fut fondé avec munificence par le gouvcr- « nement anglais pour une question vitele de commerce ,
■ mais sous la défense tacite d'examiner les mémoires qui se- « raient présentés, afin de n'avoir pas à payer le million « promis , dans le cas où la question serait résolue. »
« Sire, c'est dans cet espoir que je supplie très-humblement Votre Majesté d'ordonner à la Société royale des Scien-* ces qui est sons votre haute protection , de procéder à l'examen de la sphère et de l'ouvrage que je lui ai soumis.
« De Votre Majeeté , etc. ■
Le 19 juin je reçus de TAmirauté une réponse dont voicr l'exacte traduction :
« Monsieur, ayant mis sous les yeux des Lords Commis-saires de l*Âmirauté votie lettre du 17, et la brochure qui euest l'objet, j'ai eu ordre de vous informer que leurs Seigneuries ne. pensent pas qu'il soit nécessaire que vous preuiex d'antre soin à ce sujet. *
Cette lettre, paraîtra sans doute un pen ambiguë à cent qui ne connaissent pas les usages de l'Angleterre ; mais dant un précédent voyage où l'en m'avait saisi un petit panier de viu de Champagne I par cela seul qu'il était avec moi sur un
, t>e dernier point est le plus essentiel. En faisant pas* ^er le cercle oscillateur par le 55^ degré de longitude « cap Malan, et le ix5% lie Marguerite, j'ai placé d'abord le méridien estival sur le ii5* degré : pourvu que Paris , à cause de la déviation de l'aiguille, se trouvât à a5 degrés environ d'un des quatre azimuths ou des 8 bras de la balance médiastre ^ peu importait pour la démonstration du système. Depuis , j'ai vu dans l'Annuaire de i832, « qu'à égalité de latitude, il fait beau- « coup plus froid aux Etats-Unis qu'en Europe \ mais «c que cette dissemblance s'efface presque entièrement « quand les points de comparaison d'Amérique sont pris « sur la c6le occidentale , ou en d'autres termes , près « du rivage du grand océan , et que le froid de la côte « d'Asie ne le cède pa& à celui de la côte atlantique de « TAmérique du Nord. » Ces différentes observations de M. Arago m'ont engagé, changeant le côté de l'oscillation des pôles , à faire descendre le cap Malan sur l'ccliptique , au lieu d'y enfoncer l'île Marguerite. En effet , on voit tout d'abord comment la côte atlantique de l'Amérique et la côte d'Asie y étant alors plus éloi-* gnées que l'Europe du méridien estival qui s'incline sur l'orbe solaire , doivent avoir une température plus froide. Mais pourquoi cela n'a-t-il pas également lieu sur la côte occidentale d'Amérique qui est encore plus loin du méridien estival, puisqu'elle se trouve sons le liiéraal ? Positivement , je crois , par cette raison même; car elle est tout à la fois et dans Tazimuth ou bras principal delà balance d'attraction médiastre et au pôle de gravité de l'axe oscillateur GN.
Je crois donc devoir m'en tenir, pour l'oscillation de mes sphères , à cette dernière base , tant qu'aucune discussion scientifique ou aucune observation nouvelle ne viendra la contredire.
«feAMMtaaaMMâMMMMWMMM.
Imprimerie de Bagquxnois et Appert, rue Christine, n° 2.