BONTÉ, BéNIONITÉ, DÉBONNAIRBTÉ, MANSUÉTUDE
La bonté est rinclination à faire du bien; la bénignité a de plus que la bonté, un caractère affable, focile, indulgent; [ik débwmaireté consiste dans un caractère doux, patient, ionganime et même un peu faible* 1^ man«u^tude, dans
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une humeur égaie , aans une onsposition au pardon , à la clémence; elle est la réunion de la bonte\ de âi bénignité , de la débonnaireté. Le propre de la bonté est de se faire otmer (Acad.)- Lorsque Dieu forma le cœur, il y mit premièrement la bonté (Bossubt). Épaminondas avait V extrême r valeur jointe à Vextréme bénignité (Pascal). Le vainqtieur
» les traita avec débonnaireté. La mansuétude est une vertu
i chrétienne (Acad.}. Voir 164, 183.
I 185. BONTÉ 9 HUnAlfflTE^ BSHSiniLIllÈ, TENDRESSE.
*• On appelle bonté une disposition toigours égale à faire le
3 bien , un caractère constant de bienveillance et de bieofai-
f^ sance ; Vhumanité est une vertu qui consiste à aider le mal-
S heureux» à soulager celui qui souflie; la sensibilité est une
p inclination du cœur à s'attendrir sur les maux d'autrui , à
^ ressentir les peines d'un autre aussi vivement que les sien-
2 nés propres; la tendresse est une bonté active, qui cherche
. sans cesse à se développer et à répandre sur autrui les sei2-
C timents les plus affectueux. Coquin, vois sa bonté (Moliârs).
.. Toute l'armée admirait la bonté de cœur avec laquelle il
\ secourait son plus grand ennemi (Fânelon). Loin d'ici ces
héros sans humanité (Bossuet) . Ame inhumaine, avex-vous
donc laissé toute votre sensibilité sur un thédtre (Massil-
lon)7 Plus la charité voit ses enfants sur le point de périr,
phu sa tendresse s'alarme et se réveille (Massillon). Voir 76»