‹ Petit dictionnaire des synonymes françaisChapitre 122 sur 581 · CARN — CASS · texte numérisé non relu

CARN — CASS

mêmes ^ la fkUterie des autres ne pourrait nous nv (La Rochefoucauld). Ce sont des contes plus étranges qii renard qui cajole un eorheau sur sa voix (La Fontaib n est entouré dé parasites qui «« flagornent (Acad.). Voir5

S04. CAANASSIKR, GARNITOEB.

Un animal carnassier est celui qui se nourrit toujours habituellement de chair, comme le tigre, le lion , etc. ; animal camivore est cdui qui mange de la chair, mai» . se nourrit aussi d'autres alimenta, comme l'homme, chien, etc.

son. Ar CAS, EN CAS.

Au cas marque plutôt la supposition d'un événement terminé que l'on a particulièrement en vue ; en cas se mieux lorsque Ton peut considérer diverses alternative lorsque des eiffconstanees différentes peuvent se présenti il est plus vague. Au cas que ce qu'on en dit soit vérita (Pascal). Au cas que c^ arrive, que cela soit. En cas mert , en cas de rupture (Acad.).

fiOe. CASSEE, ROMPEE, BRISEE.

Casser, c'est détruire la continuité d'un corps fragile le choquant, en le heurtant, en le frappant; rompre, c' détruire la connexion des parties d'un corps résistant élastique, en l'enfonçant, en le surchargeant, en f sant effort pour le ployer; briser, c'est réduire un co] en pièces, en mille morceaux. Au figuré, on casse ce qu' annule; on rompt ce dont on se* dégage. Une poutre c&i les jambes àVathlète (La Fontaike). Quelque sensible U que cet arrêt me fasse. Je me garderai bien de vouU qu'on le casse (Moliârb). Un coup de vent & rompu le gra mât (Acad.). Les fauvettes ont rompu les œufs (Buffon). tu dis un seul mot, je te romprai les bras (Molièbb). Et romps tous les nceuds qui m* attachent à vous (Racin Les vents et les fiôts aui ont brisé nlitsieurs fois mes va\

64 CAUS — CERT

$ea%uc contre les ieueUs (Fénblon). Il ne brise pas ceux qw plient (La BRUTàRs). Voir 86.

t07. CAUSTIQUE) SATimiQUB, MOEDANT.

^ L'esprit caustique est celui qui met d&ns toutes ses exprès-

K fions de l'ironie, de la malignité^; l'esprit satirique ne

Ë s'exerce que sur les objets qui méritent le blâme ou ont

^ quelque (^ose de ridicule; l'esprit mordat^l s'attaque à

t tout, déchire tout, apporte dans tout de la méchanceté.

I^ Dans mes vers moins caustique (Boileau). Mais ne crai-

^ ffnex-vous point que pour rire de vous,.,, je ne ranime ma

^ satirique audace (Boileau) ? Dans vos discours chagrins^

s» Plus aigre et plus mordant qu*une femme en furie (Boi-

> LBAU.)

^ t08. CAUTION, GAEAKT, E^PONDANT.

^ ta caution s'oblige à satisfaire aux engagements pécu

^ niaires, à indemniser des malversations de celui qu'efte

^ cautionne , 6u à payer une certaine somme dans le cas où

^ celui dont elle répond ne tiendrait pas une parole donnée;

\ le garant s'oblige à maintenir, à assurer , à ses risques et

* périls, l'exécution d'un acte, la jouissance d'une chose

cédée ou vendue ; le répondant s'oblige , mais volontairement, envers celui à qui il répond, à réparer les torts ou à indemniser des pertes qu'on pourrait essuyer de la part de celui dont il répond. Caution solidaire, solvdble; décharger Z6« cautions. Mettre quelqu'un en liberté provisoire, moyennant caution. Le vendeur est garant envers l'acquéreur de la propriété de la chose qu'il lui a vendue (Acad.). Il ne voulut jamais donner d'autre garant de sa parole que sa parole même (Fléchier). Ce domestique, ce commis a de bons répondants (Agad.).

à09. CBETAIN, SUE.

Certain se dit des choses que l'on peut affirmer; sûr, ies choses ou l'es personnes auxquelles on peut croire , se

fier. La nouvelle exùertaine ; fat eu un avis certain (âcad.). n est certain Que mon père s'est mis en tête ce dessein (MoLiàRB). Bien n*est plus sûr. Je vous donne cela pour sûr (AcAB.). Nos plus sûrs protecteurs sont not moeurs (Yauvknabgues). Voir 1078. i

tlO. GSETKS, GERTAINEHKHTi ATEG GBBTiTUDB, i '

Certes est une affirmation tranchante et absolue , qui dé- ^

fend le soupçon, le doute, une sorte de jurement; certaine" ^

ment est une affirmation qui désigne la conviction, la per- z

suasion de celui qui parle, plutôt que les raisons qu'il a «^

d'affirmer; avec certitude est ime assertion qui désigne les tl

raisons, les motifs puissants que Ton a de croire ou de dire C -

une chose. Certes, c'est une chose aussi qui scandaliset '3t '"

De voir qu'un inconnu céans s*impatronise (MoLiias). La ^T ,

prétendue lettre du roi de Prusse esê certainement de dU- :^ -

lembert (J. J. Rousseau). Quand le premier sens littéral ^ se trouve contraire à ce que le sens ou la raison reconnais-

sent avec certitude (Pascal). ^

Page 1