CHOQUER, BBVRTER
ifhoquer exprime une rencontre entre deux corps» tins que le coup porté par l'un des deux à l'autre soit nécessaire
ment violent; heurter, au contraire, marque toujours une »
rencontre rude, impétueuse. Au figuré, choquer, c'est of i
fenser légèrement; heurter, c'est blesser grossièrement. Z
Choquer les verres, à table, l'un contre Vautre, Se heurtei z
la tête contre un mur (âcad.). Il ne voit point dVcueti J qu'il ne faille choquer (Boileau). Gardex-vous de choquer ia délicatesse de son /lutneur (SAinT-ËVRBHOND). Cela heurte
laraison, le sens commun (àcàd.). Cette grande roideur ^
des vertus des vieux dges Heurte trop notre siècle (Ho< j
hère). r
2S1. aEL, PARADIS. "Z
Le ciel est le séjour propre de la gloire ; le paradis, celui ^
de la béatitude. Son orgueil sera monté jusqu'au ciel (Mas- *
sillon). Venise se doit nommer à cette heure le paradis dé ^ la terre (Voltaire).
MS. €lRr4<Hf8PECTION, COllSIDÉRATIOlf , ÉGARD» f r
ATTENTIONS, MÉNAGEMENTS. pi
La circonspection consiste à ne parler qu'à propos, â ne ^
rien dire qui puisse nuire ou déplaire; la considération ^
consiste à témoigner la distinction ou le cas qu'on fait des S
personnes; on a des égards quand on ne manque ni à la |"
Inenséance ni à la politesse; des attentions, quand on rend z
à uni persenne des soins officieux, empressés, capables de l
lu plaira; ôei^ ménagefMnts, quand on érite de choquer rhnmmir «t les inclinations d'autrui. Entre nous autresauteurs, novs devons parler cnee beaucoup de ciitonspection des ouvrages les uns des autres (Molière). Les vieillards qui conservent les goûts du jeune dge perdent en considération ce qu*iis gagnent en ridicule (Bonaparti).!^! ctence des égards est celle de la politesse (Sgudéri). il a pour moi de« attentions infinies 'Acad.). Des l>assesses, des soins su
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perflus, des attentions frivoles (La Bruyère]. Quels ménagements criminels n'a-tron pas pour eux (Fléchier) ? Voir 147, 261.
. 255. aRGONSTANCK, GONJONCTURB.
i La circonstance est ce qui environne ou accompagne la
chose ; la conjoncture est ce qui a du rapport avec elle ou de rinfluence sur elle. La conjoncture est indépendante de S l'action ; la circonstance^ au contraire, en fait pour ainsi
2 dire partie. Si touchée de la more de son mari qu*eUe n'en
oublie pas la moindre circonstance (Là Bruyère). Profitant de toutes les conjonctures importantes qui préparent les grands ^t7^n«mcnt*(FLÈCHiER). Voir 830.