CONT — CONT
mer des esclaves (Bossuet). Tout le peuple s'jdlevaù contre cet attentat (Bossuet). Toujours vert , toujours fleuri, mal- |9é kt hùsws (FLtoEna). ICalgvé Mmt, vouf tie réutêiriex pas. B fut VMmaaré doM U iempie, nonobstant fa saituUti à» lieu{ÀCAiù,Y
lAcontrefaeiion e&t Taction dd contreikire; Uid/uUrefaçoe^ le résultat 4« cette stcUon. La cflnit r^ actipn dessceaiw d0 VÉtat. Il y a plusieurs contrefaçons de cet ouvrage (âcad.].
S80. COKTBEVEXIR, BNFBEIIIDRB, TRANSGRESSBB.
VIOLBE. y
CoiitTf tsentr, c'est faire one cboae £i»ntraire à ce qv «tt ordonné; ^sj^etnÂre, c'^st sortir des («n0ageiaentA« dos cony^ntlons ; tr^atsçress^, o'esit XvAAcbir te .banÂère étaUie par les lois; vixxler^ c'e&t attaquer auda^iev^ecçAent ca qu*fl y a de saint et de respectable. Conjtxevanir oh^ règlemenu de police^ aux ordo'es qu'on a reçus (Ac4D.j. Si queié^ne Iraiwgresseur enfreint cette promesse (E4C1N«). Tcansgreaser les eommanàemesUs de Dieu, la loi ditine {Jlcàj>,\. Vu» des caractères de la bigoterie est de violer les droits les plus sa très et les plus UgiiimuÇULfOAkKB). Voir 277.
set. coifTBfnneif, attrition, coMPONcnoif ,
BEPemiR, BBMOIIBS.
lA cosUritiim est U dovdeur épiteuTée par celui ipd a péché; VaUrition est une contrition impaïAÎtet» «ausée surtout par la crainte de Tenfer; la componction est la douleur profonde d'une .&me désolée d*Mrair Affeasé Dieu ; le repentir est le regret amer d'une faute que l'on youdroit D^arer; le femords est le repnoohe ven^r -que la coa- •ei€VMe adresse à celui qui a o<MBmîfl un erîme. On peut toujours faire acte de oChfritîon. (Pascal). Tattrition ne •«•fl*< pas sans la confession 'âcad.). On viSce^and roi
COKV — CONV 81
perler ^eu^fied des auieUla eompoictîon et VhuimlHé (fou féniienî (Massilxon). Notre repentir n*ett pas tant un i^ gret dm «mi? ^pue nous avêns faH qWune crainte de eèlui fu{ peinons en arriver (La IlocHKr(mcAui.D). Vhomrne U pkêê méékemi qu^^n puisse imaginer serait celui qui ferma des me^iewreux sans remords (Mme db Pmsisui^. Tes lemords te suivront comme aviant de Furies {RACiinE}.
aSfi. COlifTAIirCBB^ PBBSIJADEB.
On convainc ^esprit par âeji preuve^; on persuada le cœur en le touchant. Jamais la dispute n'a oonvalncu per* ïonne (Vo^taibe). Pour conTaincr»» il suffit de parler à Vtsprit; pour persuader, il faut olter jusqu'au ccfur (D'A- »v«S8EAU}. Voir 2$4.
J>IA1.0«UJS.
La conversation est un discours mutuel svr tous les sujets qui se présentent ; V entretien roule sur des matières sérieuses et déterminées d'avenee) le ceUoqtte roule sur les clu)eeft de 4octnne et de ooatr «m«e , ^ s?6Bgi«e e^tce les repné^DlWits effîaiiek d'opinions oppeiéea; iie dialogue «st le tarnui ijéoéral, il indi^pie «eiilemenf qne deios «« pUlflîeafe peraemies preonoAt la perole «uoeeesivemeat peur se répondre. V esprit de la conversation comiste bien moins à en montrer beaucoup qu'à en faire trouver aux autres (La BBVvftval. tfttr quoi rouUM la phnpe^rt des enlf etiens de 90 monàfi (llAjssiuojf }* Nous eâmies vn long entretien ensemble. U colloque de Pois^» Dialogue ete^re un avocat et un méiefiin (AcAn.).
Le eonvicHon est un assentiment de Tesprit fondé sur des preures évidentes ; la persuasion repose sur des preuves moine certaines et qui s'adressent plutM au coeur, au sens
88 CONY — CORR
intime. La persuasion peut être plus ou moins complète, la conviction est toujours entière. Qui veut penser^ qui veut écrire , ne doit consulter que la conviction solitaire d'une raison méditative (Mme db Stabl). La conyiction agit sur Ventendement, et la persuasion sur la volonté (D'At GUESSBÀU). Je suis dans la persuasion qu'il me rendra ce tervtce (AcAD.). Rien ne ressemble mieux à la vive persua* sion que le mauvais entêtement (La Bruyère). Voir 282.
à8k(. CONVIBR, INYITBR.
Convier a cpielque chose de plus affectueux et de plus amical; inviter est plus froid , plus cérémonieux. Les amis qu'il a conviés à dîner (La Bruyère). L'honneur te le commande et Vamour fy convie (Corneille). Seul entre totis les grands par la reine invité (Racine). La raison vous invite à faire cette démarche (Acad.). Il faut remarquer que le mot convier n*est plus guère en usage dans son sens propre ; on le remplace presque toujours, mais à tort, par celui à' inviter. Voir 927.
Z S86. COERBCnON, BXACTITUDB.
té La correction a rapport aux mots et aux phrases , aux rè-
f gles et aux usages de la langue ; Yexactitude, aux faits et
*• aux choses. II parle, il écrit avec une grande correction.
! L'exactitude d'une mesure ^ d'un calcul (Acad.). Voir 75,
^ 987. CO&BIGER9 BEPBBNDBB, BéPBIMAlfDBB.
{ Corriger, c*est blftmer un défaut en montrant comment
on peut réyiter; reprendre, c'est simplement indi(|uer ou relever une faute; réprimander, c'est adresser des reproches à quelqu'un dans l'intention de le mortifier. Corriger les fautes, les défauts d'un ouvrage (Acad.). L'ingratitude elle-même n'a pu le corriger de sa bonté (Massilloh). Il avait le courage de reprendre les défauts de ceux qu'à aimait {FLÈcmER), Il ne reprend rien qui ne soit à repren-
GOUL — COUL 89
dre (MoLiiiUcV Quel droit a-P^l de vous venir réprimander
(ÀCAP.)?
S8«. COULEE, EOVLBE, GUSSEE.
Couler marque le mouyement des fluides; rouler , celui d'un corps qui se meut eu tournant sur lui-m6me; gliiser, celui d'un corps qui se meut en présentant toujours la même surface. Au figuré, couler t c'est disparaître rapidement, ou ne .présenter rien de rude, de blessant; rouler se dit d'une action qui se répète souvent sur le même objet; glisser, de ce qui se fait légèrement et sans insister ou avec adresse. Il écrivait volontiers que la Seine coule à Paris (La BBUTàRB). Toi^ les siècles qui ont coulé ju^qu'd nous (Massillor). Mes vers comme un torrent coulent sur le papier [BoiLBAu]. Semhlahle à ces fleuves qui , roulant leurs flots avec majesté... (Flâchisb). Cest là-dessus que roulent nos projets, nos désirs, nos espérances (HLassillotx)» Le bonheur est une houle après laquelle now courons tant qu'elle roule, et que nous poussons du pied quand elle f arrête (Mme de Puisibux). Qui a appris à la punaise aquatique à glisser sur les eau» (BiaNABDiN db Saint- Pibbbb)? Je sens tous les jours ce que vous me dîtes une (ois, qu'il ne fallait point appuyer sur ses pensées; si Von ne glissait pot dessus, on serait toujours en larmes (Mme db
SÉVIGHÉ).
S80. COULBVE, GOLOEIS.
La couleur est ce qui rend les objets sensibles à la yue, le coloris est l'effet qui résulte de l'ensemble et de l'assortiment des couleurs dans un objet. L'hyène a le poil du corps et la crinière â^une couleur gris obscur (Buffon). Les couleurs sont préparées et la toile est toute prête [La BBoriBB). Du mélange divers des diverses couleurs Nait VéclaS des métaux, le coloris des fleurs (Delille). Le coloris d'un taoleau. Voilà des pêches d'un beau coloris (Acad.). Au figuré, couleur se dit du style, de l'expression; coloris, des pensées, de Vimagination. La langue que nous parlons.