‹ Petit dictionnaire des synonymes françaisChapitre 256 sur 581 · FARO — FAUT · texte numérisé non relu

FARO — FAUT

ffl un peu capricieux, comme je vous a% dit (Holiârb). If au quoi t si votre père est un bourru /le/f<^(lCoLiiRB)? &é*t un bourru bienfaisant (Agad.).

»28. FABOCCBB, SAVYAGB.

Le caractère farouche est ennemi de la société, hait les hommes; le caractère sauvage se déplaît dans la société, n'est pas habitué aux hommes, est timide, méfiant, naturel farouche, humeur farouche (Agad.]. Je vous plains de servir sous ce maître farouche (Voltairb). Sa femme ne voit aucune société, elle est trop sauvage (Agad.)* Je m^étais imaginé que vous étiex un sauvage qu'on ne pouvait apprivoiser (Saint-Ëvrehokd).

iSS9. FATAL, FUNESTE.

Fatal indique un efiet du sort ; ce qui est funeste est malheureux, sinistre , apporte la désolation. Fuyons dans la nuit infernale. Mais que dis- je ? mon père y tient Vurne fatale (Racine). Détestables flatteurs,présentleplus funeste Que puisse faire aux rois la colère céleste (Racine). Ils me veulent marier. — Hé bien ! qu'y Ort-il là de si funeste (Molière)?

»30. FAUTE, CaiMB, PÉCHti, MAHQUEMENT, DÉLIT,

FOBFAIT.

La faute va contre le devoir; le crime, contre les lois de la nature; le péché y contre les préceptes de la religion; le ma/nquement , contre la règle ; le délit, contre la loi civile ou Tautorité; le forfait, contre les sentiments d'humanité et dlbonneur. Si vous avouef votre faute, on vous la pardonnera (Fénblon). Règne : de crime en crime, enfin te voilà roi (Corneille). Le bien même accompli fut souvent un péché (BoiLEAu). JDonner r absolution des péchés (Agad.). Mais vous ne croiriex point jusqu*oû monte son xèU; tt ^imput4 à péché la moindre bagatelle (HOLiiRB). Ce fut

FAUT — FÉCO 159

un léger manq^ement. Délit correaionnel (AOàD.). De quelque grand fomît qu'on me puisse reprendre , Je n'ai gardé d^aw>ir Vorgueil de m*en défendre (HoLiias). Voir 531.

ttSi. FAUTE) DÊFAI7T, DËFBCTUOSITÉ9 TICS»

IMPERFECTIOU.

Fouie marque à la fois ce qu'il y a de mal dans une chose et Taction de celui qui a mal fait; défaut marque simplement ce qu'il y a de mal; défectuosité se dit de ce qui peut ne pas être mal en soi, mais qui est mal par rapport au but de la chose ; le vice est un mal qui naît du fond ou de la disposition naturelle de la chose ; Vimperfeciion est peu importante, elle signale seulement un mieux possible. Un ouvrage oUt les fautes fourmillent (Boilbàu). Quand il était vaincu, on ne pouvait en imputer la faute qu'à la fortune (FliCchibr]. Cest un défaut dans un cheval que d'avoir U ventre gros (AcAn.). Us (les amants) comptent les défauts pour des perfections (Molière]. Les défauts étun homme se présentent toujours à celui qui Vattend (Boileau). Les défectuosités de ce bâtiment sont choquantes. Vice de conformation (ACAD.). Tout homme a, plus ou moins^ les vices de sa profession (Ycltàirb). C est sur les imperfections des grands hommes qu'il faut attacher sa critique (Voltaire). Voir 630^

)S32. FATORÂBLB, PROPIGE.

Favorable se dit de ce qui est bien disposé pour nous, de 06 qui nous seconde; proptee, de ce qui nous secourt, nous protège, nous fait réussir. Le malheur le pHus grand ne manque guère d'être suivi de quelque événement fovorable (Mme DR Mottbvillb). Il trouve pour sortir un moyen fiiyorable (La Fontainb). Bien que votre bonté lewt soit propice d tous (Kalbbrbe>

t(35. FÉCOND, FBRTIL»

Ce qui est Afcond a la faculté de produire ; ce qui est fer-

i60 FEIN — FERM

file produit en effet. Ainsi une terre peut être iuttiireIU«ment féconde, mais ne pas être fertile si on ne la travaille point. Au figuré , un génie fécond est celui qui crée ; un écrivain fertile est celui qui produit beaucoup, mais qui ne crée rien de nouveau. Non loin de ces met fécondai (J. B. Rousseau]. Ces esprits féconds en erreurs (Bossubt). Tu fais (Ttin sahle aride une terre fertile (Boilkau). Qu'en savantes leçons votre muse fertile Partout joigne au plaisant le solide et Vutile (Boilbau).

tt54. FEINDaE, DISSIMULER.

Feindre, c'est se servir de fausses apparences pour tromper; dissimuler, c'est cacher ses sentiments, ses desseins. Je ne sais ni tromper, ni feindre, ni mentir (Boilbau). Feindre une maladie, une entreprise {Acàh,). Dans une grande puissance ou dans une grande faiblesse quHl veut dissimuler (La Bruyère). Nous dissimulons notre douleur par un silence criminel (Fléchier). Voir 195.

»5». FÉLIGITATION, CONGRATULATION.

Les félicitations sont des paroles obligeantes adressées à quelqu'un sur un événement heureux ; les congratulations sont des témoignages réels d'amitié par lesquels on prouve à quelqu'un le plaisir qu'on ressent de son bonheur. Congratulation ne s'emploie plus guère aujourd'hui que par badinage ou plaisanterie, et ne se distingue de félieitation par aucune autre nuance.

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