‹ Petit dictionnaire des synonymes françaisChapitre 27 sur 581 · S4. ADOUCIR, MITIGBR, MODÉRER, TEMPÉRER · texte numérisé non relu

S4. ADOUCIR, MITIGBR, MODÉRER, TEMPÉRER

Le propre d'adoucir est de corriger toute qualité désagréable au goût; celui de mitiger (toujours employé au figuré), est de corriger Taustérité ou quelque autre qualité analogue; celui de modérer, est. de corriger ou plutdt de supprimer l'excès ; celui de tempérer, est de corriger ou de diminuer la force pour affaîblifl'effet. Vhomme sut encore adoucir les fruits et les plantes (Bossubt). Pour ne point rebuter les pécheurs, vous avex adouci les rigueurs de la pénitence (Pasc\U. Mitigftt* une règle trop ausths (Acad.).

12 ADRE — ADRO

Four modérer ses désirs , il suffit de voir leurs objets telè qu*ils sont (Dumàrsa i). Il s'est levé un petit vent frais qui « tempéré la grand» chaleur (Acad.). Saint Louis tempérait l éclat de la rof/iuté par un air de bonté et de simpti* cité chrétienne (Flâchier).

su. ÂDEESSB, SOrPLESSB, FISIBSSB, EUSB, AETIFlCBt ASTUCE, PEEFIDIE, FAUSSETÉ.

Vadresse est Fart de bien conduire ses entreprises; la souplesse est une disposition à s*accommoder aux conjonc* ture3| aux accidents ; la finesse est une façon d'agir secrète et cachée ; la ruse est une yoie déguisée pour aller à ses fins; Var tifice est un moyen recherché et peu naturel pour Texécution de ses desseins; Yastuce est une finesse avec dessein de nuire; la perfidie est une tromperie noire; la fausseté est une malignité cachée, odieuse par son hypocrisie. Les ministres eurent l'adresse de faire une paix parti culière avec la Hollande (Voltaire]. Lorsque le juge veut s*agrandiry et qu'il change en une souplesse de cour le ri* gide et inexorable ministère d$ la justice ( Bossubt ). La finesse flotte entre le vice et la vertu (La Bruyère }. La ruse annonce moins d'esprit que de faiblesse (Bacon) L'humilité n* est souvent qu'un artifice de l'orgueil (La Rochefoucauld). Un homme plein d'astuce (Acad.). En venir d cette perfidie (Molière). Un homme a de la fausseté dans le cœur, quand il s*est accoutumé à flatter et à se parer des sentiments qu'il n*a pas (Voltaire). Voir 36, 539, 540, 541 •

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