AFFLIGÉ, FAGHÉ, ATTRISTÉ, CONTRISTÉ
HORTIFUÊ.
Affligé marque une peine yive et réelle ; f4«ft^ marque un simple mécontentement. On est attristé on contristé par des maux moins personnels ; ces deux termes, dont le second enchérit sur l'autre et marque un sentiment plus complet, plus Intime, n'indiquent guère qu'une disposition opposée i la joie et à la gaieté. Nous sommes mortifiés, soit à l'occasion de nos propres &utes, soit par les hauteurs d'autrui ou les succès d'un rival. Ses gardes affligés imitaient son silence (Racine). La France fldOQigée et triomphante tout ensemble (FLécHiER). J*en suis fâché pour vous, mais vous Vavex voulu (Corneille). Jf on imagination fut attristée par le souvenir des malheurs des Pélopides (Chatsaubriand). On parait contristé quand les événements sont malheureux (Massillon). Il serait bien mortifié qu*on U toupçonndt de vouloir se louer (Marivaux). Voir 42, dO&i kOO. 767, 769.
AFFL — AFFR