MALHBIJRBUX, MISÉRABLE
Le malheureux a éprouvé des reyers, des pertes , des chagrins ; le misérable est dans une situation si aiîreuse qu'il inspire la pitié. Il est malheureux au jeu, en affaires (ACAD.). Nous querellons les malheureux pour nouf dispenser de les plaindre (Vauvenabours). Que je suis malheureux! C'est ton pire, c'est moi, Cest ma triste prison qui fa ravtto /bt (Voltaire). Laplupart des hommes emploient la moitié de leur vie à rendre Taulre misérable(LABauTiRK). Un clergé ambitieux appauvrit son peuple, et un peuple pauvre rend tôt ou tard son clergé misérable (Bkhhabdii
1>B SAtHT-PlEEEB).
7»4. MALnr, MAuasiJx, MAUTAis, MécHAirr.
L'homme malin prend plaisir à faire du mal, et fait la mal avec dissimulation, ayec artifice; le maiideux est moins malveillant que le malin, et ne songe souvent qu'à <ouer des tours assez innocents; l'homme mauvais fait le mal par défiiut de douceur d'humanité, d'esté; le mé-
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éhant baît le bien et ses semblables. Tai-je 'peini la maligne am yewt faux, au ecsur noir (Boasiu)? Il est maUs comme un wux 9inge, Cest un esprit malicieux (Acad.). Il y a millemoyens d'être un tré«-maayais homme sans hles^ ter aucune loi (Madame de Staël). Souvent la Tromdence se sert du méchant pour secourir Vhonnéte homme (Gol- Doni). Je n'ai jamais rien vu de si méchant que ce maudit vieillard (ICouâbb).
7W. MALPLAISÂNT, DÉPLÂISÂIIT.
Ce qui est malplaisant ne plaît guère; ce qui est déplais sant ne plaît pas du tout. Au lieu des vapeurs et de la toux, hôtesses si malplaisantes (La Fontaine). Un vieillard flétri, chagrin et malplaisant (La Fontaine). Nos sensa^ iions nous sont agréables ou déplaisantes (j. J. RonssBAu)* Les occupations déplaisantes ont "besoin de délassement (J. J. Rousseau).
7S6. MAI* PROPORTIONIOfi, DISPROPORTIOKBii.
Ce qui est mal proportionné n*est pas dans les propop» tions justes, convenables; ce qui est dt^oportionn^ maor que tout à fait de proportion. Si l'homme était un qua» drupède, toutes ses parties réunies eussent fait un animal mal proportionné et marchant peu commodément ( J. J. Rousseau). Les comparaisons qu'on tire de Vdme sont toujours inf,niment disproportionnées d la nature dmne(BossuET).