AISE, CONTENT, RAVI
Ces trois mots forment une gradation, suivant que les objets auxquels ils se rapportent ont plus ou moins d'intimité avec rftme. Vous chantiex ! j'en suis bien aise ; èh bien, dansex maintenant (La Fontaine). IÏ ne saurait être covliwi,quandtous ne le sont pas (La Bruyère). Le vendanyeuf ravi de ployer sotu le faix (Boileau)
AlSÊ — ÂLAR i9
»9. AISE, FAaUB.
On appelle ai</« une chose qui nous laisse sans gêna, an large, avec commodité ; une chose faeUê est celle que nous pouvons faire sans peine, sans effort, sans beaucoup de travail. Un habit aisé, de$ souliers aisés (Agàb.). Il lui était facile de se venger (FLécHiBn). Il faut remarquer c^endant que très-souyent aisé et facile s'emploient Tun pour l'autre, sans qu'aucune nuance les distingue. Une entreprise trèsaisée (Yoltaibb). Il était aisé de se distinguer {FiicaiEB). Cela est facile à dtre« et non à faire (âcad.).
eO. aiSBS, COMMODITÉS.
Les aises disent quelque chose de voluptueux et qui tient de la mollesse; les commodités expriment simplement quelque chose qui facilite les opérations ou la satisfaction des besoins. Les petites règles qu'il s'est prescrites, et qui tendent toutes aux aises de sa personne (La Brutère). Toutes les commodités de la vie sont donc perdues (Pascal)