ORDO — 0R6U
84B. ORDONNER, COMMAN0BR.
Ordotmer marque la puissance, la force, a quelque chose de plus absolu, de plus impérieux; commander marqué une domination, une supériorité, ou s'emploie simplement en parlant d*un ordre quelconque donné à un fournisseur. La cour a ordonné que ce témoin eerait entendu (AcadA Quand le peuple se mêle d'ordonner, il n'y a plus de maiire; chacun veut Vêtre (Madame db Mottbvillb). N'aveitvous rien à me commander pour voire service B Commander une tourte ehex un pâtissier (AdAD.). Certains dehors poUs que Vusage coounande (MoLiiiiB). Voir 248.
840* ORDRE, rIeGLB.
Ces deux termes marquent l'un et l'autre une sage dis* position des choses; mais le premier a plus de rapport i reflet qui résulte de cette disposition, et le second, à Tau torité et au modèle qui conduisent la disposition, le style n'est que l'ordre et le mouvement qu'on m^t dans ses pensées (BoFFON}. l'ordre et la règle, q^i muUipUent et perpétuent Vusage des biens^ peuvent seuls transformer le plaisit en bonheur (J. J. RoassBJLU}> Voir 243, 978, 979.
8tt0. ORGUEIL, TANITÉ, PRÉSOMPTION, SUPERBE.
V orgueil MX qu'on s'estime soi-même et qu'on veut être estimé d'autrui; la vanité ^ qu'on fait gloire de choses frivoles, dépourvues d'une videur réelle; la présomption ^ qu'on se flatte de tout pouvoir, de venir & bout de tout ; la swperbe (terme qui n'est guère usité que dans le langage de la dévotion) est un orgueil mêlé d'arrogance , d'insolence . de vanité. Il faut définir Torgueil une passion qui fait que de tout ee qui est au monde Von n*estime que soi ( La BaoriRB). On fait de Torgueil U supplément du mérite (HAsnLLOH). La vanité est VaUment des sots (LÀBauTtaB). Les lambrii dorés, le luse et la magnificence n'annoncent que la vanité d§ eéhi qui les étale {h J« Roussbau). Ce
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ityîe figuré dont on fait vanité (Uolièri}. la présomp tion a tant de hauteur et si peu de hase, qu'elle est bien facile à renverser (Madame db Stàil). La superbe pré* eipito le démon dans les enfers (Agàd.)* Bé! mes amis, un peu moins de superbe (J. B. Rousseau). Voir 70.
8ttl. OEIfilHB, SOVEGB.
VorigiiM est le premier coimnencemeat des choses qu*. ont une suite; lacourcé est le principe ou la cause qui pro duit une sucoession de choses. Nous mowons en naissant; notre fn tient à notre origine (Vàssillon]. La vanité de l'homme est la source de ses plw grandes peines (J. J. Rous-
SBAU].
8S2. ORNBB, PAEEE, dAgOEEE.
Orner» c*est ajouter à une chose les accessoires qui peuvent l'embellir; parer, c'est orner avec grand appareil; décorer, c'est orner de la manière convenable, décente, appropriée à l'usage. Les glaces, les tapis ornent bien un appartement {KckD.), Les grâces et la jeunesse Vous parent de mille Peurs (J, B. Roussbau). Cette multitude d'étoiles qui décorent avec tant de splendeur le firmament (Uâssillou).
8tt5* OS, OSSBHEIITS.
On appelle ossements les os dépouillés de chair et desséchés, ou, mieux encore, les ossements sont un amas d*o« réunis. La moelle des os (Acàd.). Un horrible mélange D'os et de chairs meurtris et traînés dans la fange (Ràcieb]. Les cimetières sont pleins (f ossements (Agao.).