‹ Petit dictionnaire des synonymes françaisChapitre 432 sur 581 · PENSÉE, PENSEE · texte numérisé non relu

PENSÉE, PENSEE

lA pensée représente Taction, la manière accidentelle de penser; penser ^ terme poétique » quand il s'emploie dans le sens de pensée, oûirque absolument la faculté de penser. Ua l'art de bien développer ses pensées (Acad.). La parole est le signe le moinf équivoque de la pensée (Buffon). Qui peut assurer qu'il est impossible à Dieu de donner à la matière le sentiment et le penser (Yoltairb]? Le penser des âmes fortes leur donne un idiome particulier (J. J. Rousseau). Le seul penser de cette ingratitude Fait souffrir à mon dme un supplice si rude (Molière). Voir 262» 630, 882» $83^

882. PENSÉE, PEKGEPTION, SENSATION, S ENTIMENT, CONSOENCE, IDÉE, NOTION.

la pensée est l'opération propre de l'esprit; la perception, layision d'un objet présent qui se fait connaître de l'enten- ***Jjeût; Ih sensation, U vision d'un objet qui se fait connaître de l'âme par les sens nar les oro^nes du corps; le

PENS — PEiNS 261

jenrrmenr , i impression produite sur le cœur par un objet ; 2a conscience , le sentiment intérieur que nous avons des objets sans avoir besoin d'une impression étrangère ; Vidée, la représentation immédiate et complète d'un objet, dont la notion représente seulement quelques détails d'une manière imparfaite. La pensée, éclatante lumière t Ne peut sortir du sein de répaisse matière (L. Raginb). Nous ne jugeons de la simplicité ou de la composition des objets que par le nomibre des perceptions qu'ils produisent en nous* Vne sensation de chaud, de froid (Acad.)* la sensation n'est qu'un ébranlement dans les sens (Buffon). Sentiment de haine, de tendresse (Agad.). L'expression des sensations est dans les grimaces , et celle des sentiments dans les regards (J. J. Rousseau). Comme nos intérêts, nos sentiments diffèrent (Corneille). Les hommes ont la conscience de leut liberté (Agad.). Liberté de conscience , pourvu qu'on en ail une (de Boufflers). l'idée d'une montagne , d'un arbre (Agad.). Les remords d'une faute commise envers une per^ sonne chérie qui n'est plus donnent Vidée des peines éter* nelles (Madame de Staël.) Je n'en ai qu'une simple notion (Agad.). On ne peut avoir de notion juste de ce qu'on n'a pas ^proui?^ (Voltaire]. Voir 630, 881, 882.

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