‹ Petit dictionnaire des synonymes françaisChapitre 532 sur 581 · TAS, MONCEAU · texte numérisé non relu

TAS, MONCEAU

Le tas est un assemblage d'objets arrangés avec ordre ou jetés pêle-mêle ; le monceau est un gros tas. Faire un tas, assembler en un ua. Cet homme a des monceaux d'oi

fACAD.).

Si 8 TAUX — TÈNE

1087. TAUX, TAXB, TAXATION.

Le taux est la valeur pécuniaire d'une chose ; la taxe est le règlement qui détermine cette valeur ; on appelle taxation l'opération de La taxe. Une ordonnance de poliu avait mis le taux à telles marchandises. Faire la taxe des denrées, La taxation des frais d'un procès (ÂqAD.). Voir 64d

108a. TEL, PAREIL, SEMBLABI.fi.

Tel désigne un objet parfaitement conforme i un autre; pareil^ un objet qui , sans être rigoureusement égal à un autre , peut cependant être mis en parallèle avec lui ; semblable, un objet qui a seulement quelques rapports avec un autre, et ces rapports sont souvent fort éloignés. Unhomme tel qu*on peut croire qu'était le premier homme (Bdpfon) Au tourment que je souffre il n'est rien de pareil (Malbbrbb). Àpprenex, maître Jacques « vous et vos pareils... (M0LiiBB]« D'un semblaUe appareU je n*at point vu d'exemple {KkGivtj, Voir 1000.

1089. TBMVLB, AgLISB.

Temple désigne les édifices où Ton adorait les faux dieux, et ceux où se réunissent les protestants : il ne 8*emploie pour église que dans le style relevé; église marque Tédiâce où s'assemblent les catholiques romains. Les âatues des faux dieux furent ensevelies dans les débris de leurs villes êtde leurs temples (Massillon). Vakt souple au logit, /fer huissier à l'église (Boilbau).

1090. TisÈBBES, OBSCURITÉ, NUIT.

Les ténèbres marquent l'état opposé à la lumière; VobscU' rité^ la privation de clarté ; la nuit, le temps qui s*écoule depuis le coucher jusqu'au lever du soleil. Aussitôt ses beaux yeux noirs s'éteignirent et furent couverts des ténèbres de la mort (FiNELON). Le naaanisma cûuurù la terre de tô-

TENI — TERM 319

nèbres (Voltàiri]. robscurité d'un bois , d'une chavfihre (ACAD.)- Le vice a beau se cacher dans {'obscurité, son empreinte est sur le front des coupables (J. J. Rousseau). Les nuits sont eourtts en été (AchD,). Que la nuit parait h)ngu$ à la douleur qui veille (Saurik)!

1001. TENIR, ItETEKHIR.

Tenir, c'est simplement faire demeurer dans un certain état ; retenir donne , de plus, l'idée d'un danger, d'une résistance. Des lois simplement écrites et en petit nombie tenaient les peuples dans le devoir (Bossuet], Les Espagnols, désespérant de retenir les nations vaincues dans la fidélité, prirent le parti de les exferminer (Montesquibo).

I098. TERME, LIMITE^ BORXE.

Le terme marque jusqu'où l'on peut aller, jusqu'où l'on ya; la limite t ce qu*on ne doit pas, ce qu'on ne peut pas passer; la borne, ce qui empêche de passer outre. Le terme d'une course (âcad ]. Dans tous les arts il y a un terme pat delà lequel on ne peut plus avancer (Voltaire). Les efforts ont un terme passé lequel il est plus difficile de faire mieux qu'autrement (Dossault). La rivière sert de limite à ma propriété. La limite qui sépare V erreur de la v^rtl<f (Acad.). Le temps est assez long pour quiconque en profile ; Qui travaille et qui pense en étend la limite (Voltaibe). Piant^r une borne. le^ bornes de V esprit humain (ACAP.). On ne peut rester dans les bornes de la raison sans être délesté des gens de parti (tfadame Nbcker}.

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