‹ Petit dictionnaire des synonymes françaisChapitre 554 sur 581 · VEILLER A, VEILLER SUR, SURVEILLER · texte numérisé non relu

VEILLER A, VEILLER SUR, SURVEILLER

Veiller à une chose, c'est s'occuper de sa conservation ou de son exécution ; veiller sur marque une vigilance particulière, exk'aordinaire ; surveiller désigne l'inspection de quelqu'un qui a l'autorité, d'un supérieur. Vous m'offrea quelqWun de votre choix pouf veiller à mes effets (J. J. Rousseau). La providence de Dieu veille sur toiLS les hommes (Acad.). Du haut de sa dignité.» il veille sur tout Vempir de la justice (Fléchier). Surveiller des travaux (Acad.)-

su VËLO — VËNË

1148. TtLOCnà^ TITBSSB^ RAPIDITÉ.

Fi^oet<^ marque un mouyement très-prompt et très-léger, titêsse, un mouvement pressé, accéléré; rapidité, un mourement impétueux, violent. La vélocité de la pensée. La vitesse d'un trait d^ arbalète {AcjtD.), Un cerf plein d^ vitesse (Là Fontainb). La rapidité d*un torrent (Agad.). La pensée de Vettrnité console de la rapidité de la vie (ob Halhs-

UBRfiBS).

1149. VÉNAL, MBRCENAIRB.

Ce qui est véial est à vendre, et se donne en toute propriété ; ce qui est mercenaire se vend au jour le' jour et se donne toujours au plus offrant. On dit des écrits d\ n auteur vénal qu'ils sentent la petuton (Là Brutèrb). 1^*u*il a bien découvert son âme mercenaire (MoLiàRB) I

11»0. TERDRB, AUÉHBR.

Vendre, c^est céder pour de l'argent une chose dont on s la libre propriété ;' aliéner , c'est transférer A un autre la propriété d'un bien , de quelque manière que ce soit. On vendit ce qu*elle possédait de précieux {FLicnm], Le génie n'est guère à vendre, encore moins rattachement (J. J. Rous- «BÀU). Ces domaines sont déclarés inaliénables^ et cepen: dant ils sont presque tous aliénés (Toltàirb).

11»1. TÉNÉRATlOlf , RÉVl&REKCaB, RBSPBGT.

La vénération est un humble et profond respect, une sorte de culte; Isl révérence , une crainte respectueuse; le rtipect, une distinction honorable, un sentiment d'estime. La reine; heureuse par sa naissance et par la vénération de ious les peuples^ ne voyait rien sur la terre qui ne fût awdessous d'elle (Bossubt). L'attention et la modestie de Jf. de Montausier dans V Église imprimcUent le respect au9 dmcs les tnoins touchées de la révérence dir lieu et de la tainleté du culte (Fléchibk). Loin de nous les héros s^uis

VENl — VÉRI 335

humanité f ils pourront bien forcer les rtspwia, mais iU n'auront pas les cœurs (Bossuet). On doit porter honneur et respect à Vdge (Acad.). Voir 1019.

iltSS. TBNIMEUX, VÉNÉNEUX.

Venimeux ne se dit proprement que des animaux , et ténéneux, que des plantes. Au figuré, venimeux veut dire qui yerse un poison; vénéneux^ qui renferme un poison.

ii»3. VENIR, PARVENIR.

Venir marque Faction simple de se rendre d*un lieu à un. autre; parvenir, c*est venir diffieilement, lentement, à travers des obstacles. Monsieur , voilà un médecin qui demande à vom vous voir, ^ Fais-le venir (Molière). Ces rois on vécu dans une telle mollesse, qu'à peine leur nom estrt venu jusqu'à nous (Bossubt). Il né put jamais parvenir au haut de la montagne (Acad.). La misère des pauvres par* vient difficilement à l'oreille des rois (Cordillac). Pour parvenir à ce but, ils sauront parfaitement conserver leurs alliés {fio$snEi].

littl. VÉRIFIER, AVÉRER.

Vérifier, c*est chercher les preuves de la vérité ou de l'exactitude d'une chose ; avérer, c'est constater d'une manière convaincante la vérité d'une chose. Vérifier uti calciU, des signatures. On a avéré ce faitM (Acad.)

il»». VÉRITÉ, VRAI.

La vérité qbX le vrai relatif, qui se démontre et s'acquiert par tel moyent le vrai est un type, un idéal, auquel sont conformes toutes les vérités. Nous connaissons la vérité nothseulement par le raisonnement, mais aussi par senti' ment (Pascal). Il ne dit jamais parole de vérité (Acad.)- Rien n*est beau que le vrai, le vrai seul est aimable (Boi-

VERS — VfîTU

). Dieu et le vrai sont inséparables (Pascal) Voir 550, , 1184.

il»6. TBE8BE, RÉPANDRE.

rser marque raction de faire tomber une chose de haut is, et principalement un liquide ; répandre exprime de Faction de diviser la chose ou plutôt de Téparpiller. sr du vin dans un tonneau. Verser des fonds dans un^ e (ÂGAD.). Verser des larmes avec des prières (Bossubt). ndre de la sauce sur la nappe^ du sable sur le car- . Il a répandu bien de V argent pour gagner les suffrages D.). La vraie philosophie n'est point la mère des doc- \s empoisonnées que répandent les faux sages (Ghabriard).

il»7. VESTIGE, TRACE.

vestige est l'empreinte laissée par un corps sur Ten- ; où il a posé ; la trace est un trait quelconque d*un 3, imprimé d'une manière quelconque sur un autre s. «Tat remarqué dans ce pays des vestiges de plusieurs 9S des Romains, Suivre la trace (fun chariot (àgad.]. yapliu sur la terre aucun vestige de ce que nous som- (Bossubt). n ne reste presque plus de trace des arts tairb).

ii»8. TÊTBMBIIT, EABILLEMENT, HABIT.

iement marque simplement ce qui sert à couvrir les s ; habillement marque, de plus, ce qui sert à la parure, nferme dans son idée un rapport à la forme des vête- ■s, à la façon dont on est vêtu ; habit ne signifie que les nents de dessus, ceux qui sont l'ouvrage du tailleur ou couturière.

litto. tAtit, ebtètv, affublé.

tu se dit des habits ordinaires; revêtu, des habUlo» s faits pour distinguer les honneurs et les dignités, de

VEXE — VIDU 337

ceux qai se portent par-dessus d'autres habits; affublé, de» habillements extraordinaires et de caprice. Chaudement vêtu. Revêtu des habits royaux (Acad.). Le moindre de leurs valets est affublé d'écarlate (Mâinard).

1160. TBXER, MOLESTER, TOURMENTER.

Vexer marque la persécution, l'abus de l'autorité; molester se dit de ce qui est à charge , de ce qui pèse ; tourmenter, de ce qui cause de l'agitation, de la souffrance. Cet \omm^ se plait à vexer tous ceux qui lui sont subordonnée. Il les a fort molestés par ses sarcasmes (Acad.). Par de nouveaux soupçons^ va, cours le tourmenter (RAaNE).

1161. TIANDE, CHAIR.

La viande est la chair qui sert à la nourriture ; la chair est la substance molle et sanguine qui est entre la peau et les os de l'homme et des animaux. Apprenez, maître Jacques, vous et vos pareils, que c*est un coupe-gorge qu*une table remplie de trop de viandes (Molière). La chair du corps prend toujours plus de dureté à mesure qu'on avance en âge (Buffon).

1162. VICIEUX, PERTERS.

L'homme vicieux est porté au mal par un défaut de sa nature ou par une mauvaise habitude ; l'homme pervers est ennemi du bien par inclination. Si vous êtes né vicieux, je vous plains (La Brutère). Le dernier malheur de Vhomm£ vicieux est delse rendre, par habitude, insensible aux re» mords, comme Mithriéiate aux poisons (de Ségur). Un gouvernement pervers introduit le vice chez les peuples Chatbaubruni)).

1163. TIDUITÉ, VEUT AGE.

La viduité est l'état du mari dont la femme est morte et qui n'est pas remarié ou réciproauement ; le veuvage est

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