AVSTÈBB, SÉTBEK, EUDE
Avisiere se dit de la manière de vivre ; sévère, de la manière de penser; rude^ de la manière d*agir. Il est vrot qu'elle vit en austère personne (Moliârb). La sagesse n'a rien d'austère ni d^affecté (Fénblon). Le juste, sévère à luimême et persécuteur de ses propres passions (Bossukt). Vair de la cour gâte la vertu la plus pure, adoucit la plus sévère (Madame de Mâintbnon]. Un précepteur rude à ses* écoliers (Acao.). Non que tu sois pourtant de ces rudes esprits Qui regimbent toujours, quelque main qui les flatte (BoiLBAu). Voir 135, 136.
15» AUSTÈRE, SÉTBRE, RIGOUEBUX, RIGIDE,
RQIDE.
On est austère par les principes que Ton se fait» par les règles ({ue Ton s'impose ; sévère, psgr le défaut de condescendance, parla dureté avec laquelle on applique le principe dt la règle, soit à soi-même, soit aux autres; rigoureux, quand on exagère le droit ouïes principes, qu'on se montre cruel, inflexible; rtfl'ide, quand, par vertu ou par rectitude d'âme, on reste invariablement attaché aux règles les plus sévères , "^"^
roide, quand on manque d'égards, de ménagements, de l^S
condescendance. X«* règles austères qu'on lui prescrit (La ^^^
BauTÂRB). Quiconque est plus sévère que les lois est un tyran (Voltaire). Des vengeances des rois ministres rigoureux (Racine). Le public , rigide censeur des hommes de celte fortune et de ce rang (Bossuet). Il a un caractère roide (AcAD.). Voir 134, 136.