AUTORITÉ, PO€TOIR, fiMNlB
C V autorité qu'on a sur les autres vient toujours de la sa-
^ périorité du mérite, et s'exerce par la persuasion ; le pour
C voir est le résultat d*un attachement, d'une liaison, soit de
1^ cœur, soit d'intérêt, et agit d'une manière plus pressante ;
g Y empire naît de Tart de trouver et de saisir le faible das
hommes, il est tantôt souple, tantôt hautain. Digne d*étre
2 cru eur son autorité privée (Bossuet). Il a bien de ^'autorité
dans ce corps (Acad.). Le pouvoir que des personnes que
nous aimons ont sur nous est presque toujours plus grand
que celui que nous avons nous-mêmes (Lk Rochefoucauld).
I la conscience n*a plus crié que faiblement contre Templre
5 de la passion (Massillon). Voir 13a, 91 1 .
l 158. AUTORITÉ, POCTOIR, PUISSAHCB.
On entend par autorité la supériorité, la domination que donnent les lois; le pouvoir est plus spécialement l'exercice de l'autorité, l'autorité déléguée à des agents ; la puissance est l'autorité dans son principe, juste ou injuste, légitime ou tyrannique, qu'elle repose sur le consentement des peuples ou sur la force. l'autorité des lois, des magistrats (Acad.). Comme la première source de ^autorité vient de nouSf les rois ne doivent en faire usage que pour nous (Has- 8ILLOI7). Partout od il pouvait étendre son pouvoir, V oppression et Vinjustice n'étaient pas libres (FiNBLON). Les ministres qui ont outré la puissance des rois Vont toujours affaiblie (Massillon). Voir 137, 911