SM
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46 BABI — BADA
nature, et non par les remèdes; la vertu des remèdes conliste à seconder la natare [aphorisme).
IttO. BABIL, CAQVBT.
^ Bahii exprime l'idée d'une parole facile et indiscrète ; le
« taq^t est un babillage môle d'assurance , de prétention. Il
^ nota éXovatàxX par son babil { Acad .) . Riche, pour tout mérite^
#n babil 'impor^n (Moliârb). Un lion en passant rabattit hur caquet (La Fosttaihb). A tous leurs sots caquets n'ayons d(me ml égard (MoLiàRs). Voir 678.
It^l. BABILLABD, BATABD.
Le habiîlard est celui qui dit des riens, qui parle sans cesse» mais avec légèreté, avec enfantillage; le ha/oardeai celui qui dit trop, qui parle avec indiscrétion, avec prétention, avec importance. C est un franc babillard, une grande babiUarde. Ce bavard m^a fait perdre mon temps. Ne lui contex pas de secret, c'est une bavarde [Acad.].
1»2. BADAUD, BENàT, NIAIS, NIOACD.
Le badaud est celui qui admire et considère tout, bouche béante , comme s'il n'avait jamais rien vu ; le benêt , ptr excès de bonhomie de simplicité , ne fait rien de lui-même, et fait tout ce que Ton veut ; le niais est neuf, naïf, novice comme un enfant , tout lui est étranger ; le nigaud est un grand innocent , qui ne sait que s'amuser à des bagatelles. Les badauds de Paris, Faire attrouper les badauds (Acad.). Comment! me prenex-vous ici pour un benôt(MoLiéRB)Ti/ ayait un yrand benêt de fils. Un niais en affaires^ en polir [ tique CACAB.). ïly a quelque art à distinguer les nisctges débonnaires des m'aîs (Montaigne). On ne saurait faire un pas sans trouver des nigauds qui vous regardent (Mo- "*R«). Une grande nigaude IAcauX
BAIS — BALB
i\^S. BAISftBS, ABMSSER.
Baisiser^ c'est placer une chose plus bat ou la din de hauteur ; abaisser, c*est placer une chose tur ce q doit couvrir. Baisser une maison; baisser le pavillvn isaisseau. Abaissez votre chapeau sur vos yeux (Aca un autre point de vue, baisser est le terme général , i] que une action ordinaire ; abaisser marque un ab ment remarquable ou ûiit avec une intention partiel Baisser son voile (Acad.). En baissant mes yeux Vi terre, je ne retrouvai plus Minerve (Féitrlon}. Abaîs route; abaisser une table (Acad.). Voyez comme elle al cette tête auguste, devant laquelle ^incline Vvnivers sobt). Voir 2.
1»4. BALAircaUt, HÉfllTCB.
Balancer se dit de celui qui considère, qui pèse dif tes choses , penchant tantôt vers Tune et tantôt vers Vî hésiter, c'est rester en suspens, demeurer dans le état, ne pouvoir se résoudre. FauUil opter? je ne bj pas, je veux être peuple (La Brutàrb). Elle flotte^ e\ site; en un mot, elle est femme (Racine}.
ISS. BALBCTIBB, Bé6ATBB, BREDOUILLER
Celui qui balbutie parle du bout des lèvres, affaib verses articulations ; celui qui bégaye ne parle pas de s'arrête, coupe et remâche ses mots; celui qui bred parle avec volubib'té et avec confusion*^ On a de la p comprendre ce qu'il dit , il ne fait que balbutier (A J'évite par là de demander en tremblant et debalbuti< chose juste (La BRUTÀas). On bégaye quelquefois p: barrasy par timidité (Acad.). Il hésite, il bégaye, il lie (PéNBLON). On n*entend rien à ce qu'il dit, U i q»e bredouiller (Acad.). Il ne vient gtcepour b-redouill vanités et des sottises (La Brvtèhi}.
48 BÂNQ — BÂTA
1»6. BÂNQUEROFrE, FAILLITE.
Faire banqueroute, c'est disparaître du commerce, cesser ses payements par fraude, pour cause d'insolvabilité feinte ; faire faillite^ c'est simplement manquer de payer aux échéances, se déclarer hors d'état de payer et demander du temps.
1»7. BARBARIE, CRITACHÈ, FËROCITË.
La barbarie tient à l'état des mœurs, à l'ignorance , au manque de notions morales ; la cruauté est dans le caractère, elle vient de la méchanceté; la férocité renchérit sur la cruauté, elle est la marque de l'insensibilité. La religion chrétienne a adouci leur barbarie (Bossuet). Il y a de la cruauté à tuer un homme pour un toufflei (Pascal). Let soldats étrangers^ qu'une férocité naturelle acharnait sur les vaincus (Fléchier).
Isa. BAS, ABJECT, TIL.
Ce qui est bas manque d'élévation ou de noblesse ; ce qui est abject ravale l'homme au-dessous de lui-même; ce qui est vil n'a pas de considération, d'estime, est méprisé Va^ject est le dernier degré du bas. Souvent au plus haut rang est le cœur le plus bas (Dblille). Ame abjecte 1 c'est la triste philosophie qui te rend semblable aux bêtes (J. J. Rousseau). Des âmes viles elmercenaires (Fléchier). Leurs viles passions ne savent qu'obéir (Corneille). Voir i et 8.