‹ Petit dictionnaire raisonné des difficultés et exceptions de la langue françaiseChapitre 125 sur 520 · I.OKS · texte numérisé non relu

I.OKS

DÉS, particule prépositive qui Se met au commencement de certains mots^etgul Sert à marquer la négation de l'Mée énoncée par le mot simple. Désaccorder, désennuyer , désordre, etc. (Voyez De.)

BÉSACCOlîTUMER. T. a. ou transit. DemaïKie la préposition de lorsqu'il est suivi d'un verbe à l'infinitif. // se désaccoutumera de mentir.

DÉSAGRÉABLE, adj. des deux genres. Avec le verbe être, cet adjectif régit quelquefois la préposition ù. Cela est désagréable à entendre. Mais quand ce veriieest impersonnel, rf<^jagréable régit de. IL est désagréable d'entendre,

DÉ8AGRÉER. v. n. ou intransit, dans le sens de Déplaire.

— V. a. ou transit, dans le sens deOter les agrès d'un vaisseau.

On dit plutôt dégréer, T. de Marine.

Le verbe neutre na se dit que des choses et non des persoa- B«s. Cette fbrmaUté m* désagrée. On ne doit pas dire : Cett4 personne me désagrée. Il faut o^: Crtte personne me dé-

OÉSAPPABEUXER.T. a. ou

transit U a la mémo signifia cation que le verbe dépareile»

1er, qui est plus usité. (Voir fe mot. J

DÉSAPPARIER, v. a. ou transit. Sépai-er deux oiseaux appariés, tuer le mâle ou la femelle. On. a désapparié ces pigeons.

DÉSAPPRENDRE. V. a. ou transit. Se conjugue comnoie prendre. (Voir ce mot.) Cet enfant n'a rien appris, on croit même qu'él désapprend tous les jours.

DÉSAPPROBATEUR, aftjeet.

dont le correspondant féw. est désapprobaèriee. Signe désap»

probateur; humeur désappro»

batriee,

DÉSARROI 9.m.€eiiH»tn^ese guère usité qti^au sîa^lfeF et avec les p4*éposltions en ou dans. L*effet d*un déménagement est de mettre tout en désarroi. Cet hovwus n'a point d'ordre, ses affaires sont en désarroi.

DÉSASTREUX, EUSE. adj.

Ne se dit jamais des personnes.

Un événement désastreux.Un^ mort désastreuse.

DESCELLER, v. a. ou tran&ft Détacher ee qui est scellé en plâtre» en plon^» ett . Ce verbe garde les deux / dans touta sa coniugaison. (Voir DfSSHJb-

DESCBIVDANV. part. prés, du V, descendre et adj. vcrb. La marée descendante. Une pro* gression descendante.

DESCENDANT, ANTE. s.

Celui, celle qui descend, qui tlr« son origine* Us descei^

DÉS

doAis d*Jbr€iham. Le mariage est défendu entre les aseendants et les descendants en li' gne directe (Acad.).

BESGENBRE. v. a. ou transit.

Il se eoDju^e avec le verbe avoir ou avec le vertK être , selon que l'on considère l'action ou son résulUt (Acad.). U a deseatd» la montagne. JTai deseemdu Pescaàer. Le baromitre a descendu de trois degrés. Être descendu exprime un état relatif à l'aetion de descendis faite précédemment, f^otre pè^e estil en ha ut? Non, il est descendu.

Quand a-t-il descendu? Il y a une heure. Depuis quand est-il descendu ? Depuis une heure.

Quand on fait l'action de descendre , on descends quand on a fait ee*te aetloo, on dit qu*on a descendu, si l'oa veut exprimer qu'on a fait cette action; et on doit dire qu'on est des^ cendu, si l'on veut exprimer l'état où l'on se trouve après l'avoir faite. J'ai descendu V escalier en moins d'une minute.

Il y a plus de dix minutes que je suis descendu.

DÉSENIVRER, v.a. ou trans.

On prononce en comme s'il y avait an.

OÉSENRAYEB. v. a. ou transitif, il se conjugue eomme payer,

BÉSBSP^BAJIT. p^rt. prés, du V. désespérer et adj. verl>.

Vne pensée désesp4ranU'

DÉSESPÉRER, v. n. ou fntransit. dans le sens de Cesser ^espérer, *- v. a. ou transit.

dans le sens de Mettre au désespoir.

Comme verbe neutre , U régit

DES

la préposition de. Désespérer d'un malade. Le médecin désespère de l£ guérir, Ife désespérer de rien.

Ou dit avec la o4sative dans la propositioQtsuhordoiuiée : Qn ne désespérait pas qucn/ousna devinssiez, riche (Beeuzée et Laveau3C>. Je ne désespère pas que TU)us n'ayons du beau temps. Pauifez>^vous désespérer que njous ne le revoyiez un Jour?

DÉSESPOIR, s. ou U nvetf pas usité au fUurie), du moins en prose. Un noble désespoir.

Ses succès font le désespoir de ses rivaux. Conseille Va employé au piuriel.

BÉSHOBIjVÉTE. adJ. des deux Renres. 1! ne se dit que des choses et se met ordinairement après son substantif. Une action déshonnête, une pensée déshonnête.

Cet adiecHf n'a pas la même signification que ma/honnête.

Une action déshonnête est une action contraire à la piireté.

Une action malhonnête est une action contraire à la civilité, à la bonne foi, à la droiture.

DÉSHONORABLE. adj. des deux genres. Qui cause du déshonneur. On emploie plutdt le mot déshonorant,

DÉSVONOilANT. part prés, du Vi déshonorer ei adj. verb.

Une^ conduite déshonorante.

DÉSIGNATir,IVE. adj. Le s se prononce comme z, et le g comme gue. Les raisins sont un attribut désignatifde Bacchus.

DÉSIR, s. m. L'Académie dit qu« pâusleurs écrivent et pro-

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uonceiit désir, désirable, désirer, désireux; mais dan» tous les exemples qu'elle donne elle écrit désir, désirable, désirer, désireux. Le désir de la gloire.

La santé est un bien désirable. Cet ouvrage ne laisse rien à désirer. Le peuple est désireux de nouveauté,

DÉSIRABLE, adj. des deux genres. (Voy. Désir)

DÉSIRER. ▼. a. ou transit.

Devant un verbe à l'Infinitif, il doit être suivi de la préposition de, lorsqu'il exprime un désir dont l'accomplissement est Incertain, difficile, ou Indépendant de la volonté. Désirer de réussir. Il y a longtemps que je désirais de a>ous rencontrer.

Je désirerais bien d^en être débarrassé (Acad).

Quand, au contraire , ce verbe exprime uri'désir dont l'accomplissement est certain ou facile, et plus ou moins dépendant de la volonté , il s'emploie sans la préposition de. Je désire le ntoir. Il désire vous parler (Acad.).

Dans le premier cas, 1« verbe qui suit désirer renferme une idée accessoire de contingence, de doute, d'incertitude; dans le second cas , Il exprime une action simple et déterminée.

Nous ferons remarquer que Ton emploie l'infinitif quand le verbe régi se rapporte au sujet du verbe désirer, et que l'on se sert de que avec le subjonctif quand il ne s'y rapporte pas.

Je désire partir. Je désire que vous partiez (La veaux.)

Avec le verbe être employé impersonnellement, on met toujours que suivi du subjonctif.

// est à désirer qu*il réussisse.

DÉS

DÉSIREUX, EUSE. adject.

(Voy. DÉSIR)

DÉS LORS- locution adverb.

Dès ce temps-là. J"* a perçus dès lors ma faute. — De là , en conséquence. Cet accusé est en fuite, dès lors il est suspect. — Dès lors que, locution conjonctive, n'est usité que dans ce sens : Je vis dès lors que fe n"avais plus rien à espérer. Dans cette phrase, que se rapporte à Je vis et non à dès lors; c'est comme s'il y avait : Dès lors Je vis qu'il n'y avait plus rien à espérer.

DÉSOBÉISSANT, part. prés, du V. désobéir et adj. verb. De* enfants désobéissants. Une petite fille désobéissante,

DÉSOBLIGEANT, part. prés, du V. désobliger et adj. verb.

Un homme désobligeant. Une personne désobligeante. Des procédés désobligeants.

DÉSOBSTRUANT, participe prés, du V. désobstruer et adj.

verb. T. de Médecine. Il s'emploie aussi comme substantif masculin.

DÉSOLANT, part. prés, du v.

désoler et adj. verb. Nouvelle désolante. Cet homme est désolant. Dans cette dernière acception, désolant est synonyme d'ennuyeux, d'importun.

DÉSOLATEUR. s. m. Celui qui désole, qui ravage, qui détruit. Il est peu usité. L'Académie ne lui donne point de correspondant féminin.

DÉSOPILATIF, rVE. adj. T.

de Médecine. Il n'est guère usité que dans cette locution : A^mède désopilatif.

DES

BÉSORMAIS. adv. de temps.

DoréoavaDt, à l*a venir, dès ce moment-ci. Il ne s'emploie que dans le. sens da futur. Je ne sortirai plus si tard désormais.

Qui pourrait désormais se fier à lui? Soyons désormais plus sages. Vous êtes désormais mcn

I soutien (Acad.).

* DE SORTE QUE. Voyez

Sorte.

DÉ80XYDATI0N. s. f. T. de Chimie. Action de désozyder, ou le Bésultat de cette action.

On dit aussi désoxygénation.

DËSOXYDER. V. a. ou transit.

T. de Ciilmle. Séparer l'oxygène, en totalité ou en partie, des corps avec lesquels il était uni.

On dit aussi désoxygéner,

DÉSOXYGÉNATION. S. fém.

yoy, DÉSOXYDATION.

DËSOXYGÉNER. v. a. ou

transit. Voir Désoxtder.

DESPOTE, s. m. On dit d'un tiomme ou d'une femme : Cest un despote,

DESSÉCHANT, part. prés, du v. dessécher et adj . verb. Des vents desséchants. Une exha^ îaison desséchante,

DESSEIN, s. m. Ce mot, écrit avec un e muet après les deux s, signifie Intention, projet, résolution. Dieu se mxy que de tous les desseins des hommes,

I II signifie aussi la Pensée, la

conception, le plan, l'ordre, la distribution des parties d'un livre. Le dessein de ce poème est bien ordonné. L'Académie dit aussi le dessein d^un ta' bleaui mais ce ne peut être que

L dans le sens d'un projet de ta-

DES

bleau qui n'existe encore que dans la pensée de l'artiste. (Voir Dessin. }

DESSELLER, v. a. ou transit Otcr la selle de dessus un cheval. Ce verbe garde les deux / dans toute sa conjugaison. (Voir Descbli.br.)

DESSERRE, s. f. Ce mot n'est usité que dans cette locution familière : Être dur à la deS' serre. Ne se déterminer qu'avec beaucoup de peine à donner de l'argrent.

DESSERT, s. m. Ce qu'on sert , ce qui se mange à la fin d'un repas.

DESSERTE, s. t. Ce qui reste d'un repas, ce qu'on a été de dessus la table.

Ce mot s'entend aussi des fonctions attachées au service d'une cure, d'^ne chapelle.

L'ecclésiastique chargé de la desserte de cette chapelle.

DESSERVANT, s. m. Celui qui dessert une cure, une chapelle. — part. prés, du v. desservir,

DESSERVIR, v.a. ou transit, et irr^. Il se conjugue comme servir,

DESSILLER, v. a. ou transit.

L'Académie dit : Quelques-uns écrivent déciller , parce que ce mot vient de cil. Séparer les paupières l'une de l'autre afin de faire voir clair.— Au figuré.

Détromper , désabuser quelqu'un.

DESSIN, s. m. Ce mot, écrit sans e muet après les deux s, signifie , soit l'art d'imiter au crayon ou à la piume les formes que les objets présentent à nos

DES

yenx, soit l'iroltatton de ces objets. Une légère incorrectién de dessin. Des dessins de Raphaël, de Jules Romain.

U se dit aussi de l'Ordonnaoec d^un tableau, de la disposition des diverses parties d'ua morceau de musique. Le dessin de ce tableau est sagement conçUt mais il est mal exécutée 'Ce chœur produit beaucoup d'ef" fet, le dessin de Porchestre est fort original ( Acad.).

DESSINATEUR, s. m. Un

bon dessinateur, un grand dessinateur. L'Académie ne lui donne point de correspondant téminin.

DESSOUS, adv. de lleo. Il sert à marquer la sltutttton 4*une chose qui est so«s une autre. Voyez sur la tabtceher* chez dessus et dessous.

Dessous s'emptole aussi comme préposition, mais seulement lorsqu'on se seit en même temps du mot dessus, ou lorsqu'il est précédé de la préposition de.

Tai cherché dessus et dessous le lit. On a tiré cela de dessous la table^

PA»'iiBS80ii8 , prép. U aun gilet par-dessous son habit.

Prendre quelqu^un par-dess(ms les bras.

AU-DESSOUS DE, prép. Être logé aurdessous de quelqu'un.

Le thermomètre est au^essous de zéro. — Au figuré , Être ai^ dessous de sa place ^ c-à<-d.

Hors d'état de la bien remplir.

Cet ouvrage est au-dessous de la critique. Il ne mërfte pas qu'on preane la peine de le critiquer.

Aii-»BS80iTS, adv. Lescttn' didatt Oe nettf ans et cM^des'

DES

tfOM#. Ona congédié Ut p0n»mtâ qui demeurait au^dessovs d»

moi.

EW DESSOUS, locut. advcrb.

Du pain brûlé en dessous. Des clous rivés en dessous. Un vé* tement qui se porte en dessous.

Regarder quelqu'un en dessous.

kA-de^isovs , locut. ad verb.

pour Sous cela.

««•DESSOUS, h>cut. adverb.

Le dessous du Heu où l'on est.

U signifie ordinairement diaprés, plus bas, dans la miéme page.

DESSOUS est quelquefois substantif raasG. Le dessous d?une table, d'iule étqffe, d'une assictte, des cartes^ d'un théâtre* Les factieux ont eu le dessotes.

DESSUS, adv. de lieu. 11 sert à nmrquer la situation d'une chose qui est sur une autre. Ce qui est sous la table, mettea^e dessus. Jetez de l'eau dessus.

Dessus s'emploie aussi comme préposition , mais seulement lorsqu'on se sert eu même temps du mot dessous, ou lors>qu'll est précédé de la préposition de. J'ai cherché dessous et dessus la table. Otez cela de dessus la chaise , de dessus te \uffeti

PAR-DESSUS, préposlt. Pardessus la muraille , par-dessus la barrière, par -dessus son habit. — Par-dessus tout. Surtout, principalement. — Par" dessus, au ^uré. Outre. jPardessus le marché.

PAR-DESSUS, adv. H avait un habit et un manteau par-dessus.

PAR- DESSUS > 8. m., CSt UU

DES

TétemeDt qui se porte sar un

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