‹ Petit dictionnaire raisonné des difficultés et exceptions de la langue françaiseChapitre 175 sur 520 · EXP · texte numérisé non relu

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EXPÉDITEUR. 8. m. 11 n'a

point de fém. correspondant.'

EXPÉRIMENTAL, ALS. adj.

n n*a point de plur. masc.

EXPIRANT, part. prés, du V. expirer, et adj. verb. Nous la trouvâmes expirante.

EXPIRER. V. n. ou intranslt.

Mourir, rendre Pâme. Il se conjugue dans ses temps composés avec avoir, quand on exprime l'action , avec être si l'on veut exprimer l'état d'une personne qui vient de mourir. Au llguré, il prend aussi avoir ou être :

Mon bail a expiré hier. La trêve est expirée.

Quelques grammairiens ont prétendu qu'au propre expirer ne pouvait se conjuguer qu'avee l'auxUiahv avoir, et que dés lors Racine avait eu tort de dire : A ce mot, ce héros expiré , etc. « Quelle misérable vétille de grammaire 1 s'éurie Voltaire. Pourquoi ne pas dire ce héros expiré, comme on dit il est expiré, il a expiré?

Il faut remercier Racine d'avoir enrichi la langue à laquelle II a donné tant de charmes, en ne disant Jamais que ce qu'il doit, lorsque les autres disent tout ce qu'ils peuvent. » Voltaire ne s'est pas contenté de prendre la défense de cette locution, 11 l'a Imitée plusieurs fols dans ses vers et dans sa prose : Là c'est Massinissa , qui , en ^voyant Sophonisbe expirée, etc.; Vertot a dit aussi : Micipsa ne fut pas plutôt expiré»

Un grand nombre d'écrivains ont fait comme Racine , Vertot et Voltaire; enfin La veaux, Bonifaee, et tous les bons grammairlen&y ont pensé que puis*

que, d'après l'Acaddmlè, expirer signifie mourir; quand on veut exprimer l'état, on peut dire il est expiré, comme oo dit // est mort: avec cette différence, toutefois, que // est expiré ne peut se dire que de Tétat de celui qui vient de rendre le dernier soupir ; on comprend , en effet, qu'on ne dirait pas :

Alexandre le Grand est expiré jeune.

EXPLOITANT, part. prés, du V. exploiter. Il estadj.verb.

en T. de Pratique : Huissiers exploitants.

EXPLORATEUR, s. m. L'Académie ne donne point de fém.

correspondant. Quelques grammairiens disent exploratrice.

EXPOSANT, part. prés, du V. exposer. 11 est substantif en T. de Jurisprudence et d'Administration : Les raisons de /'exposant, de /'exposante, sont.^ etc. ; et en T. . de Mathématiques : Deux est /'exposant du carré.

EXPRÈS, adj. Le fém. est expresse.

EXTASIER (S'). ▼. a. on transit, et essentiellement pronomln. Son participe passé s'accorde toujours avec le pronom qui le précède. 7/* se sont extasiés sur les moindres détails de ce poème.

EXTERMINATEUR, ad], et subst. L'Académie ne donne point d'exemple du fém. Quelques grammairiens disent 'ex-ternùnatrice. La guerre exterminatrice.

EXTRAIRE. V. a. on transit.

Il se conjugue comme traire.

EXTRAVAGANT, adj. Fou, bizarre, fantasque, qui est contre le bon sens , contre la raison. Il se dit des personnes et des choses.

EXTRAVAGU4NT. partie, prés, du V. extravaguer.

EXTRAVASER ( S' ). v. a. ou transit, et essentiellement pronomin. Le participe passé s'accorde toujours avec le pronom qui le précède : La bile s'est extravasée.

EXTREMIS (IN). loeut. adverb. empruntée du latin, et que l'on prononce comme en latin. Elle signifie à l'article de la mort.

EXUTOIRE. s. m. T. de Médecine. Cautère, vésfcatolre, toute ulcération produite et entretenue par l'art.

EX-VOTO. s. m. Le plar. s'écrit comme le slng. Tableaux , figures que l'on place dans une église en mémoire d'un vœu fait en maladie 4 en péril. Suspen»

dre, appendre des ex-^oto.

F. s. m. Lettre consonne, la sixième de l'alphabet On l'appelle Eiffe suivant la prononciation ancienne et usuelle, et, dans ce cas, ce mot est féminin : Une grande F {^e) , une

F ieffe') majuscule. Les méthodistes modernes l'appellent Fe, et ce nom est du genre masculin : Vn grand V^ un t minus^ cule.

Quand cette lettre est à la fin

du mot , elle se prononce ordinairement au singulier aussi bien qu'au pluriel, soit que le mot suivant commence par une consonne ou une voyelle: Vif désir t roif appétit» soif ardente t soif brûlante ^ un bœuf abattu» un bœuf très-maigre , ofeuf depuis six mois, veuf avant six mois. \\ faut en excepter quelques mots, tels que clef, dont le ./ne se prononce ni au slDgulleT ni au pluriel ; œuf frais, œuf dur j nerf-de^ bœuf (le /se prononce seulement dans bœuf) , cerf -volant, cerf' dix - cors , chef- d œuvre, bœuf-gras. Le mot neuf forme aussi une exception. (V. Neuf.) Cette lettre se double dans les mots qui commencent :

V* par af, tels c^xx* (affirmer, affranchir, qffiabie, affaire, etc., excepté mfin , Afrique , Africain; 2» par ef> tels que effacer, effet, effrayer, effronté, excepté éfaufileryéfourceausZ** par dif, par of, par sif, par suf, sans exception , tels que difficile , offense, siffler, suffisant, suffrage ; 4o par*ow/, tels que souffler, souffle, souffrir, etc., excepté le subst soufre et SCS dérivés. &> Au milieu des mots sui vants;5c/7fer(et tous les mots enfer), beffroi, bouffée, bouffi, bouffon, boursoufler, buffet, buffle, chauffage, chiffe, chiffonnier, chiffonner, chiffre, coffre, coiffer, ébouriffé, étouffer, fieffé, gouffre, greffier, griffonneur , griffon, mafflé, piaffer, piffre, raffiner, raffoler, rebuffade, taffetas, touffu, et leurs dérivés.

6* A la fin des mots : Bouffe , escogriffe, étoffe, gaffe, greffe, griffe, touffe, truffe.

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