‹ Petit dictionnaire raisonné des difficultés et exceptions de la langue françaiseChapitre 177 sur 520 · FAC · texte numérisé non relu

FAC

FACETTER. ▼. tu ou transit.

Tailler à facettes. Ce rerbe garde les deux t dans toute sa conjugaison.

FACIAL, ALE. adj. T. d'Anatomie. Nerf facial. Veines faciales. On doit éviter l'emploi du masculin pluriel. L'Académie . n'en donne point d'exemple.'

FACILE, adj. des deux genres. Lorsqu'il est joint au rerbe être, employé impersonnellement , il régit la préposition de :

Il est facile de ^ous contenter, 11 régit la préposition à lorsqu'il est suivi d'un verbe à l'infinitif : // est facile à contenter.

Cette phrase est facile à traduire.

FAÇON. De façon que. loc.

c(»njoDct.. pour Tàlemeot que, en tdle sorte que. (Voir MOME , VUI.)

FAC-SIMILE. 8. m. On prononce similé (Acad.). Expression empruntée de la langue latine. Au pluriel, fao-simile.

(Voyez an mot • Substaittiv , Pluriel des mots tirés des langrues étran^res,)

FACTEUR, s. m. Ce mot n^a pas de correspondant féminin.

On dira : Une femme facteur à la halle.

FACTIEUX, BUSB.t. Le / se prononcecomme« dan8«emot, ainsi que dans faction et ybo* tionnaire.

FACTOTUM, s. m. On prononce faetotome (Acad.). Mot emprunté du latin. On dit au plur. factotums,

FACTUM. s. m. On prononce actome (Acad.) T. de Procé-

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dure emprunté de la langue latine. Au plur. factums. On prononçait autrefois facton,

FAGOT, s. m. Le f De se prononce pas.

FAGOTEUR. 8. m. Faiseor ëe fagots. Celui qui fait qoelqae chose sans soins, sans attention.

Ce mot n'a pas de correspon* dant féminin.

FAGUENAS- 8.ni.0denrftide et mauvaise. Le j ne se prononce pas.

FAIBLE, adj. des deux genres. Ce mot et ses dérivés s'écrivaient autrefois faible. L'Académie a adopté exclusivement faible , faiblesse» etc.

FAÏENCIER, 1ÈRE, subst Celui , celle qui fabrique ou qrd vend de la faleace. On écrivait autrefois /a^enctâr» fayence.

FAILLIBLE, adj. des deux genres. On mouille les U.

FAILLIR. V. n. ou intransitif et défectif. On mouille les H. — iKDic. Prés. Je faux, tu faux, il faut! nous faih Ions, vous f aillez , ils faiU lent, — Imparf. Je f aillais , tu faiUaU, il f aillait i noue faUlions, vous faiUtez, ils 'Jitil' laient. — Passé déf. Je faillU, tufaiUis, ilfaUUtg nous failtt' mes, vous faillites, ils'failU' rent — Fiitur. Je faudrait tu faudras, il faudra t nous fou»

drohs, vous faudrez, tlsfaur dront. — PAET. Prés. FaiHaat, - Passé. Failli, ie. — L'Académie ne donne ni le condlttonnc), ni l'impératif» ni les temps du subjonctif. Au surplos, ce verbe n'est en usage qu'au passé défini, aux temps composés et à l'inflniUf.

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Ce verbe, devant un autre -verbe à IHnfinlUf , est suivi de la préposition île ou de la préposition ai quelquefois même 11 n^t suivi ni de Pune ni de l'autre. J'aifailU de tomber ou à tomber. Il a failli de se rui' ner. Nous faiUintfS de périr.

JW failli mourir. Nous failli' mes périr (Acad.)- Suivant La- Teaux : Si un bomme a eu une maladie grave qui l'ait mis pendant quelque temps entre la vie et la mort, on dira bien // a failli de mourir ^ de exprime le doute, l'incertitude:

mais si un bomme s'est trouvé mal subitement, au point que sa mort ait paru certaine, inévitable, on dira // a failli mou^ rir. On ait f ai failU de tomber, lorsque J'ai eu le temps de faire des^fforts pour éviter la cbute; et J* ai failli tonner, lorsque la cause subite de la cbute n'a été balancée par aucun effort. On dit J'ai failli de rvous écrire, parce que la phrase suppose délibération, chance, possibilité d'écrire ou de ne pas écrire ; mais on ne dit pas fai failli vous écrire.

FAIM. 8. f. Ce mot ne s'emploie pas au pluriel.

FAÎNE, s. f. Fruit du hêtre. La faUu êert à fairt de rhuUe.

FAIRE. T. a. ou transit, et irréir. — iRBic. Prés. Je fats, tu fais, il fait; nous faisons, vous faites, ils font. •^Impmrf.

Je faisais^ tu faisais, ilfaisaiti nous faisions, vous faisiez, ils faisaient, — Passé déf. Je fis, tu fis, il fit: nous fîmes, vous fîtes , ils firent, » Futur. Je fend, tu fieras, U ferai nous

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ferons, vofu ferez, ils feront.

— CONDIT. Prés. Je ferais, tu ferais, il ferait; nous ferions, vous feriez, ils feraient. — lUPÉR. Fais; faisons j faites, — SDBJ. Prés. Que Je fasse, que tu fasses, qu'il fasse; que nous fassions, que vous fassiez »

qu'ils fassent. — Iroparf. Que Je fisse, que tu fisses, qu'ilfttf que nous fissions , que voue fissiez, qu'ils fissent. — fakt.

Prés. Faisant. — Passé. Fait, faite. — Dans les temps composés, on emploie l'auxiliaire avoir.

Un grand nombre de personnes, à l'exemple ck Vi^talre, écrivent ytf/tf^a<>, nousfesoms, fesanti mais Dumarsais, Coudillac, Girard, Beansée, d'OUvet et Domergue, re}etl^t cette orthographe, que PAca« demie n'a pas cessé de oMràan* ner.

Une des propriétés du veriie faire, dit Féraud, est de s'identifier avec l'infinitif qui le suit inunédiatement, et de ne former avec cet infinitif qu*un aenl et même verbe, dont te sens «t toujours actif; d'où il résulte que le ^ethe faire doit être précédé des pronoms lui, leur, et non des pronoms le, la, les, tontes les fois que le verbe à l'infinitif a un régime direet.

Je lui ferai annoncer cette bonne nouçelle. On le fit co»sentir A cette «lemande. On le fit renoncer A ses prétentions.

FAïuB se construit souvent avec la préposition de, ou avec un équivalent, dans le s^bs de Donner à une personne ou à une chose une qualité quelconque, la mettre dans un certain

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état ; dans le sens de Changer , transformer en, et dans celui de Employer quelqu*un ou quel»

que chose, en disposer, en tirer parti. Ainsi on dira: QuefereZ' vous de 'Votre fils? Les mau" valses compagnies ont fait de ce jeune homme un mauvais sujet. Faire ses délices de l'étude.

Faire de Pétude un devoir. Que faites-^ous de cet élève?

FAIRE , dans le sens de Ganser, activer , susciter , être l'occasion de, se construit avec un infinitif ou avec un subjonctif, et se dit de tout ce qui est la cause prochaine ou éloignée de

Quelque chose, de tout ce qui oune lieu, de tout ce qui donne occasion à une chose, à une action. V opium fait dormir.

C'est ce qui fait que Je suis Ofcnu tard. Cest ce qui fait que les choses vont si mal. Faites que cela soit bientôt terminé (Acad.).

FAIRE est neutre ou Intransitif dans le sens de Avoir une Influence, un effet quelconque, être convenable, produire un effet agréable.

Il s'emploie impersonnellement pour indiquer l'état de l'atmosphère, de la température, la nature, l'état, la disposition, les qualités de certaines choses. Dans ce sens , 11 est invariable au participe : Les chaleurs qu'il a fait.

Avec le pronom personnel, faire signifie Être praticable, être produit, formé, exécuté, venir à être, devenir, s'améliorer. Cela peut se faire.

FAIRE se met souvent pour un autre verbe qu'on ne veut pas répéter: Je ne marche plu* autant que Je faisais autrefois.

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On ne peut s^intéresser plus tendrement que je fais à tout ce qui vous touche.

Le participe /a/f, suivi immédiatement d'un infinitif, esttou' jours invariable, parce qu'il forme avec l'infinitif une expression dont les parties sont toujours inséparables dans la pensée; les pronoms se, me, que, ne sont point compléments passifs du participe fait considéré séparément , mais des verbes composés du participe fait et du verbe à l'infinitif qui le suit : Elfe s^est fait aimer, elle m'a fait haïr (Corneflic).

Les serpents paraissent privés de tout moyen de se mouvoir, et uniquement destinés à vivre sur la place où le destin les a fait nattre (Lacépéde). Les bonr tés que vous m'avez fait sentir (Fénelon). D'autres généraux de Justinien s'étaient fait battre (Ségur).

FAIRE est subst. masc. dans cette phrale : Il y à loin du vouloir au faire; et en T.

de Peinture, de Gravure, de Sculpture : Ce tableau est d'un beau faire.

On fait un emploi vicieux du verbe faire dans cette phralse :

// a été fait mourir f il faut dire: On l'a fait mourir, .

NE FAIRE QUE... Ne travailler, ne s'occuper que d'une certaine chose. // ne fait qu'aller et venir. Il ne fait que sortir. Il ,se dit aussi d'une action Instantanée qui est immédiatement suivie de son résultat ou d'un fait quelconque :/« ne fis que le toucher, et H tomba. Ne faire qu'aller et venir.

Ne faire que de sortir. N'être

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