GUL
Gros, dans le sens de riche, précède aussi certains substaa* tifs désignant la profession, l'état : Un gros financier. C'est un de nos plus gros mes-^ sieurs.
GROS-REG. s. m. Le plur.
doit être gros-bec (des oiseaux qui ont un gros bec). L'Académie ne donne point d'exentpie du pluriel.
GROUILLANT, part. prés, du V. grouiller, et adj. verb.
// a six enfants tout grouil' lants,
GUÈRE ou GUÊRE8. adv.
On n'éerit guères que dans les vers , lorsqu'il est nécessaire à la rime ou à la mesure.. Guère est toujours accompagné de la négation. Sa place avec un verbe varie; il précède toujours l'Infinitif: Je ne puis guère man^ ger; il suit le verbe dans les temps simples : La paix ne dura guère; et se place entre l'auxlliaire et le participe dans les temps composés : ^ous n*avez guère mangé.— OnûXUIlne s^en faut guère que vous ne soyez aussi habile que lui. Il ne s'en est guère fallu que nous ne Payons perilu. Ce n'est que dans les évaluations de quantités qji'oo doit mettre bi préposition de devant guère : Il ne s'en faut de guère que ce vase ne soit plein,
GUET. s. m. Action par la* quelle on observe , on épie ce qui se passe , ce qui se fait. Il se dit en parlant de quelque»
animaux : Ce chien est de très^ bon guet, et non pas de très* bonne guette, location qui n'est point française.
GUBT-APEN8. s. m. L'Académie ne donne point d'exemple du pluriel.
GUETTER. V. a. ou transit.
Ce verbe garde les deux / dans toute sa conjugaison.
GUEULE, s. f. La bouche de certains quadrupèdes carnassiers et de quelques poissons.
On dit la gueule d'un chien , d*unloup, d'un lion, d'un crocodile, d'un requin, etc. La gueule est une grande bouche d'animal carnassier, armée de fortes dents (Voir Bouche).
GUEULE». 8. Ob T. d« Blason. La; covleur rouge. Dans la gravure , le gueules se marque p4ir une siUte de ligues parallèles et ^verticales.
GUEU8AWT. part, prés; du V. gueuser, et adj. verb. Une gueuse gneusaate. II a vldllf.
GUI. s. m. 11 se prononce en une seule syllabe , comme dans gruider.
GUIDE, s. m. 11 est d« mat-
cullo, même lorsqn*!! •• dit d'une femme : Madame, soyeu mon guide. — Dans te Guide, nom du peintre. Gui fait dlphthongue.
GUIDE, s. f. Espèce de rêne qu'on attache à la bride d'un cberal.
guide-Ane. s. m. Le pior.
doit s'écrire comme le slng.
GUINÉE, s. f. Monnaie d'or d'Angleterre. La syllabe gui se prononce comme dans gui»
der.
GUISE. 8. f. Manière, façon.
Gui se prononce comme dans guider; mais il faitdiphthongue dans Guise, Tille, et dans due de Guise.
GUTTURAL, ALE. adJ- On prononce les deux /. Le plur.
est gutturaux.
GYMNOSOPHISTE. 8. m.
Nom de philosophes Indiens qui allaient presque nus. Le / de so se prononce fortement conune dans le mot sophiste.
H. s. f. lorsqu'on l'appelle ache, suivant la prononciation ancienne et usuelle, et s. m.
lorsque, solvant la méthode moderne, on la prononce comme une simple aspiration, telle que dans la première syllabe du mot héros.
Il y a- des grammairiens qui mettent la lettre h au rang des consoBoes; d'autres soutiennent que ce signe, ne marquant aucun son particulier analogue au son des autres consounes, ne doit être eonsldéré que com-
me un signe d'aspiration. Ou* marsais pense que du moment où Ton convient de la valeur de ce signe, on peut l'appeler consonne ou signe d'aspiration, selon le point de vue sous lequel on le considère ( Olrault-Duvlvler).
Cette lettre est tantêt muette et tantôt aspirée. Lorsqu'elle est muette, comme dans homme^ harmonie, elle n'a pas d'influence sur la prononciation ; ce n'est qu'une lettre purement ëiymologlqnet que l'on conserve
comme une trace da iriot radical où elle se trouvait, plutôt que comme le signe d'on élément réel do mot oh elle est employée; et, si elle commence le mot , la lettre finale du mot précédent, soit ▼oyelle, soit consonne , se prononce comme 8( elle était suivie immédiatement d'une voyelle. Ainsi , au lieu de dire sans élislon : Tttre honorable, il faut prononcer comme s'il y avait titr'hono^ Table (Beauzée).
Si elle est aspirée, comme dans les mots héros, hameau, elle donne au son de la voyelle suivante une articulation gutturale, et alors die a les mêmes effets que les autres consonnes:
a« commencement du mot, elle empêche l'éllslon de In voyelle finale du mot précédent, ou elle en rend muette la consonne finale. Ainsi au lieu de dire,/itnest'hasant, on dira funeste hatardU
"Vaugelas et Restant pensent que dans tous les mots qui com* inencent par h, et qui sont dérivés du grec ou du latin, cette lettre ne s'aspire point, et qu'elle s'aspire dans les autres mots; mais celte règle n'est point exacte, elle souffre un grand nombre d'exceptions; et d'ailleurs, pour l'appliquer avec Justesse, il faudrait bien con* naître la langue grecque et la langue latine. Kous allons essayer de donner quelques règles qui pourront aider à reconnattre la valeur du h,
la lettre h peut être suivie des sons a, e, i ou y,ot\.u purs ou modifiés par une consonne, et des sons représentés par ai, au, eau, et, eu, oi, oy, ut.
Comme dans tous ces cas la lettre qui vient après le h est nécessairement Tune des cinq voyelles, nous ne ferons que cinq groupes de tous les mots commençant par h*