IMI
Imaginer, c'est se représenter quelque chose dans l'esprit, InTenter. Ce verbe ne doit Jamais être suivi de que, ni d*un infinitif; on ne doit pas dire :
r imagine quHlUfera; il imagine être bien 'vu; mais. Je jnHmagine, il s*imxig%xys.
S'IHAGINEB. V. a. proaonolnal. Simaginer, c'est se figrurer une chose, croire, |)eoser» prétamer. Les pronoms /?!« , te» se» nous» 'VOUS» sont compléments indirects, et ne comm^indent Jamais l'accord du participe :J£Z/tf s*est imaginé que maus la cherchiez, c'esl-à-Ulre, eUe ^st ayant imaginé à sol, etc. FoiW la chose qu'elles se sont imagi" née. Dans cette phrase, le participe varie, et s'accoude, non pas avec se mis pour eUeSy mais avec le complément direct^utf> mis pour chose* — S* imaginer ne demande point de préposition devant Hofinitif qui suit :
// M'imagine être un grimd docteur.
IMBÉGIIA. adjectif des deux genres. L*Aead. écrit ce mot avec un seul /.
jinmÉCIIiBCrÉ. s. -f. on fait JtQDtfar les deux /.
IMBROGLIO, s. m. Mot Italien qui se prononce imbroillo, à l'italtenne, ou imbroille à la française, sans Taire sentir 1'/, «et en: Mouillant les U (Acad.). Le plur. ost imbroglios.
IMBU. part, passé de l'ancien verbe imboire (imbiber). Il ne se dit ^ère qu'au figuré :im6tt de fausses doctrines, de mau'^ vats principes.
IMITA^ÏEUR. adj. ht lém. «st
^nitattice.
IMITER. T^a. ou transit, /m/ter l'exemple. Voy. Exehflk.
«IMAGULÉ, ÉE. adJ. Sans taehe de péché. Dans ce mot et dans tons ceux qui commencent par>^m, on prononce les deux m, et i'i eonscnre le so&qul lui est propre.
IMMÉMORIAL, ALE- adJ.
On. prononce les deux m, et l'i conserve le son qui lui est propre. Le pluriel masc. immémoriaux n'est guère usttéi PAcad.
n'en donne point dVexemple.
IMMIlfiBffT, ENTE. adJ. On prononce les deux m, et 1'/ conserve lerson qui hii est propre.
U 4i0iilfle Qui est près de tomlKr»surjquelquHin,'SiMM{i»elq«e jebose. Il ue «emploie guère H\y^,n^réBueuti:DiêgrAce immi'neiUe. ^ril imminent* Il se faut pas le.confoiulreavec éminent. ^Volr ce mol.)
nOilSCER (»'). V. essentlel- •lemeet pronominal. Le part, passé s'accorde toujours avec le pf«nom qui le précède : Ils se sont immiscés dans cette querelle. On prononce les deux -w,ietl»i conserve le son qui lui est propre.
IMMONDICE. s. f. On prononce les deux m, et L'i conserve le son qui lui est propre.
Dans le sens d'Ordures, il ne s'emploie qu'au pluriel : Les rues sont pleines d'immondices. Au figuré, en termes de l'Ecriture, Il se dit an singulier :
Immondice légale. Impureté légale.
IMMORAL, AUl. adJ. On prononce les deux-m, et 1*/ conserve le son qui lut est propre.
L'Académie ne donne point
IMP
d^exemple du pluriel masc. ; cepeaâftnt rien n'empêche dédire tmmonmx, eemme on dit moraux. De même que moral ^ Il peut se dire des persosass: Cet homme, qui peusait peur fort moral, n'est qu'un franc hypo^ crite (Aead.). C'est l'homme le plus immoral que Je cwmaiue (A.cad.).
IMPARDONNABLE, adj. H ne se dit que des cJumés. En ttfetj tm ne dit pas pardonner une personne; û^oti il suit qu'on ne p«at dire d'une personne qu'eue est pardonnable ^ ni i^Êr'elle est impardonnable t 11 Jaut dite eaxusaàle, tnexcu»
sààie.
IMPARISYTLUkBIQUE. adj.
des' deex irenres. Le ^ se proiMnee fortement comme dans êSfîlabe,
IMPASSE, s. r. Petite me qui n'a point d'Issue. Ce mot est synonyme de eul-de-sac et doit Inl être préféré.
nCPABTIAL, AliE^adH^Aead. ne donne point d'exemple du pHii. masc.. La Harpe a dit :
Des juges impartiaux. En général le& grammairiens appreu- ▼eiit ceplariel.
'RfPATIENTANT. part. prés, dn V. impatienter, et adJ. rerb.
Cette bavarde est impatientante.
IMPATRONISER fS'). v. essentiellement pronominal. Le part, passé s'accorde toujours avec Hun des pronoms mette»
se,sioMts,.w>us, qui le précède.
BUe s*est impatronisée dans eettefmaison.
'BUBPÉRAUF. s. m. Terme de Orammatare. Mode des verbes
IMP 247
qui exprime commandement, exhortation, défense.
On joint un s euphonique A la deuxième personne singulière de l'impératirdes verl>es en er, lorsque cet impératif est suivi des particules en ou y : Man" ges^en la moitié. Touches -y.
Voir AXLBR.
IBIPEbiaL, ALE. JidJ. Le plur. masc. est impériaux,
OfPÉBIT». a. f. Le f ae prononce eomme e,
IMPÉTRANT, part. prés, du y.Jmpétrer. Il est substantif, et .fait au fém. iwfpétrattte, pour désigner Cehil, celle qui a obtenu des lettres du prinee, un bénéfice, au dipldrae, etc.
IMPORTER, v.n.ou intransit.
Etre d?importanee, de conséquence. 11 ne s'emploie qu'à l'iaflnâtif et aax troisièmes personnes : Cela m'imporêe beaucoup. Qu'importent ses menaces? JX s'emploie aussi comme ▼erl)e impersonnel.
Qu'importe, que m'importe ^ etc.. peuvent r^flr la préposition de : Qu'importe de son amour ou de sa haine (Acad.) ?
mais ce n'est guère que dans les phrases qui expriment corn* me celle-ckune alternative; et encore l'emploi de la préposition de esMl, dans ce cas, fort peu usité. On dit fort bien avec de, lorsque le subst. est pris dans un sens partitif : Qu'im»
portent de mauvaises plaisan' terfes'f
IMPOSANT, part. prés, du v.
imposer, et adj. verbal. Ûnefi^ gure imposante. Une assemblée imposante.
IMPOSER. T. a. ou tranr'
IMP
Il B^emplofc absoloipetit dans le sens d*iosplrer du respect, de radmlrattdD, de la crainte : Sa présence m*impose. Notre fière contenance imposa aux ennc mis, «En imposer, dit TAcadémie, a été pris souvent dans le sens précédent; mats 11 sigoifle plus exactement, Tromper, abu« ser, surprendre, en faire accrc^re. Fous voulez en imposet à vos Juges, à vos auditeurs.
Ne le croyez pas^ H€M impose,
IMPOSTEUR, s. m. n se prend aussi adiectiveraent , et 11 n*a point de fém. correspondant. '
IBIPAÉGNER. V. a. ou transit.
On mouHle Particulation ffn; on ne la mouille pas dans imprégnatton, mot qui n'est point dans le Dictionnaire de l'Académie» et qui cependant est assez usité.
IMPROBATBUR. ad]. Le fém.
est improbalrice, \^, .,
IMPROMPTU. L'Acad. écrit aussi in-promptu, s. m. Il se prend aussi adjectivement , et sMcrtt sans * au pluriel : Per^ sonne ne fait mieux que lui des Impromptu. Des vers impromptu. L'Académie fait cependant cette remarque: Quelques-uns lui donnent un s au pluriel ; Faire des impromptus, IVotis pensons quU'mpromptu en un seul mot est tout à fait français, et que sou pluriel doit être soumis à la règle générale.
Qnant à in^promptu, qui conserve sa forme latine, Il ne peut prendre un s au pluriel,
IMPROVISATEUR. 8. m. Le fém. correspondant est improvisatrice,
IMPRUDENCE, s. f. Il n'a de
INC
pluriel que lorsqu'il signifie Actions contraires à la pmdenee.
// a fait souvent des impradences,
IMPUBENCE. s. f. n n'a de pluriel que lorsqu'il signifie Actions, paroles impudentes? // mérite d'être clidtié pour ses impudences,
IMPUISSANCE, s. f. Il n'a point de plur.
INCENDIE, s. m. Un vaste incendie,
INCITANT, part. prés, du ▼.
inciter. Il est adj. verbal es T, de Médecine : Remèdes imettants. Qui donnent du ton. H s'emploie aussi substwitive* ment.
INGLUS, INCLUSE, part, passé du y. Jnasfté inciure.^^ Ci-inclus, cette locution s^em* ploie conune adverbe lors* qu'elle précède le verbe ou le substantif. Ci -inclus, vous trouverez copie du contrat.
Fous trouverez ci-inclus copie du contrat. Néanmoins, si le substantif est précédé d'un «trticle ou d'un adiectif détera^ natir^ ci-inclus est ad], et aVmcorde, pourvu toutefois qu'il ne commence pas la pbrase. Fous trouverez ci-incluse la eoj^^m contrat. Ci-inclus la copie dm contrat. Après le substantif, ci* inclus est toujoura adjectif* Lm lettre ci-incluse.
Ces observations s'appliquent à la locution ci-Joint.
INCLÉMENCE. S. f. H ne se dit pas au pluriel. Molière, il est vrai, s'en est servi; mats iifi^ parler un marquis ridicule « Foudriez-vous, faquins, que J'exposasse l'embonpoint de
IJVD
mes plumes aux inclémences iU Us saison pluvieuse ?
nrCLIlVAISON. s. t. Oblfqulté d<e8 Hgnes droites oa des surfa-* ces planes sur le plan de Phorizon.LVncl/nalson du terrain.
L'inclinaison d'un mur. Il ne faut pas canton (Ire ce mot avec le suivaut.
INCLINATION. S. f. Action de pencbcr la.téte oo le corps.
// /it une profonde inclination de tête. — Disposition et pente iMftoreflc à quelque chose. Il ne se dit guère que des personnes.
luoUnations vertueuses, Ofidemes, bcuses.
HtCOOIfITO. adv. On mouille gn. n â'emptote aussi substantl- ▼emenit, mais seulement au singulier. Ils gardèrent le plus strict incognito, •
IHCOIfSOLABLB. adj. des dQiWgearts. L'Académie ne le dit pas seulement «les personnes « elle le dit aussi de la doideur : Homme inconsolable.
Douleur inconsolable, (Voir
G09S0LABI.B.;
nrCONNU, UE. adJ. II demmâe la préposition à devant JOB régime, au contraire de l'adjectif connu, qui veut la préposition de: Il est connu de tout h monde. Il est inconnu à tout lé monde. Cependant, en p»ésfeet dans le style élevé, on peot mettre de avant le régime de l'adlectir mconnu :
L'bjaea mi iaceono U la pudique abeille.
(DUULIM.)
IOTUSfINI, IE. adj. n se dit.
en Grammaire, De ce qui ex- P2°^ nne Idée vague ou génénk, qu'on n'applique point * an objet particulier et déttr-
lîîD
Pritérit ou pmssé indéfini, temps de l'Indicatif du verbe , qui Indique l'action comme passée, mais sans relation nécessaire à une époque déterminée. Le prétérit indéfini est un temps composé : J'ai vu, j'ai fait, Je suis venu, etc. (Acad.).
VolrDÉFiiw.
INCONVENANT, ANTE. adj.
Qui ne convient pas. Le mot inconvenance n'est point dans le Dictionnaire de l'Académie.
INDEMNE, adj. Indemnisé.
Bm se prononce comme dans Jerusalem. U en est de même des mots indemnité f indemniser ^
INDEX, s. m. Table d'un livre. Le ;r se prononce fortement Il y a plusieurs index dans ce livre.
INDICATEUB. S. et adj. m.
L'Académie ne lui donne pas de féminin. Quelques grammalriens admettent le fémhUn in»
dicatrice.
INDICATIF, s. m. T. de Grammaire. Mode verbal. — Emploi de Vindicatif, Voir Moue et Temps.
INDICE, s. m. Des indices trompeurs*
INDIGULB. s. m. Diminutif AUndice,
INDIGNE adj. des deux genres. On est Indigne du bien et non du mal. // est Indigne des gtdces que vous lui faites, U est indigne de vivre. Il s*est rendu indigne de vos bienfaits.
Conséquemraent, c'est mal s'exprimer que de dire : // est in» digne d*étrepuni. Il est indigne de mort, etc. Dites: Il ne mérite pas d'être puni, il ne mérite pas la mort. Voir Digne.
INMOmTÉ. 8. t. II D'à nn
pluriel que dans le sens d'AC' tlons Indignes ou d'affronts, d'outrages : Commettre, faire des Indignités. On lui a fait mille indignités,
INDISCRÉTION, s. f. Il n'a de pluriel que quand il signifie Actions. Indiscrètes : Faire des indiscrétions,
INDISCRET, adj. Le fëm. est indiscrète.
IN*DIX-inJIT. adj. et «. m.
Le pluriel de ce mot, de in* douze, in-octavo, in-quarto, infolio, s^écrlt comme le singulier: Des in-diX'hmt, des i»douze, des in-octavo, des l'nquarto, c.à-d. Des livres dans lesquels la feuille d'Impression est pllëe en dix-huit feuillets, •en douze, en huit, en quatre^.
Des in-folio. Des livres dont les feuillets sont formés par la feuille d'impression laissée en feuille (In-folio), pliée seulement en d«ux pour être cousue.
INDOCILE, adj. des deux genres. Il demande la préposition à devant son régime : In" docile au joug, aux teeons. Ce régime est toujours un nom de cliose î on ne dit pas indocile à une personne,
INDOMPTAAUE. ad|. des deux genres. ^ INDOMPTÉ, ÉE. ad). Dans ces .deux mots , onlne fait pas sentir le p, et om se prononce on,
IN-DOUZE, s. m. Vnlr Innrx^HUTr.
INDUIRE. ▼. a. ou transit, n se conjugue comme conduire, et se prend ordinairement en mauvaise part. On dit induire à et induire en. Induire à