L. s. f. et m.; consonne. La douzième lettre de l*alphabet
Le son propre de cette lettre, suivant l'appellation moderne, est h, comme dans le mot leçom alors elle est du genre masculin.
Quand on Tappàle elle, suivant l'appellation ancienne et usuelle, elle est du genre féminin.
Au commencement des mete, -elle conserve ton}ours le son qui lui est propre, eomme dans lapin, larron; au milieu d'un mot, elle le conserve paiement lorsqu'elle est entre deux voyelles, comme ûwm filer, wh 1er, modèle, ftdèU, appeler, A la fin des mots, elle se fait ordinairement entendre, comme dans profil, puéril, subtil, fil, etc. Il faut en excepter àarit, chenil, coutil, fenii, fournil, fusil, outil, gril, nombril, persa, sourcil, soâi (Laveaux).
On double le l, savoir :
I» A la fin des substantifli et des adjectifs terminés par le son elie ou êle, comme cervelle, dentelle, belle, cruelle, nouvelle.
Hxcepté: clientèle, irésipèlej!^ dèle, grêle, modèle, parallèle^ poêle, zèle.
^ Dans les verbes qui ont Tinlloitlf en eler, lorsque, après la consonne l, se trouve une muet;
ainsi, appeler s'écrit, an présent de l'indicatif, fappeUe, tu op»
pelles, il appelle ,' nous"^ appelons, vous appelez, ils appelaient,
n fkut excepter les verbes bourreler, celer, déceler, dégeler, geler, harceler, marteler, modeler, peter, qui siécHvent Je cèle. Je dégèle. Je gèle. Je harcèle, etc. V. Gonjugaisoiy.
Remarque : les verbes en éler ' ne doublent Jamais le /. Révéler, fait /a révèle,
30 l>ans les mots solvants commençant par al» et leurs d^' rivés:
Âltah, allaiter, allantade, allécher, allée, alléger, allégtr, allégorie, allégresse, alléger, alléluia, allemand, aller, alleu, alliage, alliance, allitération, aUobroge, allocation, allocu'^ tton, allodial, allonger, allouer^ alluehon, allumer, allure, allupion.
Un bien plus grand nombre de mots commençant par al ne doublent point /; tels sont :
alarme, aligner, aliment, Okfrs, alouette, ete..
40 Dans la plupart des mots commençant par col, teto que collection, collège, eoUer, colle' rette, collet, coltiné, eto. Les
exceptions les plus usitées sont eotère» colibri» colifichet, colique 9 coUsi cotùMbe, colonie, coioruie, colonel, colorer, colo^ quinle» coiBtse, et leurs 4é* rivés.
5^ Dans les mots commençmt parle son il, comme illégal, «/légitime, etc. Les seuls mots commençant par il avec un seul / sont île, Iliade, tlot, ilote, ilo^ tisme, et quelques termes de médecine.
eP Enfin on redoul>le / dans baUe, dalle, noix de galle, la halle, un intervalle, une malle, une salie, une stalle, et danstin errand nombre de verbes en aller, comme installer, embal" leri mais on écrit par un seul l, gale (maladie),in(f/tf (un mâle, une voix mâle), le hdle, saie { malpropre ) , avaler, ravaler, etc.
Cette lettre , quand elle est double et qu'elle est précédée de ai„ ei, oui, se prononce mouillée, comme dans ces mots, travailler, maille, bailler, veiller, recueillir, fouiller, gre»\ nouille^ Elle se prononce de] môme dans quelques mots où elle n'est précédée que d'un /, comme dans ceux-ci : fille, quille, briller, et dans plusieurs autres que nous indiquons m leur Keu (Acad.).
La jnéme prononciation est suivie dans les mots qui flois- «ent en ail, cil, ueil et ouil, eonmie travail, réveil, cercueil, œil, fenouil, et dans quelques «utres qui finissent par //, comn^ périls' /»//, flgniflant viXAetf , ■ i ■
Nous donnons en leur lieu les mots dans ksqueJa les U sont mouillés.