LOU
lorsque i il en est de même de quand. — La France méetmnaU son g4nie quand (ou. toraque) eUe se livre à l'esprit de conm quête (Rivarol).
LOSANGE, s. f. Fignre qua« drllatêre formée de deux an-, gies aigus et de deux angles ontus. L'Académie fait ce mot du genre féminin; dans tous les traités de Géométrie, on dit cependant un losange, et tous les professeurs le font du maa* culln.
LOTUS ou LOTOS, s. m. On prononce le x. Plante aquatique qui croît dans les Indes et en Egypte.
LOUABLE, adj. des deux genres. 11 se dit des personnes et des choses. Une action l€ma^ ble. Un homme huablê dêns'M conduite.
En parlant des personnes, U ne s'emploie devant «n verbe à l'Infinitif qu'avec la préposition de. Fous êtes louable de ^ous être conduit ainsi,
LOUANGEUR, s. m. Celui qui aime à donner des louanges fades et sans disccrncmcHt. 4* fém. louangeuse.
LOUCHE, adj. des deux genres, n se dit de Celui ou d^ ee^le dont les yeux ont une différente direction; il se dit aussi à»
yeux, du regard. Ju Jigure, Une chose qui n'est pas claire.
LOUEUR» EU8E. s. Celui, celle qui fait métier de donner quelque chose à louage. Il se dit, en mauvaise part, i^'un flatteur à tout propos.
LOUGRE. s. m. T. de Marine. Espèce de bâtiment mat»
chand.
LUI
LOUP. s. m. On ne prononce pas le p. La femelle du loup est une louve,
LOVP-CERVIER. s. m. Quadrupède carnassier ressemblant à un grand chat, mais à queue courte et avec des pinceaux de poUs aux oreilles. Au pluriel, loups'cerviers.
LOUP-G AROU. 8. m. Prétendu sercler qui, suivant une croyance superstitieuse, court la nuit dans les rues et dans la fampag-ne sons la figure d'un loup.
Au pluriel, loups-garous.
LOUVIERS. s.- m. Sorte de drap fabriqué dans la ville de Louvlers.
LOUVOYER. V. n. T. de Marine. Il se conjugue comme employer. Voir ce mot.
LOYAL, ALE. adj. Au plur.
masc. , loyaux. Sans fraude, Adèle , sincère.
LOZANGE. s. f. Voyez Losange.
LUCIFER, s. m. On fait sentir le r. On appelait ainsi, cher les énclens, Pétoiie de Venus quand elle précédait le suleit.
Chez les chrétiens, c'est le nom que Ton donne au chef des détaons.
LUT. pronom de la 3e personne du singulier des deux genres. Cependant nous ferons rémarquer quMl est commnn aux deux genres dans deux cas seulement. Le premier, ]«rsquUl procède le verbe : Voiu ttUez n/ùir ma mère, ^vous lui porterez; le second , quand le verbe est à Tlmpératlf : Si vous tnf/ezmamère, parlezrluL Dans tout les autres cas, lui est un
LUI
pronom masculin dont la fonction principale est de servtr de complément à une proposition exprimée ou sous-entendue.
En parlant des choses , on emploie ordinairement le pronom en au lieu de de lui, et le pronom y au Heu de à lui. On ne dit pas d'un mur, d'un bassin, n'approchez pas de lui, mais n'en approchez pat; ni d'un village, allez à lui, mats allez-y. Voyez ew et y.
On pourra dire, en parlant d'un chat, d'un chien, auquel on est attaché, Je n*aime que lui; et cependant, en parlant d'un cheval , on ne pourra pas dire qu'on ne s'est pas encore servi de lui; il faudra dire qu'on ne s'en est pas encore servi.
Lorsque lui est précédé des prépositions avec ou après, il se dit aussi des choses : Ce torrent entraîne tout avec lui.
Laveaux fait observer qu'il y a une différence entre donnezlui et donnez à lui. Le premier exprime seulement rflction de donner à quelqu'un; le second Indique une préférence, une exclusion de quelques autres.
On ne doit pas se servir Indifféremment de lui et de soi.
Quand on parle en général et sans indiquer la personne qui est le sujet de la phrase, il faut se servir de soi : Que chacun prenne garde à soi. Mais lorsque la personne qui est le sujet de la phrase est désignée, 11 faut mettre lui : Que cet honuiie pretme garde à lui. Voii* Soi.
Lui et leur s'emploient quelquefois pour par lui , par elU,
LUI
«te.^devant un participe paisë suivi d'un Infinitif; de même que l*on dit : J*ai qui dire à votre frère que.., (Acad., au mot à) dans le sens de J^ai oui' dire par ^otre frère y Pusage a consacré la construction :
Je le lui ai entendu dire, dans le sens de Je l'ai entendu dire par lui. Seulement, U faut avoir soin de n'employer ce tour que lorsque le sens qu'on doit attacher à la phrase ne peut être douteux , car elle pourrait signifier aussi Je l*ai entendu dire à lui.
Je U lui al 'VU faire. Votre sctur a bu la potion , Je la lui ai vu boire (Boniface). Ces phrases sont analogues à la précédente. La construction :
Je l'ai 'VU faire par lui , Je l'ai vu boire par elle , ou Je rai vu \e faire. Je l'ai vue la prendre, quoique plus grammaticale, est lourde et peu usitée.
Kous dirons donc avec M. Boniface, que cet emploi de lui, leur , n'est point condamnable lorsque ces pi'onoms sont précédés du complément direct, comme dans les phrases cidessus : Je le lui ai entendu dire y Je la lui ai vu boire.
Mais si le complément direct vient après, il faut se servir du pronom le, la, les, et non de lui , leur. On dira donc : Je Vat entendu dire cela, et non Je lui ai entendu dire cela ,• Je les ai vus faire cette chose, et non Je leur ai vu faire cette chose.
Souvent la nature du pronom «t Indiquée par le sens du verbe. Je leur ai laissé arran^ ger leurs chances (J.J. Rousseau) , c.-à-d. , J'ai laissé à eux
LtTM
le soin; la tâche d'arranger^ etc. Je les ai laissés se luattre > c-à>d.. J'ai laissé eux se battre.
Ici , J'ai laissé est pris au figuré et signifie J'ai permis. Je n'ai point empêché. On volt que, dans ce cas, on peut faire usage des prouoms /»/, teor, si le verbe l'exige, quoiqu'ils ne soient pas précédés du complément direct :/« leur «/ laissé arranger leurs chances,
LOI après chacun. Voir Chacun.
LUI et soi. Voir Soi.
LUIRE. V. n. on Intranslt., défectif et Irrégulier. — imdic.
Prés. Je luis, tu luis, il luit,nous luisons, vous luisez, ils luisemi. — Imparf. Je luisais, tu luisais, il luisait g nêus lui' siens, 'VOUS luisiez, ils lui»
saient. —Futur. Je luirai, tu luiras, il luira,' nous luirons, VOUS luirez, ils luiront, — COMMT. Je luirais, tu luirais, il luirait; nous luirions, ntous luiriez, ils luiraient. -^^ grûnt.
Prés. Que Je luise, gué tu luises, qu'il luise; que nous luisions , que voue luisiez , qu^Os luisent. — part. Prés.
Luisant. — Passé. Lui. Ge vecibe n*a ni passé défini ni loq^ raflf , ni Imparfait du subionetlf , et son participe passé n'a pas de féminin. Le« temps cooM posés se forment avec l'auxiliaire avoir.
LUISANT, part. prés. d« v.
luine, et adj. ve«b. Uue étqffe Htiwnte.
Luisant est aussi substantif masculin. Le luisant d'une étoffe.
LUMBAGO, s. m. On prononce lombago. T. de Méde-